• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'hypothèse Dieu

         Un nouveau site consacré au dialogue entre croyants et non-croyants a été créé. Son titre « L’hypothèse Dieu » annonce-t-il un vira...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

      • L’îlot Louis Valcke

        Sur les traces de Louis Valcke (1930-2012), professeur, philosophe, essayiste, cycliste, navigateur et pèlerin. Spécialiste mondial de l’œuvre de Pic de la Mirandole.

  • La lettre
    • Édition


    La lettre de L'Agora
    Abonnez-vous gratuitement au bulletin électronique. de L'Agora.
    Si l’Encyclopédie de l’Agora demeure progressiste, c’est dans un nouveau sens du mot progrès, fondé sur la science réparatrice et sur le principe de précaution.
    Média social:
    Facebook:


    Fluxs RSS:

    Impression du texte

    Slovénie

    Description

    La Slovénie est un petit pays de 20 256 km², soit un peu plus de 2 fois la superficie du département de la Gironde. C'est un pays alpin, dont le sol est occupé à 50 % de forêts, même s'il possède une petite façade maritime de 46 km de long. Il est situé au Nord de la Croatie, à l'Ouest de la Hongrie, au Sud de l'Autriche et à l'Est de l'Italie.

    La Slovénie compte presque 2 millions d'habitants, dont 270 000 vivent à Ljubljana, la capitale. Une partie de la population n'est pas d'origine slovène, les minorités italienne et hongroise sont notamment reconnues et représentées au Parlement par un député. À l'inverse, il existe des minorités slovènes dans certains pays limitrophes, principalement en Autriche (15 à 30 000 personnes en Carinthie) et en Italie.

    Une vie politique stable

    Lors de la partition de la Yougoslavie en 1991, la Slovénie se caractérise par la rapidité la facilité avec lesquelles elle obtint son indépendance. En effet, le Parlement slovène proclame l'indépendance de la Slovénie le 21 juin 1991, ce qui provoque une réaction des forces fédérales yougoslaves. Mais ces dernières, suite à une médiation européenne, se retirent du territoire slovène dès la fin de l'été 1991. La Slovénie est alors de facto indépendante et ne sera plus concernée directement par les crises issues de la partition de l'ex-Yougoslavie.

    À l'image de sa transition calme vers l'indépendance, la Slovénie s'est tout de suite dotée d'un régime politique stable et démocratique. Il s'agit d'un régime parlementaire, marqué par l'importance de la délibération et du consensus, très méfiant vis-à-vis de tout pouvoir personnel. En effet, la Slovénie est restée très marquée par le modèle politique yougoslave, empreint de collégialité et d'un caractère autogestionnaire. Ainsi, les pouvoirs du Parlement sont très étendus, notamment en matière de contrôle, et la procédure législative est longue et complexe, ce qui a pu d'ailleurs parfois expliquer la lenteur de certaines réformes.

    Pour autant, en dépit de ce régime fortement parlementaire, la Slovénie a connu une grande stabilité politique. M. Milan Kucan, ancien président de la Ligue des communistes de Yougoslavie et artisan de l'indépendance, est Président de la République depuis 1991. En outre, les élections législatives de 1992 et 1996 ont illustré le caractère très modéré de l'électorat slovène, lequel a privilégié les partis du centre: parti libéral, parti populaire (conservateur-modéré), parti social-démocrate, parti chrétien démocrate... Ainsi, la Slovénie est gouvernée par des gouvernements de coalition, mais ceux-ci ont toujours été dirigés par la même personnalité, M. Janez Drnovsek. Certes, le pays a connu une période politique troublée en 1998, du fait de tensions internes à la coalition de centre-droit au pouvoir, et marquée par divers scandales et la démission de deux ministres de la défense en moins d'un an. La situation est aujourd'hui revenue dans l'ordre.

    Une économie en bonne santé

    La transition de la Slovénie vers l'économie de marché a été tout le contraire d'une thérapie de choc. En effet, le pays avait une certaine expérience des mécanismes de marché: la plus riche des républiques de l'ex-Yougoslavie, elle a le mieux profité des spécificités du «modèle yougoslave» marqué par une certaine autonomie des entreprises et une ouverture commerciale sur l'Occident. Par ailleurs, du fait de l'importance accordée à la recherche du consensus, les gouvernements slovènes successifs n'ont pas voulu déstabiliser la population en bouleversant le système de protection sociale ou en précipitant les privatisations.

    Ainsi, la Slovénie a connu un retour rapide de la croissance dès 1993 (4 % par an en moyenne), d'autant que le gouvernement a mené une politique macro-économique prudente que se soit au niveau budgétaire ou monétaire. Ainsi, la Slovénie est aujourd'hui le pays d'Europe centrale et orientale qui possède le revenu par habitant le plus élevé, 42,5 % de la moyenne communautaire (voire une estimation de 68 % à parité de pouvoir d'achat), soit un taux proche de celui du Portugal. En outre, l'inflation est stabilisée, elle a atteint moins de 7 % en 1999.

    Pour autant, la Slovénie n'est pas forcément un modèle pour d'autres pays en transition. En effet, sa situation favorable s'explique d'abord par les spécificités de son histoire. D'ailleurs, la progressivité de sa transition lui vaut certaines critiques. En effet, de nombreuses réformes ont jusque là été repoussées afin d'éviter des tensions sociales. On peut citer notamment la réforme du système de retraites, dont le déficit représente 3 à 4 % du PIB et qui constitue un enjeu politique majeur, dans la mesure où le «Parti des retraités» fait partie de la coalition au pouvoir. Les autres réformes nécessaires concernent la modernisation de l'administration publique, la libéralisation des institutions financières et, thème particulièrement important au regard de l'accord que nous examinons aujourd'hui, le régime de l'accueil des investisseurs étrangers.

    En effet, le statut particulier des entreprises, « socialement gérées », explique la lenteur du processus de privatisations. De plus, le mode de privatisation choisi a eu pour conséquence de systématiquement favoriser des solutions nationales, principalement par la vente du capital aux salariés et aux équipes dirigeantes, au détriment des investisseurs étrangers.

    Une adhésion probablement rapide à l'Union européenne

    La Slovénie a fait franchement le choix de l'intégration européenne et cherche fréquemment à mettre en avant le fossé qui s'est creusé avec les autres républiques de l'ex-Yougoslavie. La Slovénie a donc été rapidement candidate à l'adhésion à l'Union européenne et à l'OTAN. Lors des opérations militaires au Kosovo, elle a ainsi appuyé la coalition occidentale et a autorisé le survol de son territoire par les avions de l'OTAN.

    Du fait de ses atouts incontestables, la Slovénie a logiquement fait partie de la première vague de candidats admis à ouvrir des négociations d'adhésion par la Commission en juillet 1997. La Slovénie s'est même donnée un objectif d'intégration à l'Union au 1er janvier 2003. Mais en raison de son modèle de transition progressif, elle est quelque peu en retard dans le rattrapage de l'acquis communautaire, ce qui lui a valu des critiques de la part de la Commission européenne dans son rapport au Conseil du 9 novembre 1998. En conséquence, le rythme des réformes a été depuis sensiblement accéléré. En février 1999, la loi bancaire, qui libéralise et ouvre aux partenaires étrangers le secteur, a enfin été adoptée alors qu'elle était en préparation depuis plus de trois ans. Le 1er juillet 1999, la TVA est entrée en vigueur dans le pays. En outre, certaines restrictions de fait aux investissements étrangers ont été levées, notamment l'impossibilité d'accéder à la propriété pour les étrangers. S'appuyant sur ces progrès, l'agence de notation financière Moody's a relevé en septembre 1999 de «stable» à «positive» son appréciation sur les placements slovènes.

    Incontestablement, les autorités slovènes sont désireuses de rattraper le retard pris alors que la Slovénie se considérait comme en avance par rapport aux autres candidats. Ainsi, les critiques qui ont pu être formulées sur la politique menée par la Slovénie, par la Commission européenne par exemple, ne remettent pas du tout en cause la perspective d'une adhésion de ce pays à court terme. Il est donc indispensable que les entreprises françaises y accentuent leur présence.

    source: Assemblée nationale française. Commission des Affaires étrangères. Rapport (no 2224) sur fait sur le projet de loi, adopté par le Sénat, autorisant l'approbation d'un accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Slovénie sur l'encouragement et la protection réciproques des investissements (ensemble un protocole). Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 1er mars 2000. Rapporteur: Charles Ehrmann (reproduction autorisée)

    source: Mission permanente de la Slovénie aux Nations Unies
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
    Loading

    54%
    Dons reçus (2016-2017): 10 862$
    Objectif (2016-2017): 20 000$


    Nous avons reçu 18 600$ lors de la campagne 2015-2016. Nous vous remercions de votre générosité. Pour la campagne 2016-2017, notre objectif s'élève à 20 000$.

    Contribuez au rayonnement des oeuvres de l'Agora/Homo vivens en devenant membre ou en faisant un don.