• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'homme, la nature, la techique

        Réflexions inspirées de Bernard Charbonneau et Jacques Ellul, avec la collaboration de l'Association Aquitaine B.Charbonneau J.Ellul, sous la présidence de Sébastien Mor...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

  • La lettre
    • Édition

    Radiguet Raymond

    Romancier français mort à vingt ans.

    Biographie


    Le jugement d'un contemporain, à l'occasion de son décès

    Ceux qui ont lu Le Diable au corps sans le juger a priori et qui ont approché Raymond Radiguet hors de sa légende, se sentent aujourd’hui le cœur serré en pensant que cet adolescent n’écrira plus.

    Par sa personne et par la qualité de son talent, il était le moins fait pour le bruit qui l’avait annoncé. Il était réfléchi, s’effaçait volontiers et cherchait à se contenter soi-même bien plus qu’à réussir. Dès sa première tentative il avait su exprimer son art, son intention, avec une résolution et une netteté que les esprits les plus personnels et les plus forts ne montrent pas toujours à leurs débuts.

    Il était l’ennemi de tout ce qu’on doit au romantisme : le réalisme pittoresque, l’étrangeté extérieure, l’épithète rare. Un roman était pour lui l’histoire abstraite d’un sentiment bien plus que la reproduction de la nature et la peinture des êtres. Peut-être son modèle était-il La Princesse de Clèves. Dans Le Diable au corps le sentiment, c’est-à-dire l’amour de Marthe et de son amant, ne quitte jamais le premier plan. Les personnages ont l’air réel, ils vivent, mais c’est au seul sentiment qu’ils doivent leur souffle et leur apparence humaine. Il n’y a pas de description ou, du moins, ce qu’il en faut seulement pour que l’aventure touche terre. Aucune recherche de secret; pas un raffinement dans l’analyse, pas un effet de style non plus; rien, en un mot, qui dérobe la grande ligne du cœur. Les moyens employés pour toucher y sont tout différents de ceux par lesquels on atteint généralement notre sensibilité. Les mots grâce, tendresse, délicieux – prodigués par Proust avec un naturel émouvant – on les chercherait en vain dans Le Diable au corps. Pourtant ce livre ne donnait pas une impression de sécheresse. L’aspect ingrat qu’on lui a reproché n’était qu’en surface.

    Radiguet avait choisi avec une grande sûreté les scènes de son roman. L’aventure qu’il nous a racontée, l’avait-il vécue ou non? Il l’avait, en tout cas, étudiée de bien près. Or, le plus souvent, lorsqu’un jeune romancier est mêlé intimement à son sujet, il y a dans son œuvre une sorte d’ivresse, un manque de mesure; la transposition se fait mal. Radiguet avait échappé à ces défauts. À dix-sept ans il avait observé le premier drame de son cœur comme aurait pu le faire un romancier accompli. […] il n’en faut pas douter, il avait le génie d’écrire.

    Et lorsqu’on avait vu dans son premier ouvrage cette pénétration, cette poésie, cette sagesse, comme sa figure s’éclairait bien! Formé dans le trouble, spectateur de la guerre à l’âge où l’on découvre en même temps la sensualité, la poésie et le ridicule, ayant ensuite fait son apprentissage esthétique dans l’anarchie, il avait dû refaire son ordre lui-même, reprendre son goût, s’imposer une discipline. Il y était arrivé par un extraordinaire effort de logique et de volonté. Et cet effort, on pouvait en surprendre la trace sur sa physionomie tandis qu’il parlait : on y trouvait correspondance avec sa vie intérieure (analysé d’après Jacques de Lacretelle, Nouvelle Revue Française, janvier 1924)

    source: «Raymond Radiguet», Chronique des lettres françaises, no 7, janvier-février 1924, p. 60-61.

    Oeuvres


    Le diable au corps (1923) (Petite bibliothèque portative du Ministères des Affaires étrangères de France): formats PDF et RTF

    Le bal du comte d'Orgel, Paris, Bernard Grasset, 1947 (écrit en 1923) - Bibliothèque nationale de France, Gallica – mode texte, format html
    Voir aussi les versions électroniques de la Petite bibliothèque portative du Min. des Aff. étrang.: formats PDF et RTF

    Documentation

    Bernard Morlino, Les écrits du Bébé Cadum, Lire, juin 2001. À propos de l'édition des Oeuvres de Radiguet publiée par Le Livre de Poche
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2013-04-16
    Loading
    Informations
    Données biographiques
    Nationalité
    France
    Naissance
    18 / 06 / 1903, Saint-Maur, Seine
    Déces
    12 / 12 / 1923
    Raccourcis
    Brève biographie (Biographies littéraires)
    Chronologie de sa vie (Alalettre.com)
    Analyse du Diable au corps (Alalettre.com)

    Contribuez au rayonnement des oeuvres de l'Agora/Homo vivens en devenant membre ou en faisant un don.