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    Ravenne

    Histoire

    Histoire
    « Au temps des invasions, ce fut la capitale du petit Honorius, réfugié parmi les lagunes de l’Adriatique, tandis que l’Empire s’écroulait sous le débordement des Barbares. Théodoric s’y établit ensuite (493) et son tombeau, cette rotonde demi-enterrée, couverte d’une coupole basse, taillée dans un seul bloc en pierre d’Istrie mesurant 33 m de circonférence, dénonce la singulière erreur de ceux qui attribuèrent la qualification de gothique à l’architecture ogivale du Moyen-Age. En 540, enfin, les généraux de Justinien reprirent Ravenne, qui demeura, sous la domination byzantine, le siège de l’exarchat d’Italie, et dont les évêques luttèrent jusqu’au IXe siècle contre la prééminence de Rome. Mais lorsqu’en 751 Aistulf, roi des Lombards, s’en fut emparé et que peu après Pépin, roi des Francs, l’eut remise au pape, commença pour la vieille capitale de Théodoric une décadence dont elle ne s’est jamais relevée. Les relations avec l’Orient, qui avaient fait sa fortune et sa gloire, cessèrent ; ses ports, lentement ensablés, ne recevaient plus les navires de l’Adriatique, le port de Classis, presque détruit après avoir reçu jusqu’à 250 vaisseaux, s’effaçait devant la puissance naissante de Venise ; la maremme, grandissante du côté de la terre, isolait peu à peu Ravenne du reste du monde ; Charlemagne avait emporté déjà les bronzes, les marbres, les mosaïques de son palais pour en décorer Aix-la-Chapelle. Gibeline au Moyen-Age, durant la querelle des empereurs et des papes, elle s’emplit de tumulte et de sang ; ce fut aussi un centre monastique, et une école de légistes dont la réputation précéda celle de Bologne, et elle retrouva un peu de prospérité au XVe siècle, sous la domination de Venise. Mais le pillage de 1512, après la furieuse bataille livrée à ses portes et où fut tué Gaston de Foix, fut le désastre définitif. Ravenne s’endormit d’un pesant sommeil, ville toute religieuse, pleine d’églises et de couvents immenses où émigrèrent peu à peu les moines que le paludisme chassait de la campagne empestée ; et, disait Taine, on n’imagine pas une ville plus abandonnée, plus misérable, plus déchue. Des rues vides, d’une banalité navrante, où l’herbe pousse parmi les pavés disjoints, où l’on rencontre de place en place des sarcophages adossés aux murailles ; des façades froides et nues d’anciennes églises, des maisons basses, vermoulues et médiocres, au-dessus desquelles se dessine la silhouette de vieilles tours lézardées et roussies, tout cela dans une plaine morne, sous un ciel presque toujours brumeux, parmi des canaux où croupissent des herbes pourries et des nénufars jaunes – c’est vraiment la ville morte, dans un pays de marécage et de fièvre ; et c’est là qu’il faut venir pourtant pour étudier mieux qu’en Orient, mieux qu’à Constantinople même, les merveilles de l’art byzantin ; c’est le seul endroit où l’on peut avoir « la pleine et véritable impression de ce que fut l’ancien art chrétien » durant trois siècles – entre 430 environ et la fin du VIIe siècle. »

    Charles Merki, extrait de la chronique « Archéologie, voyages », Mercure de France, tome 170, février 1904, p. 505-506

    Doocumentation

    Documentation
    Hutton, Edward. Ravenna. A Study, 1913 (Project Gutenberg)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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