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    Picasso Pablo

    Peintre, sculpteur, graveur et céramiste espagnol (1881-1973). Par son art, sa vitalité et sa prodigieuse créativité, il a marqué l'art du XXe siècle. Au-delà des convergences qui le rattachent momentanément à un mouvement ou à un autre, l'art de Picasso est avant tout personnel et autobiographique. La toile devient le théâtre où l'artiste projette rêves et fantasmes, tristesse et colère, amour et tendresse dans une variété de styles sans égale, de l'éclatement géométrique du cubisme analytique des Demoiselles d'Avignon aux formes torturées des portraits de femmes des années 1930 en passant par le classicisme sculptural des années de son mariage avec Olga. Son art est inclassable, les styles les plus contradictoires se côtoient dans le temps, épuré, baroque, torturé, enfantin, surréaliste. Il a peint la guerre et la paix mieux que tout autre artiste de son siècle: Guernica, conçue au lendemain du raid allemand sur un village paisible du nord de l'Espagne, est une des plus puissantes évocations des horreurs de la guerre; ses colombes qu'il offre au parti communiste auquel il adhère brièvement, vont devenir le symbole de la paix et de l'espoir. Sculpteur, son regard débusque des images inattendues parmi les objets les plus banals. Il assemble objets trouvés et jouets d'enfants dans des compositions insolites, remplies d'humour et de tendresse. Sa vie sentimentale fait la une des gazettes. S'il sait répandre le bonheur autour de lui, il sait également semer la désolation chez des êtres qu'il abandonne, meurtris et broyés par son égoïsme et son indifférence.

    Par-delà la modernité du style, son art rejoint les grands thèmes classiques qui, de tout temps, ont interpellé les artistes: l'amour, la puissance d'Eros, le bonheur de vivre, la mort et la souffrance.

    Documentation

    Sur la responsabilité du peintre
    Ernst Jünger raconte dans son Premier journal parisien1 sa visite à Picasso en juillet 1942 dans le logement qui lui tenait lieu d'atelier : «L'endroit m'a semblé très propice au travail; il avait la fécondité des vieux greniers où stagne le temps. (...) Parmi les tableaux qui s'y trouvaient , j'ai aimé deux simples portraits de femmes, et surtout un coin de rivage, qui semblait, à mesure qu'on le contemplait, s'épanouir avec une vigueur croissante en tons rouges et jaunes. (...) D'autres tableaux, comme une série de têtes asymétriques, m'ont fait une impression de monstruosité. Toutefois, à un talent aussi extraordinaire, quand on le voit se vouer à ces thèmes durant des années et des dizaines d'années, il faut reconnaître une valeur objective, alors même qu'elle échappe à notre propre compréhension. Il s'agit, au fond, (...) d'expériences de caractère alchimique. (...) Que l'Homonculus 2 soit davantage qu'une futile invention, jamais encore je ne l'avais compris de façon si forte et si inquiétante. L'image de l'homme peut être prévue magiquement, et bien peu soupçonnent la terrible gravité de la décision qui incombe au peintre.»
    1Le livre de poche Biblio 3041, Christian Bourgois, 1980, p. 153.
    2 Second Faust

    La sobriété donne au tragique une grande force
    La similitude des jugements est toujours fascinante lorsqu'on la découvre chez des auteurs n'ayant en commun ni le pays, ni la langue, ni la culture. Voici comment St Denys Garneau, poète et peintre du Québec, commentait le style abstrait de Picasso, en 1936, lors d'une exposition de peintres contemporains de l'École de Paris, à Montréal: «Peut-être un cri qui commence par un jet et s'achève dans un rictus, une sorte de refermement, refoulement. C'est tout dur, tout opaque, tout fermé, comme tout refusé. Un ami me disait: " une sorte de blasphème exaspéré contre l'art, contre la beauté "». Par contre, la période bleue de Picasso séduit infiniment St Denys Garneau: Devant La Vie, écrit-il, « (...) on entre dans une région de silence. Il y a là une tranquillité, un appui et une constance, à la fois dans la forme et dans l'expression profonde des figures, qui enveloppe tout cela de permanence. La sobriété donne au tragique une grande force. Et ce bleu, cette manière bleue y ajoute, non par un éclairage extérieur, mais en plaçant cela dans son climat, (...) dans une grande profondeur intérieure, dans une région permanente et silencieuse où les êtres dépouillés revêtent l'aspect de leur plus profonde, leur plus grave, leur plus tragique réalité.»
    Poèmes et Proses (1925-1940), Choix et présentation de Giselle Huot, Collection Geai bleu, Éditions de l'Outarde, Montréal, 2001, p. 224.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2013-03-15
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    Informations
    Données biographiques
    Nationalité
    Espagne
    Naissance
    1881, Malaga
    Déces
    1973
    Raccourcis

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