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    • Édition

    Tibon-Cornillot Michel

     

     

     

     

     




    Michel Tibon-Cornillot est anthropologue à l'École des Hautes Études en Sciences sociales (EHESS). Docteur d'Etat en philosophie, il a travaillé à l'Institut Pasteur dans un laboratoire de génétique moléculaire. Il est l'auteur d'un ouvrage intitulé Les corps transfigurés (éditions Le Seuil, Prix Psyché). Il inscrit sa recherche à l'intersection de la philosophie et de la biologie, démontrant que la question centrale des techniques contemporaines n'est pas celle de leur régulation mais celle de leur déferlement incontrôlé.

    Michel Tibon-Cornillot s'est d'abord intéressé aux sciences, aux mathématiques en particuilier; des rapports amicaux avec René Thom l'aidèrent à se familiariser avec les théories de la complexité et du chaos. Il se tourna ensuite vers la biologie ce qui l'amena à faire des recherches en génétique dans le cadre de l'Institut Pasteur

    La représentation du vivant: du cerveau au comportement

    Le déferlement des techniques contemporaines: remarques sur la mobilisation générales des organismes

    Oeuvres


    Nouvelle édition

    Le Mot de l'éditeur : Les corps transfigurés
    Dès sa parution, il y a vingt ans, Les corps transfigurés ouvrait des perspectives nouvelles sur les performances de la biologie. En explicitant l’omniprésence des approches réductionnistes dans tous les secteurs des sciences de la vie, Michel Tibon-Cornillot définissait d’une part les principales structures selon lesquelles se développe de plus en plus rapidement la mécanisation du vivant, et il faisait apparaître d’autre part l’étrangeté du projet occidental de contrôle des organismes.

    Aujourd’hui plus qu’hier, des milliers de chercheurs tentent de construire des machines capables de simuler des pans entiers de l’activité physique et mentale des animaux et des hommes?; dans d’autres laboratoires, leurs collègues font entrer des parts fondamentales du vivant dans des procédures techniques. Automates vitalisés et vivants mécanisés convergent et semblent fusionner.

    Les développements de la biologie contemporaine visent toujours plus profondément la transformation de l’homme par l’homme, la mutation, cette fois-ci organisée par elle-même, de l’espèce Homo sapiens. Quels que soient les mobiles avancés, thérapeutiques pour l’essentiel, une question demeure incontournable?: pourquoi la raison scientifique a-t-elle évolué vers de tels projets de contrôle?? Quelles en sont les sources dans l’imaginaire occidental ? Placé à l’intersection des techniques, des sciences et de la philosophie, cet ouvrage a gardé pleinement son aura symbolique et son actualité. À l’évidence au moment où s’accélère l’entreprise de transformation des corps humains, et plus généralement, des organismes vivants, sa réédition s’imposait.



    Le Mot de l'éditeur : Le triomphe des bactéries
    Doit-on craindre aujourd'hui une épidémie planétaire contre laquelle les antibiotiques ne pourront rien ? D'un côté, les bactéries, innombrables, un million de milliards de millions, installées pratiquement dans toutes les niches écologiques terrestres. En face, les hommes, «seulement» 6,5 milliards d'individus. Pendant une période extrêmement courte, le dernier demi-siècle, la guerre entre ces deux opposants a fait rage. Des centaines de milliers de tonnes de produits antibiotiques ont été déversés dans l'environnement ou ingérés par le corps humain et les animaux. Le résultat de cette lutte est aujourd'hui sans appel : les bactéries ont muté et sont de plus en plus résistantes. Quant aux laboratoires pharmaceutiques, ils ont pratiquement épuisé leurs armes, produisant désormais de manière massive leurs médicaments selon une logique de déferlement, une fuite en avant qui laisse de moins en moins de place à la recherche fondamentale.


    Pour la première fois un chercheur de renom et un éminent anthropologue ont réussi à marier leurs analyses dans une synthèse qui fera date. Revenant sur l'histoire fascinante des antibiotiques, analysant les enjeux de leur production, ils explorent les solutions envisageables. Et nous rappellent au passage que dans un corps humain en pleine santé, il y a plus de bactéries que de cellules...

    Antoine Andremont est Professeur à la faculté de médecine de l'Université de Paris 7. Il dirige le laboratoire de bactériologie médicale de l'hôpital Bichat Claude-Bernard. Il se consacre depuis 25 ans à l'étude des bactéries responsables des infections humaines. Il a fait partie des premiers groupes de chercheurs qui nous ont alerté sur les risques des antibiotiques.

    Michel Tibon-Cornillot est anthropologue à l'École des Hautes Études en Sciences sociales (EHESS). Docteur d'Etat en philosophie, il a travaillé à l'Institut Pasteur dans un laboratoire de génétique moléculaire. Il est l'auteur d'un ouvrage intitulé Les corps transfigurés (éditions Le Seuil, Prix Psyché). Il inscrit sa recherche à l'intersection de la philosophie et de la biologie, démontrant que la question centrale des techniques contemporaines n'est pas celle de leur régulation mais celle de leur déferlement incontrôlé.

    Extrait du livre :
    UNE HISTOIRE BRÈVE

    Par Antoine Andremont

    Les antibiotiques sont aujourd'hui des médicaments si courants et si facilement disponibles qu'il nous est difficile de réaliser à quel point leur histoire est brève. Le soulagement qu'ils nous apportent à chaque fois que nous les utilisons à bon escient nous semble si naturel qu'il nous apparaîtrait comme une incongruité de ne pas en bénéficier. Ils font partie de notre vie quotidienne. Quand nous partons en voyage et qu'il nous reste des antibiotiques d'un traitement précédent, nous les glissons dans notre trousse de première urgence, presque aussi facilement que les produits contre les coups de soleil ou les piqûres de moustique. «Les antibiotiques, c'est pas automatique», dit la télévision, mais quand même, il ne nous viendrait pas à l'idée de nous en priver si la fièvre, la diarrhée ou une efflorescence cutanée un peu inhabituelle survenait alors que nous sommes loin de chez nous. Là-bas, pourrais-je en trouver ? Et comment faire sans pouvoir téléphoner à mon médecin pour qu'il vienne me prescrire ces pastilles miracle... Pourtant, les antibiotiques sont aujourd'hui si largement dispensés sur la surface entière de la terre, qu'il n'y a en pratique aucune chance que vous n'en disposiez pas facilement, où que vous vous trouviez, même dans les lieux les plus reculés de l'Afrique, des îles du Pacifique ou des montagnes andines. Très probablement même, vous auriez plus de facilité à obtenir des antibiotiques dans ces places exotiques que dans les grandes métropoles européennes. Généralement, ils y sont en vente libre ; il suffit de rentrer dans une pharmacie et de les demander pour se les voir fournir. Aucun problème de choix non plus, la plupart du temps. Non seulement la bonne vieille pénicilline ou la tétracycline sont là, souvent produites par des firmes locales, mais les produits les plus récents sont aussi disponibles, distribués par les réseaux des «Big Pharma», ces monstres sacrés de l'industrie pharmaceutique présents dans l'ensemble du monde.

    Et s'il n'y a pas de pharmacie dans le paradis pour routards que vous avez choisi de visiter ? Qu'à cela ne tienne, les antibiotiques seront disponibles au marché ou dans le «General store» local... ou ce qui en fait office. À moins que vous ne vous fournissiez auprès d'un approximatif bazar ambulant... Faites l'expérience lors de votre prochain déplacement, vous avez peu de chances de revenir bredouille. Mais attention quand même, car les produits peuvent ne pas être de première qualité ou de première fraîcheur... !

    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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