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    Malaisie

    Description

    "La Malaisie est située en Asie du Sud-Est, juste au-dessus de l’équateur. Le pays est divisé en treize États dont onze se trouvent dans le sud de la péninsule malaise et les deux autres, Sabah et Sarawak, qui forment la Malaisie orientale, sur la côte nord de l’île de Bornéo. La Malaisie péninsulaire (Malaisie occidentale) est bordée par la Thaïlande au nord, la mer de Chine méridionale à l’est, Singapour au sud, et le détroit de Malacca à l’ouest.

    Le climat de la Malaisie est chaud et humide. La température oscille entre 21 °C et 32 °C et le taux d’humidité se maintient toute l’année à environ 80 %. Les vents de mousson soufflent du nord-est de novembre à mars et du sud-ouest de mai à septembre. Les périodes de transition entre les deux moussons sont marquées par des pluies abondantes.

    La Malaisie est en majeure partie montagneuse; on y trouve deux des plus hauts sommets de l’Asie du Sud-Est: le Gunung Tahan (2 190 m), au cœur du massif de Titiwangsa, dans la péninsule malaise, et le Gunung Kinabalu (4 100 m), dans l’État de Sabah. Émergences calcaires, cascades et grottes spectaculaires caractérisent le paysage des montagnes de Malaisie.

    La forêt tropicale qui couvre les quatre cinquièmes de la Malaisie est l’un des écosystèmes les plus riches et les plus complexes de la planète. Elle abrite environ 15 000 espèces de plantes et d’arbres, 600 espèces d’oiseaux et 210 espèces de mammifères. Le gouvernement malaisien protège près de 1,5 million d’hectares du développement; des lois ont été adoptées pour sauvegarder la forêt tropicale et sa faune, qui est en voie d’extinction.

    La Malaisie regorge de ressources naturelles. Elle recèle notamment les plus importants gisements d’étain au monde, de grandes réserves de pétrole et de gaz naturel, et ses forêts renferment de précieuses espèces d’arbres à bois dur."

    Survol du monde de l'économie et du monde du travail

    "Avant l’indépendance, l’administration coloniale britannique avait fait venir au pays de la main-d’oeuvre indienne et chinoise pour travailler sous contrat dans les chemins de fer et les plantations de caoutchouc. Les Malais étaient relégués à des tâches mineures et se voyaient exclus du commerce et de tout rôle économique. La plupart d’entre eux travaillaient alors comme agriculteurs ou comme pêcheurs. Aujourd’hui, le gouvernement essaie de corriger le déséquilibre résultant de l’occupation coloniale en octroyant aux Malais et aux premiers peuples autochtones des droits économiques et politiques particuliers.

    La Malaisie était autrefois l’un des plus grands producteurs de caoutchouc, d’étain, d’huile de palme, de bois d’oeuvre, de poivre et de pétrole. Depuis les années 1970, elle a réorienté son économie et s’est dotée d’un secteur industriel moderne, qui produit entre autres des semi-conducteurs destinés à l’exportation.

    Aujourd’hui, l’industrie manufacturière constitue l’élément principal de l’économie malaisienne même si la production de caouthouc, l’agriculture et les mines d’étain sont toujours des secteurs importants. Le tourisme, en plein essor, emploie plus d’un million de personnes. Le gouvernement encourage aussi les technologies de pointe, notamment dans le domaine des communications.

    Au début des années 1990, l’économie malaisienne a enregistré une croissance annuelle d’environ 8 %, soit l’une des plus élevées au monde. Le taux de croissance a cependant été ralenti par l’instabilité économique qui a marqué le marché asiatique en cette fin de décennie. La plupart des citadins occupent des emplois dans l’industrie manufacturière, les finances, le commerce, la construction, la santé et l’ingénierie. Quant aux ruraux, la plupart travaillent dans l'agriculture, les plantations de caoutchouc, l’artisanat ou la pêche.

    Les femmes sont de plus en plus présentes sur le marché du travail mais leur salaire est souvent inférieur à celui des hommes pour un même travail. Elles jouent toutefois un rôle central dans la vie économique de la capitale de l’État de Kelanatan, Kota Bahru, dont elles possèdent et gèrent tous les marchés."

    La population

    "La Malaisie est une société multiethnique dont chaque groupe a conservé une grande partie de ses us et coutumes.

    Dans les zones rurales, on trouve encore des villages traditionnels, ou kampungs, où les gens habitent des maisons en bois et vivent de l’agriculture. Malgré l’incitation du gouvernement à l’urbanisation et à l’industrialisation, beaucoup de citadins ont conservé des liens étroits avec les kampungs où ils ont grandi, et vont y passer fins de semaines et vacances."

    Langues parlées

    "La Malaisie est un pays multilingue. La langue nationale est le bahasa malaysia, mais on y parle aussi beaucoup l’anglais comme deuxième ou troisième langue. Les principales langues chinoises parlées en Malaisie sont le cantonais, le hokkien, le teo chiu et le haïnanais; les principales langues indiennes sont le tamoul, l’hindi, le malayalam, le punjabi et le télugu."

    Religions et croyances

    "La Malaisie est un pays islamique mais on y pratique aussi le bouddhisme, l’hindouisme, le christianisme, et d’autres religions dont la variété reflète la diversité ethnique du pays. La liberté de culte est garantie par la Constitution; la loi stipule cependant que les Malaisiens du groupe ethnique malais – les Malais – sont tous musulmans.

    La conversion des Malais à la foi musulmane remonte au XVe siècle lorsque le prince de Malaka se convertit à l’islam et changea son nom, Sri Maharajah, pour Mohammed Shah. Les Musulmans suivent la doctrine du Coran et ses «cinq piliers»: proclamation de la foi (shahada), prières quotidiennes (salat), aumône aux pauvres (zakat), jeûne du mois de Ramadan (saum) et pèlerinage à La Mecque (Hajj) à effectuer au moins une fois dans sa vie dans la mesure du possible. La prière du vendredi est la plus importante.

    La plupart des Chinois pratiquent le bouddhisme, religion qui vise à se détacher du monde et à avancer sur la «Voie de la Délivrance». Siddhartha Gautama, dit le Bouddha – ou celui qui s’est «éveillé» à la Vérité –, vécut dans le nord des Indes au IVe siècle av. J.-C. Les croyances des Chinois ont aussi été influencées par les philosophes Confucius, Mencius et Lao-tseu. Confucius, qui vécut au vie siècle av. J.-C., enseignait des principes de justice et de bonne conduite. Mencius, adepte du confucianisme, était un ardent défenseur de la justice sociale. Dans son livre Tao-tö king, Lao-tseu suggère que la Voie (Tao) se trouve dans l’acceptation des épreuves auxquelles nous soumet la vie. Le culte des ancêtres fait partie intégrante de la religion pour les Chinois.

    Les Malaisiens de descendance indienne sont soit musulmans, soit hindous. L’hindouisme est une religion fondée davantage sur un code de conduite que sur un ensemble de croyances. Les Hindous croient en un ordre social préétabli où chacun occupe une place distincte et dans lequel on évolue par la réincarnation. Il y a un grand nombre de dieux dans l’hindouisme, parmi lesquels Shiva, Vishnu et Devi.

    Si de nombreux Autochtones se sont convertis au christianisme, beaucoup continuent de pratiquer des religions animistes. Pour les Animistes, les choses (pierres, arbres, rivières, lacs...) ont une âme analogue à l’âme humaine. Ces âmes doivent être traitées avec respect, car elles exercent leur pouvoir sur les forces naturelles."

    Les fêtes

    "Pour les Musulmans, la fête la plus importante de l’année est le Hari Raya Puasa, qui marque la fin du Ramadan, le mois de jeûne dans la religion islamique. La célébration commence tôt le matin par des prières à la mosquée suivies d’une visite au cimetière où l’on prie pour les âmes des êtres chers disparus. Puis c’est la fête!

    Le Nouvel An chinois, en janvier ou février, est la fête la plus importante des Chinois: il donne lieu à des spectacles de rues très colorés, dont la célèbre Danse du Lion. Toutes les dettes doivent être réglées et la maison nettoyée de fond en comble avant le début des festivités. Les enfants reçoivent une enveloppe rouge, appelée Ang Pow, contenant de l’argent et présentant des vœux inscrits à l’encre dorée.

    Pour les bouddhistes, la fête la plus importante est le Vesak, le 25 mai, qui commémore la naissance, l’éveil et la mort du Bouddha. Les gens lâchent des colombes, prient, offrent de la nourriture aux plus démunis et font l’aumône aux moines bouddhistes.

    En octobre, les Hindous célèbrent Deepavali, la fête des lumières. Les maisons sont ornées de lumignons et de lampes à huile pour marquer le triomphe de la lumière sur l’obscurité et du bien sur le mal. La fête de Thaipusam, en janvier, honore le dieu Murugan. Lors de cette fête, certains Hindous entrent en transe et se transpercent le corps pour témoigner de leur dévotion envers Murugan.

    Les Autochtones du Sabah et du Sarawak ont des fêtes importantes pour les récoltes. Dans l’État de Sabah, la fête s’appelle Kaamatan et se déroule au mois de mai ; elle comprend concours de beauté, danses et rites religieux. Au Sarawak, la fête s’appelle Gawai; on boit alors du vin de riz tout en regardant la danse du Ngajat Lesong, dans laquelle le danseur montre sa force et son adresse en soulevant avec ses dents le mortier à piler le grain (lesong).

    Le 25 décembre, les Chrétiens célèbrent Noël avec des chants, des arbres de Noël, des décorations et le Père Noël. Dans la communauté portugaise de Malacca, on fête San Pedro, patron des pêcheurs, vers la fin du mois de juin. Les gens décorent leurs bateaux et les font bénir pour la prochaine saison de pêche."

    L'éducation

    "L’école publique est gratuite et couvre onze années d’études: six ans à l’école primaire (qui commence à l’âge de six ans), trois ans au premier cycle de l’école secondaire, et deux ans au second cycle. L’école maternelle est facultative et les deux tiers des jardins d’enfants appartiennent d’ailleurs au secteur privé.

    La langue en vigueur dans les écoles publiques est le bahasa malaysia. Les cours d’anglais sont obligatoires; des cours de mandarin, de tamoul et de langues autochtones sont aussi offerts. Certaines écoles privées enseignent en mandarin ou en tamoul, mais le bahasa malaysia reste obligatoire. L’enseignement privilégie nettement la lecture et l’écriture, les mathématiques et les sciences fondamentales. Beaucoup d’enfants malais vont aussi à l’école islamique après leur journée normale d’écoliers.

    L’école secondaire offre un large éventail de matières. À l’issue des trois premières années, les élèves doivent se soumettre à un premier examen avant de pouvoir aborder les matières plus spécialisées du second cycle dont les deux années sont sanctionnées par un certificat de fin d’études secondaires. Les élèves qui veulent aller à l’université, au collège ou à l’école normale doivent aussi obtenir un certificat supérieur.

    La Malaisie compte 14 universités, dont quatre sont privées. Les plus importantes sont l’Universiti Malaya et l’Universiti Kebangsaan Malaysia. En plus des programmes usuels, les universités offrent des formations professionnelles par l’entremise de centres d’apprentissage communautaires ou privés et d’instituts de télé-enseignement. La Malaisie compte aussi quatre universités spécialisées dans les technologies de l’information. Enfin, l’Université islamique internationale attire des étudiants musulmans du monde entier.

    Les taux d’analphabétisme (7 %) et d’abandon scolaire sont très faibles en Malaisie. L’éducation est considérée comme un atout dans la recherche d’un emploi. Les métiers manuels requièrent des études secondaires et les emplois de bureau au mimimum un diplôme collégial. Un important programme a été mis sur pied pour former les employés aux nouvelles technologies de l’information."

    La santé publique

    "La Malaisie dispose d’un régime de soins médicaux gratuits, ou accessibles à très peu de frais. Le réseau hospitalier regroupe 111 établissements publics et 197 institutions privées. Vaccination, soins de maternité, prévention des maladies contagieuses, urgences et planification familiale constituent les soins de base.

    L’accès aux soins de santé varie selon les revenus. Les gens aisés peuvent consulter les médecins du secteur privé et se faire soigner dans des hôpitaux mieux équipés. Les moins nantis vont dans les dispensaires, qui fournissent les soins courants et les soins d’urgence. Les dispensaires offrent aussi des programmes d’information, entre autres sur la santé des mères, des nourrissons et des jeunes enfants ainsi que sur la planification familiale. Lorsqu’ils sont malades, les gens se rendent d’abord dans un dispensaire, où on les dirige si nécessaire vers un hôpital.

    Les médecins indépendants sont rares en zone rurale. Certaines régions reculées sont presque sans infrastructures de santé, même de leur isolement mais aussi de leur faiblesse économique.

    Dans les campagnes, et encore plus dans les régions isolées, les gens ont souvent recours à une médecine traditionnelle liée à l’ancienne religion malaise. On fait appel à un bomoh, ou médium, et à un pawang, ou guérisseur, qui soigne les malades avec des plantes en proférant des incantations.

    Les Chinois de Malaisie choisiront souvent de consulter un sei, qui lui aussi soigne à l’aide de plantes. Certains iront parfois dans un temple pour y consulter un médium. Celui-ci entre en transe et ses paroles sont transcrites par un intermédiaire qui rédige la prescription que le patient remettra à un herboriste.

    La malaria, qui se caractérise par la fièvre, un mal de tête et la diarrhée, continue de toucher un grand nombre de gens en Asie du Sud-Est. Elle est causée par la piqûre de moustiques porteurs d’un parasite dont la résistance accrue aux traitements courants requiert le développement de nouveaux médicaments. La dengue est une maladie infectieuse virale aussi transmise par les moustiques et contre laquelle il n’existe toujours pas de traitement."

    Culture

    "La musique malaise fait usage d’une grande variété d’instruments à percussions, tels que le gendang (à deux peaux), le geduk et le gedombak. Le rebana est un gros tambour qu’on utilisait autrefois pour communiquer entre villages. De nombreux festivals de percussions se déroulent en mai et en juin. Les percussionnistes s’affrontent par équipes de douze, et les jurys octroient les prix en fonction du rythme, de la synchronisation et de la sonorité.

    Les danses malaises puisent leurs origines dans diverses traditions. Le joget, la plus connue, s’exécute en couple. C’est une danse rapide qui s’inspire des danses populaires portugaises introduites à Malacca à l’époque du commerce des épices. Dans une autre danse très populaire des États de Sabah et de Sarawak, les danseurs exécutent leurs pas, tandis que d’autres personnes glissent des bâtons de bambou entre leurs jambes. Les danseurs doivent faire preuve d’une grande agilité pour éviter de trébucher.

    Le Mak Yong, danse théâtrale qui se pratiquait jadis à la cour des sultans, combine histoire romantique, opéra et humour. La troupe est accompagnée par un orchestre de gongs, de tambours et de rebabs (sorte de violon). Le bangara est une danse indienne qui s’exécute en costumes très colorés sur une musique entraînante.

    L’artisanat malais comprend le batik, le tissage de la soie et le filigrane d’argent. Le batik est une technique de teinture des tissus qui consiste à masquer certaines zones avec de la cire pour empêcher leur imprégnation. Les motifs sont dessinés à la main ou imprimés à l’aide de cubes de bois sculptés. Les bijoux en filigrane d’argent sont faits en fils d’argent torsadés et soudés.

    Dans les États de Sabah et de Sarawak, on fait de la sculpture sur bois et des tapisseries de cérémonies aux motifs très complexes appelées Iban pua kumbu. Les motifs représentent des plantes, des animaux stylisés ou des symboles mythiques.

    La communauté chinoise de Malaisie produit de superbes porcelaines, dont les plus prisées sont les immenses pots émaillés bleus et verts aux motifs de dragons.Au Sabah et au Sarawak, on fait des vêtements et des chapeaux brodés de perles ainsi que de longs colliers en broderie de perles."

    Sports et loisirs

    "Le silat est un art martial aux mouvements fluides mais précis qui évoque la danse et qui est pratiqué depuis des siècles dans l’archipel malais. Il est souvent accompagné de tambours. Associé à la religion islamique, le silat est censé développer la force spirituelle. Il fait de nombreux adeptes chez les jeunes, tant chez les femmes que les hommes, et des compétitions ont lieu tout au long de l’année.

    Le sepak takraw est un sport très populaire. Les joueurs doivent maintenir dans les airs une petite balle de rotin en utilisant toutes les parties du corps sauf les mains.

    Le cerf-volant et la toupie sont des passe-temps très répandus dans la péninsule malaise. Le wau bulan, ou «cerf-volant lune», peut mesurer jusqu’à 3 m de large et s’élever à une altitude de 500 m. Les festivals de cerfs-volants attirent des participants du monde entier (Singapour, mais aussi Pays-Bas, Japon, Allemagne, Belgique...).

    La toupie requiert de la dextérité, de la synchronisation et de la force. Une toupie, ou gasing, peut peser jusqu’à 5 kg et être aussi large qu’une assiette. Des concours inter-villages ont lieu tous les ans. Les meilleurs lancers peuvent durer plus de deux heures. Les jeux du Commonwealth de 1998, qui se sont déroulés en Malaisie, comportaient une démonstration de lancement de toupies.

    Le théâtre d’ombres, ou wayang kulit, est très populaire en Malaisie. Un écran blanc est tendu devant des marionnettes, et une lumière placée derrière permet de projeter leurs ombres sur l’écran. Les marionnettes sont fabriquées en peau de buffle séché. Elles sont articulées aux coudes et aux épaules et manipulées à l’aide de tiges. Les personnages sont tirés des épopées hindoues Ramayana et Mahabharatta. Le répertoire compte 179 pièces et la représentation d’une seule pièce peut durer jusqu’à 9 heures.

    Les Malaisiens aiment assister à des rencontres de soccer, de cricket, de squash ou de hockey sur gazon ainsi qu’aux courses de chevaux, d’automobiles ou de hors-bord. La Malaisie est classée parmi les trois premiers pays au monde en badminton et en tennis de table."

    Malaisie (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)

    Malaisie (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)

    Histoire

    Histoire
    Survol du passé

    "Le premier peuple connu de la Malaisie fut celui des Orang asli dont les descendants vivent encore dans le pays. Ils seraient arrivés sur le territoire au début du IIIe millénaire av. J.-C. Les Malais arrivèrent aux environs de l’an 1000 av. J.-C. Marins et commerçants, les Malais entrèrent en contact avec d’autres peuples, notamment les Indiens et les Chinois.

    Au XVe siècle, les Malais fondèrent le royaume de Malaka, dirigé successivement par trois sultans. La ville de Malaka était un grand centre de commerce maritime. En 1511, les Portugais s’établirent à Malaka et y installèrent des comptoirs commerciaux. Les Hollandais s’emparèrent de Malaka en 1641. Leur puissance déclina à la fin du XVIIIe siècle, et ils furent supplantés par les Anglais. Les sultans malais conservèrent leur souveraineté, tandis que les Anglais, dotés d’une main-d’œuvre qu’ils faisaient venir de Chine et des Indes, prenaient les rênes du commerce, des mines et des plantations, et construisaient routes et chemins de fer.

    De 1941 à 1945, la Malaisie fut occupée par les Japonais. A l’issue de la Seconde Guerre mondiale, les neuf sultanats de la péninsule, plus Penang et Malacca, se regroupèrent pour former, en 1948, la Fédération de Malaisie, dont le siège s’établit à Kuala Lumpur. Les communistes malais se lancèrent alors dans une guérilla contre le gouvernement – qui proclama l’«État d’urgence» –, mais échouèrent dans leur tentative.

    En 1957, la Malaisie obtint son indépendance de la Grande-Bretagne. Dans la Constitution, il fut stipulé qu’un des sultans serait élu roi tous les cinq ans. On assista aussi à la création d’une alliance entre les partis politiques représentant les Malais, les Chinois et les Indiens. En 1963, le Sarawak, le Sabah et Singapour se joignirent à la Fédération de Malaisie, mais Singapour s’en retira dès 1965.

    Durant ses premières années d’indépendance, la Malaisie dut repousser les attaques de l’Indonésie, qui s’opposait à la formation de la fédération. Le conflit prit fin en 1966. Les relations entre les Malais et la communauté chinoise du pays furent longtemps très difficiles: le malais est la langue officielle et le pouvoir politique était entièrement entre les mains des Malais, alors que les Chinois détenaient la plus grande partie du pouvoir économique.

    Au début des années 1970, le gouvernement malaisien mit en place une «Nouvelle politique économique» qui visait à réduire la pauvreté et à restructurer la société. Cette politique, qui fut particulièrement bénéfique pour le groupe ethnique malais, fut remplacée en 1991 par un nouveau plan de développement avec, pour principal objectif, la croissance économique."

    Malaisie (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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