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    Impression du texte

    Godbout Joseph-Adélard

    En 1939, quelques jours avant le début de la Seconde Guerre mondiale, Adélard Godbout remporte les élections au Québec et Duplessis devient le chef de l'opposition. Adélard Godbout fut premier ministe de 1939 à 1944.

    «Réformateur social, précurseur de la Révolution tranquille, il a doté le Québec de plusieurs mesures progressistes comme l'instauration de l'instruction obligatoire et l'adoption de mesures qui constituent un premier code du travail québécois. Nous lui devons aussi la reconnaissance du droit de vote des femmes, mesure s'il en est une qui allait vraiment contribuer à l'avancement de la cause des femmes et à la santé de la vie démocratique.» (Jean-Pierre Charbonneau, alors président de l'Assemblée nationale du Québec - extrait d'une allocution prononcée lors du dévoilement du monument Adélard-Godbout. Source : Dévoilement d'un monument en l'honneur du 15e premier ministre du Québec, M. Adélard Godbout, communiqué de presse de l'Assemblée nationale du Québec, 19 octobre 2000)

    Biographie

    «Né à Saint-Éloi, le 24 septembre 1892, fils d'Eugène Godbout, cultivateur, et de Marie-Louise Duret.

    A étudié au séminaire de Rimouski, à l'école d'agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et au Amherst Agricultural College, dans l'État du Massachusetts.

    Professeur à l'École d'agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1918 à 1930. Agronome pour le ministère de l'Agriculture dans le comté de L'Islet de 1922 à 1925.

    Élu sans opposition député libéral dans L'Islet à l'élection partielle du 13 mai 1929. Réélu en 1931 et 1935. Ministre de l'Agriculture dans le cabinet Taschereau du 27 novembre 1930 au 27 juin 1936. Premier ministre de la province de Québec et président du Conseil exécutif du 11 juin au 26 août 1936. Ministre de l'Agriculture et de la Colonisation du 27 juin au 26 août 1936. Défait en 1936. Confirmé chef du Parti libéral lors d'un congrès tenu le 11 juin 1938. Réélu en 1939. De nouveau premier ministre, président du Conseil exécutif et ministre de l'Agriculture du 8 novembre 1939 au 30 août 1944. Ministre de la Colonisation du 8 novembre 1939 au 5 novembre 1942 et du 12 février 1943 au 30 août 1944. Réélu en 1944. Chef de l'Opposition de 1944 à 1948. Défait en 1948. Nommé sénateur de la division de Montarville le 25 juin 1949.

    Titulaire d'un doctorat honoris causa en sciences agricoles de l'université Laval en 1931, en médecine vétérinaire de l'université de Montréal en 1940, et en droit de la McGill University, du Bishop's College et du Massachusetts State College. Nommé professeur honoraire à la faculté d'agriculture de l'université Laval en 1940. Codirecteur de l'Association des éleveurs de Holstein-Friesian. Nommé président de la section Sainte-Anne-de-la-Pocatière de la Société des agronomes canadiens en mars 1929 et de l'Association des techniciens agricoles du Canada en 1933. Membre des Agronomes de l'Est du Québec, du Mount Stephen Club, du Club des journalistes de Québec et des Chevaliers de Colomb. Commandeur de l'ordre du Mérite agricole de la province de Québec et commandeur de l'ordre du Mérite agricole de France.

    Décédé à Montréal, le 18 septembre 1956, à l'âge de 63 ans et 11 mois. Inhumé à Frelighsburg, dans le cimetière de la paroisse Saint-François-d'Assise, le 22 septembre 1956.

    Avait épousé à L'Islet, le 9 octobre 1923, Dorilda Fortin, fille de Florent Fortin et d'Éliza Lebourdais. »

    Neveu de Charles-Alfred Desjardins.»

    Source : Joseph-Adélard Godbout (Les parlementaires depuis 1792, Assemblée nationale du Québec)


    * * *


    «L'infortune historique d'Adélard Godbout ne provient pas des fautes commises (il gagna sa réélection, mais perdit au décompte des sièges). Elle fut comme l'enfant naturel des quinze années de duplessisme qui ont suivi son passage au pouvoir. Ce passage fut pourtant marqué au coin du réformisme: suffrage féminin, instruction obligatoire, gratuité des livres et de l'éducation au niveau élémentaire, refonte de la législation ouvrière, création d'Hydro-Québec (pour lors limitée à Montréal), électrification rurale, première rupture avec le favoritisme. Le successeur de Taschereau fut en outre un défenseur acharné, sinon efficace, de l'autonomie provinciale.»

    Source: http://www.philo.uqam.ca/spi/avant.html (lien désactivé)

    * * *


    Godbout et le développement de l'agriculture au Québec

    «L’histoire a principalement retenu d’Adélard Godbout sa présence en politique québécoise comme premier ministre. Mais aujourd’hui, c’est avant tout à l’homme et à sa vie comme agronome et professeur que nous rendons hommage, de même qu’à son engagement envers le développement de l’agriculture québécoise.

    Étudiant à l’École d’agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1916 à 1918, il y fut reçu agronome et y oeuvra comme professeur jusqu’en 1929. Son enseignement contribua à la formation de nombreux agronomes, mission que poursuit toujours avec succès l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de La Pocatière.

    Adélard Godbout fut également agronome pour le ministère de l’Agriculture de 1922 à 1925.

    Sa contribution à l’agriculture ne s’est pas arrêtée à La Pocatière. Un an après son élection dans la circonscription de l’Islet en 1929, ses connaissances d’agronome sont mises à profit par le gouvernement Taschereau qui lui confie le ministère de l’Agriculture (1930-1936).

    Pour la première fois, ce ministère était confié à un agronome. Auparavant ce poste avait toujours été occupé par un juriste.

    Adélard Godbout conserva ce ministère même lorsqu’il accéda à la charge de premier ministre du Québec, le 11 juin 1936.»

    Extrait d’une allocution du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, monsieur Maxime Arseneau, à l’occasion de l’inauguration du buste de monsieur Adélard Godbout (La Pocatière, 6 novembre 2001) – site du Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation

    Documentation


    Adélard Godbout n'a pas été effacé de l'histoire, par Michel Lévesque (Le Devoir, 4 novembre 2000) (Vigile)

    Traître et patriote: de quel côté souffle le vent de l'histoire?; Traître et patriote: trou de mémoire, par Odile Tremblay (Le Devoir, 16 septembre 2000). Autour du documentaire de Jacques Godbout
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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