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    Hongrie

    Description

    "La Hongrie est située au centre de l'Europe, dans le bassin des Carpates, entouré des Alpes, des Carpates et de la Chaîne dinarique. Sa superficie occupe environ 1 % du continent européen.

    L'étendue maximale de la Hongrie est de 268 km entre le nord et le sud et de 528 km de l'est à l'ouest. La longueur totale de ses frontières est de 2.242 km.

    Le pays se situe au carrefour de trois climats: continental, océanique et subtropical. La température moyenne annuelle mesurée à Budapest est de 12 degrés. C'est au mois de juillet qu'il fait le plus chaud (21,7 degrés en moyenne) et en janvier le plus froid (- 1,2 degré en moyenne). L'importance des précipitations annuelles atteint 561 mm, le nombre des heures d'ensoleillement s'élève à 2.015 par an (données de 1990).

    La Hongrie est un pays situé à basse altitude, les deux tiers de son territoire sont au-dessous de 200 mètres, le point culminant se situe à 1.014 mètres, au mont Kékes. Elle se divise en six grandes unités géographiques: la Grande Plaine -qui occupe près de la moitié du territoire hongrois (centre est du pays), la Petite Plaine -la "porte occidentale" du pays, s'ordonne autour d'un centre d'épandage sur lequel le Danube a déposé un immense cône sédimentaire, l'extrémité méridionale a été érodée par le vent, les eaux et les différents processus géologiques, les collines, la Dorsale transdanubienne, la région subalpine et les Massifs septentrionaux à la topographie accidentée qui sont des surfaces en voie d'arasement.

    La Hongrie se trouve dans le bassin du Danube dont le tronçon hongrois est long de 417 km (la longueur totale est de 2.860 km). L'autre cours d'eau important s'appelle la Tisza dont le tronçon hongrois est de 598 km.

    La Hongrie compte quelque 1 200 lacs, naturels et artificiels confondus. Le plus connu et le plus important est le lac Balaton, qui s'étend au coeur de la Transdanubie sur une longueur de 77 km et une largeur maximum de 14 km. Il s'étend sur 598 km² et sa profondeur moyenne est de trois mètres, d'où son échauffement rapide pendant les mois d'été (26 degrés en moyenne). La plus grande partie du lac Velence (26 km²), situé également dans la région de Transdanubie est couverte de roseaux. Pour ce qui est du lac Fertö (Neusiedl), près de la frontière ouest, seule sa frange méridionale (82 km²) s'étend sur le territoire de la Hongrie.

    Le pays est très riche en eaux thermales. Le sous-sol de la Grande Plaine recèle à une profondeur de 1.000 à 2.000 mètres d'abondantes sources qui constituent un immense réservoir d'énergie géothermique d'une puissance calorifique considérable. Les eaux naturelles et médicinales contiennent -en raison des activités volcaniques du passé- de nombreuses substances minérales.

    La capitale

    Budapest, la capitale de la Hongrie, est née de l'unification en 1873, de trois villes : Buda, Pest et Obuda. Avec plus de deux millions d'habitants, elle est le centre du pays non seulement du point de vue administratif, mais aussi culturel, scientifique, industriel, commercial, et constitue un noeud ferroviaire et routier.

    La capitale, située sur les deux rives du Danube, se divise en 22 arrondissements dont 15 côté Pest, 6 côté Buda et 1 dans l'île de Csepel enserrée par les bras du fleuve. Les quartiers de Buda occupent les hauteurs des collines, ceux de Pest sont construits sur la plaine en terrasse longeant le Danube.

    Ses innombrables sources thermales et médicinales font de Budapest une véritable ville d'eaux, et cela depuis l'époque romaine (80 sources à une température variant entre 24 et 78 degrés).


    Géographie humaine

    La très grande majorité de la population hongroise (96,6 %) a pour langue maternelle le hongrois et, par ailleurs, environ cinq millions de Hongrois de souche vivent au-delà de frontières nationales, la plupart en Transylvanie sur le territoire de la Roumanie. La proportion des nationalités non hongroises en Hongrie est relativement faible. On peut donc considérer la Hongrie comme un Etat-nation homogène. La Constitution hongroise garantit aux minorités ethniques une liberté totale, des droits égaux, y compris dans l'usage de leur langue maternelle.

    Les Magyars dont la langue est d'origine finno-ougrienne [3] vivent depuis plus de mille ans dans la vallée du Danube, leur patrie actuelle.

    Des minorités nationales les plus nombreux sont les Allemands. Ils sont établis surtout à proximité de la frontière ouest, dans la Dorsale transdanubienne, aux alentours de la capitale et dans la région du mont Mecsek. Les Slaves du Sud (Serbes, Croates, Slovènes), peuplent la zone frontalière du sud-ouest, les Roumains se concentrent le long de la frontière sud-est, les Slovaques, non loin d'eux, dans le département de Békés et près de la capitale.

    Selon les données du recensement effectué en 1990, la population totale de la Hongrie est de 10 375 323 (au 1er janvier 1990). Sur ce chiffre, il y aurait, d'après les estimations d'organisations minoritaires, 200 000 à 220 000 Allemands, 110 000 Slovaques, 80 000 Croates, 25 000 Roumains, 5 000 Serbes, 5 000 Slovènes. La répartition des autres diasporas est la suivante: 10 000 à 15 000 Polonais, 6 000 Grecs, 3 000 Arméniens, 2 500 Bulgares. L'effectif des Tsiganes oscille entre 400 000 et 600 000.

    Après la Seconde Guerre mondiale, la population de la Hongrie a connu une croissance naturelle rapide pendant dix ans. Par la suite, la baisse du taux de natalité a débouché, à la fin de l'année 1980, sur une profonde crise démographique. Depuis 1981, on peut enregistrer un phénomène de dénatalité, actuellement impossible à maîtriser.

    Les plus de 35 ans constituent environ la moitié de la population et la proportion des plus de 60 ans s'est fortement accrue.

    La transformation de la structure économique, le rétrécissement du secteur agricole se répercutent également sur la répartition socio-professionnelle. La croissance de la population active traduit une réalité différente dans l'agriculture et dans l'industrie. En effet, la main-d'oeuvre agricole ne cesse de diminuer, tandis que, dans l'industrie, elle augmente régulièrement. Depuis, une quinzaine d'années, dans le tertiaire, le nombre des actifs croît sans cesse.

    La répartition confessionnelle de la population est la suivante : 67,8 % de catholiques romains, 21 % de protestants, 6,2 % de luthériens, 5,9 % d'israélites, 2,2 % de catholiques de rite grec, 0,6 % d'orthodoxes (données de 1989).

    Les décennies écoulées ont vu s'accélérer le processus d'urbanisation. Ainsi, entre 1949 et 1989, le pourcentage de la population urbaine est passé de 37,5 % (concentrée en 50 villes) à 63 % (vivant dans 166 villes).

    Le déclin de la natalité, caractérisant le pays depuis le début des années quatre-vingt, a fait également sentir ses effets sur le nombre des citadins, en croissance seulement dans 70 villes face à 96 autres où il est en régression.

    L'agriculture utilise plus de 70 % du sol hongrois et 18 % sont couverts de forêts. L'extension des villes, les besoins en surfaces du secteur industriel et des transports ont, au cours de la période passée, réduit de 9 % l'étendue des terres cultivées.

    Cependant, ces dernières décennies, l'agriculture hongroise a dû subir bien des adaptations pour pouvoir passer de la période de la collectivisation à l'exploitation privée.

    Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des terres ont été partagées parmi les paysans les plus pauvres. Mais, peu de temps après la réforme agraire, dès 1949, le système d'exploitation agricole collective fut introduit de force, en deux étapes, de 1949 à 1963. À cause de l'emploi de méthodes arbitraires, de la planification centralisée et impérative et aussi du manque de motivation des producteurs, la production agricole ne put dépasser son niveau de 1938 qu'au milieu des années soixante.

    Ce quart de siècle connut toutefois des progrès dans l'agriculture et dans l'industrie agro-alimentaire.

    La répartition de la surface agricole selon les principales cultures était, en 1989, la suivante : terres arables 50,7 %, maraîchage, vergers et vignes 6,1 % et forêts 18,1 %."


    (3) La langue hongroise appartient à la branche ougrienne de la famille linguistique finno-ougrienne. En fait, cette langue est apparentée non seulement au finnois, à l'estonien et au lapon, mais encore au mordve, au tchérémisse, au votiak, au zyriène et surtout au vogoul et à l'ostiak.

    Sénat français, Hongrie : vers l'Union européenne. Groupes interparlementaires d'amitié - Rapport GA10 - 1996 - Compte rendu d'une mission en Hongrie du 21 au 23 octobre 1996 par une délégation du Groupe sénatorial France-Hongrie. Décembre 1996

    Crédit : The World Factbook (CIA)

    Histoire

    Histoire
    Budapest, métropole européenne des origines à nos jours, Journal francophone de Budapest en ligne, 15 juillet 2001

    Doocumentation

    Documentation
    André Baril, Hongrie, Québec et l'avenir des petites nations
    Revue Combats, vol 7, nos 3 et 4, printemps-été 2004 (format PDF)

    "... dans mon pays de neige
    la nuit tombée sur ta ville
    il pleut fondant sur Budapest
    entre les ponts le monde s’écroule..."
    (Danielle Fournier, Poèmes perdus en Hongrie, VLB, 2003)

    «Au printemps 1998, la revue Nuit Blanche consacrait un très bon dossier à la littérature hongroise. Arpád Vigh ouvrait le numéro sur quelques analogies significatives entre le Québec et son pays : une mentalité religieuse semblable, un isolement linguistique similaire, deux peuples conquis, des révoltes écrasées, des compromissions historiques douloureuses, sans oublier, bien sûr,une littérature développant les thèmes de la «survivance» et de «l’idée de l’indépendance »1. Dès 1994, un néo-Québécois d’origine hongroise, Ladislas Pordan , évoquait lui aussi ces surprenantes analogies2. Je voudrais prolonger cette comparaison pour décrire et comprendre le présent du Québec et de la Hongrie. Sans avoir la prétention de soutenir une étude comparée avec toutes les règles de l’art, j’espère seulement que la comparaison avec la Hongrie permettra de jeter un autre regard sur le Québec. L’historien Denis Vaugeois a raison : «Pour bien comprendre notre histoire, il faut s'intéresser aux autres. Autrement dit, il n'est pas possible de rendre intelligible l'histoire du Québec sans se référer à celle du Canada, des États-Unis, du monde atlantique, voire du monde entier.»3 En outre, la Hongrie fera son entrée dans communauté européenne en 2004. Est-ce juste de penser que les Hongrois auront alors l’esprit à la fête? En tout cas, la population a voté à 84% en faveur de leur participation européenne. Pendant ce temps, au Québec,malgré les avancées modernes sur bien des terrains, nous sommes politiquement dans une «impasse», comme le rappelait récemment le philosophe Serge Cantin4. Que ferons-nous pour en sortir? Les aléas de l’histoire nous seront-ils favorables ou faudra-t-il ne compter que sur notre seule volonté?»
    Source et suite
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    The World Factbook (CIA)

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    Ambassade de Hongrie aux É.-U.
    Ambassade américaine en Hongrie

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