• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Une solidarité rajeunie: sens de la grève étudiante

        Une solidarité rajeunie Débat sur le sens de la grève des étudiants du Québec Notre point de départ nous le trouvons dans le site de La Classe : «Ce serait effectiv...

      • L'homme, la nature, la techique

        Réflexions inspirées de Bernard Charbonneau et Jacques Ellul, avec la collaboration de l'Association Aquitaine B.Charbonneau J.Ellul, sous la présidence de Sébastien Mor...

      • Les sommets de la terre

        Le Sommet de Rio, qui s'ouvrira le 20 juin, s'inscrit dans une histoire qu'il faut connaître pour bien comprendre les enjeux actuels..En 1952, eut lieu à Québec l'un des événements qui préfigurèren...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au sentim...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

  • Édition

Gaspésie - Îles-de-la-Madeleine

Description

C’est Samuel de Champlain qui pour la première fois inscrira sur une carte le nom «Gespeg» pour désigner la péninsule qui s’avance dans le Golfe du Saint-Laurent. Ce mot micmac signifie «bout du monde» et c'est un préjugé tenace qu'on entretiendra à l'égard de cette région longtemps privée de liens terrestres avec le reste du Québec.

Bien avant Champlain, les Amérindiens ont occupé ce vaste territoire et ce pendant plus de 2000 ans. Vers le XVe siècle, des pêcheurs bretons, normands et basques, attirés dans le Golfe par les importants bancs de poissons qui s'y trouvent, ont sans doute fait halte sur les côtes de la péninsule. Mais c’est Jacques Cartier, en 1534, qui prendra officiellement possession du territoire au nom du roi de France François Ier en érigeant une croix à la Pointe-Penouille dans la baie de Gaspé. Cartier avait également découvert, quelques jours plus tôt, une série d’îles situées au large des côtes qui porteront le nom dès 1660, d'Îles-de-la-Madeleine.

Une lente colonisation
Le peuplement de la péninsule se fera très lentement. On s’y rend pour pêcher, faire la traite des fourrures, ou encore faire provision de sel, mais très peu de colon s’y installe. Vers 1675, Gaspé ne compte que 500 habitants. Quelques Acadiens se sont également installés à l’embouchure de la rivière Ristigouche. La conquête du pays par l'armée anglaise n’améliore en rien la situation. En 1763, année de la Proclamation Royale, on dénombre à peine plus de 100 colons français sur l’ensemble du territoire de la Gaspésie et guère plus qu’une poignée d’Acadiens, déportés sur les Îles-de-la-Madeleine suite au «Grand Dérangement» de 1755.

Il faut attendre le milieu du XIXe siècle avant d'assister à un premier effort de colonisation en Gaspésie. Si la culture du sol est difficile, la mer, elle, est généreuse. En 1875, le train relie Matane aux régions plus peuplées à l'intérieur du continent. Une seconde voie ferroviaire reliera Gaspé quelques années plus tard. On entreprend également la construction d’une route qui ceinturera la péninsule gaspésienne. Elle est achevée en 1929 et contribue à rapprocher la Gaspésie au reste de la province.

Redéfinir sa vocation économique
Les difficultés de la région ne sont pas pour autant choses du passé. L'avenir de la région dépend de sa capacité de redéfinir sa vocation économique. La fermeture de sites d'exploitation minière (Murdochville), d'usines de pâtes à papier (usine Gaspesia, Chandler), combinées au marasme que connaît l'industrie de la pêche qui doit composer avec de sévères limites sur les droits de pêche en raison de la préoccupante diminution de certains stocks de poisson, de morue notamment, forcent le milieu gaspésien à redéfinir sa vocation économique. Malgré le développement d'une industrie touristique favorisée par des attraits naturels extraordinaires, une telle redéfinition tarde à venir et la Gaspésie fait face à un exode inquiétant de sa jeunesse vers les grands centres urbains. Des projets d'avenir cependant comme l'implantation du plus grand parc éolien au Québec, Le Nordais, permettent d'envisager des scénarios plus encourageants.

Portrait démographique et géographique
Aujourd’hui, la région compte un peu moins de 100 000 habitants dont le taux de chômage, en 2002, atteignait 21%. Cette situation économique précaire explique sans doute que les perspectives démographiques pour la région soient de –7,7% pour la période 2001-2011. Le marché de l’emploi en Gaspésie – Île-de-la-Madeleine est caractérisé par la nature saisonnière des emplois, rattachés à la pêche, à l’exploitation des ressources naturelles ou au tourisme. On retrouve 69 municipalités sur l’ensemble la région, recouverte à 95% de forêt. Partie intégrante des Appalaches, la chaîne des Chics-Chocs comptent 25 montagnes de plus de 1000 mètres dont le plus haut sommet de l’est du Canada, le Mont Jacques-Cartier (1268 mètres). Les Îles-de-la-Madeleine sont elles composées d’une douzaine d’îles qui reposent sur un plateau sablonneux à 280 km de Gaspé dans le Golfe du Saint-Laurent.
Date de création:2012-04-01 | Date de modification:2012-04-01
Loading
Informations
Documents Associés
Médora Barriault
chômage, emploi, régions
André Joyal
Développment de la Gaspésie
Marie-Victorin
Cap-de-l'Est, île Coffin, Grosse-Isle, pêcheurs, Aster (bleu)
Marie-Victorin
Acadiens, langue, voyage
Marie-Victorin
Phare, Jacques-Cartier, Spiranthe, Bermudienne, Canneberge
Marie-Victorin
Beautés de la nature, pêche, hospitalité
Marie-Victorin
Acadie, acadiens, Évangéline, Iles-de-la-Madelein
Raccourcis

Contribuez au rayonnement des oeuvres de l'Agora/Homo vivens en devenant membre ou en faisant un don.