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    • Édition

    Pacheco Francisco

    Peintre espagnol, auteur d'un traité sur l'art de la peinture, il est connu aujourd'hui pour avoir été le maître de Vélazquez.

    «Francisco Pacheco, [était à l'époque où Vélazquez devint son élève], un peintre qui jouissait à Séville d'une grande considération. Cet artiste n'avait pas seulement appris à manier le pinceau , mais il avait reçu en même temps, dans sa patrie, une très forte éducation classique, dont il avait beaucoup profité. Son oncle, chanoine de la cathédrale de Séville, était un des lettrés qui se chargeaient volontiers de composer, en vers latins, des inscriptions ou des éloges, à l'occasion des ouvrages d'art exécutés à Séville. Pacheco rapporte ceux que le savant chanoine avait faits, pour être placés au-dessous d'un tableau de saint Christophe peint par Mateo Perez de Alecio, et qui se trouvait dans la cathédrale. Cet oncle, en destinant Pacheco à la peinture, voulut qu'il allât l'étudier en Italie: on ignore le temps qu'il y passa; Palomino dit seulement qu'il y séjourna plusieurs années, et qu'il étudia beaucoup les oeuvres de Raphaël. Mais, d'après son livre sur la peinture et d'après ses propres œuvres, nous croyons que Pacheco dut préférer Michel-Ange au Sanzio; car il revient souvent, dans son traités, sur les oeuvres du grand Florentin, qu'il appelle et divino, clarissima luz de la pintura y escultura revenu en Espagne, Pacheco rentra dans sa ville natale, où il peignit, en concurrence avec Alonzo Vasquez les six tableaux du cloître de la Merced Calaada. Mais comme c'était un peintre, muy especulativo, suivant l'expression de Palomino, qui réflé-chissait beaucoup sur son art et le tenait en grand honneur, il en négligea peu à peu la pratique pour la théorie; soit qu'il ne fût pas satisfait de ses tableaux, dont. le dessin était pur et remarquable, mais dont le coloris paraissait sec et froid; soit au contraire que se considérant, d'après les succès de Velasquez son élève, comme un des premiers maîtres de son temps, il ait voulu laisser aux artistes ses compatriotes un écrit contenant ses préceptes et ses leçons.

    Le traité sur l'art de la peinture, qu'il publia en 1649 à Séville, peu connu de ce côté des Pyrénées, mérite de fixer l'attention des amateurs et des artistes.»

    Jules-G. Dumesnil (1805-1891), Histoire des plus célèbres amateurs étrangers espagnols, anglais, flamands, hollandais et allemands et de leurs relations avec les artistes, Minkoff reprint, 1973, fac-similé de l'éd. de Paris : J. Renouard, 1860. Disponible sur Gallica (BNF)

    Biographie

    L'art de Pacheco
    «Le peintre espagnol est lui-même un exemple remarquable de la justesse de cette appréciation de l'auteur du Moïse et du jugement dernier. L'invention, la théorie, la connaissance approfondie de toutes les parties de l'art ne manquaient pas à Pacheco; mais sa main n'a pas obéi à son intelligence, et fauté de cet accord, entre l'esprit qui conçoit et le pinceau qui exécute, il est resté confondu dans la foule des peintres d'un talent ordinaire.
    Tel qu'il était, néanmoins, le maître de Velasquez paraît avoir exercé une grande influence sur son élève. Palomino dit que Velasquez avait étudié toutes les sciences nécessaires à son art , et qu'il aimait et s'était rendu familiers les poètes et les orateurs: il avait donc autant profité de l'instruction profonde que des leçons du savant auteur de l'Art de la peinture. Mais ce qu'il y a de remarquable, c'est que l'influence de Pacheco est peu sensible dans les tableaux religieux, en petit nombre, que le peintre de Philippe IV a traités. Pacheco faisait de ces sujets son étude de prédilection presque exclusive. Son élève, au contraire, semble n'avoir peint que malgré lui des compositions tirées de l'Écriture sainte. Il brille surtout dans les sujets de fantaisie, où il s'abandonne à toute sa verve, et il excelle dans la reproduction des scènes de la vie ordinaire, même commune et de bas étage, et dans la peinture des animaux, des fleurs, des fruits, de la soie, des étoffes ; enfin dans les portraits, où il l’égal des plus habiles. Dans tous les genres, on voit qu’il a profité des plus leçons et des préceptes de son judicieux maître, tout en conservant son originalité propre.»
    Jules-G. Dumesnil, op. cit

    Oeuvres

    Peintures
    Le Christ servi par les anges dans le désert, 1616 (Musée Goya, Castres, France)
    Le Jugement dernier (Musée Goya, Castres, France)

    L'Arte de la Pintura
    «Le traité sur l'art de la peinture, qu'il publia en 1649 à Séville, peu connu de ce côté des Pyrénées, mérite de fixer l'attention des amateurs et des artistes: c'est pourquoi nous allons en donner une rapide analyse.
    Comme il le dit lui-même dans le titre de son ouvrage, Pacheco s'est proposé, en le composant, d'écrire des notices sur les hommes éminents, tant anciens que modernes, qui ont exercé l'art de la peinture; de traiter du dessin et du coloris; de la manière de peindre à la détrempe et à l'huile; de l'enluminure; de la peinture des étoffés, de celle à fresque; des chairs, du vernis, de la dorure, du bruni et du mat; enfin, d'enseigner la manière de composer toutes les peintures sacrées.
    Pour remplir ce vaste cadre, l'ouvrage est divisé en trois livres qui contiennent chacun douze chapitres, et sont suivis d'un appendice sur l'exécution des tableaux tirés de l'Ancien et du Nouveau Testament et de la Vie des saints.» (suite)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Informations
    Références
    Données biographiques
    Nationalité
    Espagne
    Naissance
    1564, Sanlúcar de Barrameda
    Déces
    1644
    Raccourcis
    Pacheco au Musée Goya (Castres, France)
    Biographie sur ArteHistoria (en espagnol)

    Référence


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