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    État-providence


    Pierre Rosanvallon est actuellement professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d'Histoire moderne et contemporaine du politique.

    Biographie de Pierre Rosanvallon

    Né en 1948 à Blois. Professeur au Collège de France. Egalement directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) où il dirige le Centre de Recherches Politiques Raymond Aron (Équipe associée au CNRS). Il est aussi Président de l'atelier intellectuel international La République des idées.
    Ses travaux d'histoire et de philosophie politique se sont développés dans trois directions.

    a) l'histoire intellectuelle de la démocratie sur la longue durée, d'abord, avec
    Le Sacre du citoyen. Histoire du suffrage universel en France, 1992 ;
    Le Peuple introuvable. Histoire de la représentation démocratique en France, 1998 ;
    La Démocratie inachevée. Histoire de la souveraineté du peuple en France, 2000

    b) l'histoire du modèle politique français et des rapports entre État et société, ensuite, avec
    Le Moment Guizot, 1985 ;
    L'État en France de 1789 à nos jours, 1990 ;
    Le Modèle politique français. La société civile contre le jacobinisme de 1789 à nos jours, 2004

    c) les problèmes de la justice sociale dans le monde contemporain :

    La Crise de l'État-providence, 1981 ;
    La nouvelle question sociale. Repenser l'État-providence,1995 ;
    Le nouvel âge des inégalités, (en collaboration avec J. P. Fitoussi), 1996.

    Ses travaux actuels portent sur les transformations de la démocratie contemporaine,
    dans une perspective comparée avec les espaces non-occidentaux.

    (Source : Collège de France)

    Définition

    L'expression « État-providence » désigne l'ensemble des interventions de l'État dans le domaine social, qui visent à garantir un niveau minimum de bien-être à l'ensemble de la population, en particulier à travers un système étendu de protection sociale. On l'oppose couramment à celle d'« État gendarme ou protecteur », dans laquelle l'intervention de l'État est limitée à ses fonctions régaliennes. Cependant, d'après Pierre Rosanvallon, l'État-providence en est, en réalité, « une extension et un approfondissement ».

    L'expression « État-providence » aurait été employé pour la première fois dans un sens péjoratif par le député Emile Ollivier en 1864, afin de dévaloriser la solidarité nationale organisée par l'État par rapport aux solidarités professionnelles traditionnelles. En effet, le développement économique et l'évolution des rapports sociaux conduisent alors l'État à remplir une fonction de régulateur social de plus en plus importante, et certains observateurs craignent que la solidarité nationale n'empiète sur les solidarités traditionnelles (familles, communautés...).

    C'est à la fin du XIXème siècle que se substituent dans certains pays d'Europe les premiers systèmes d'assurance sociale (destinés à protéger les salariés contre les risques liés à la vieillesse, à la maladie ou aux accidents du travail) aux anciens systèmes fondés sur l'assistance.

    Une première ébauche de l'État-providence (le
    Sozialstaat ou « État social ») voit le jour en Allemagne. Le chancelier Bismarck y met en place un système d'assurances sociales afin de contrer l'influence grandissante du socialisme au sein d'une classe ouvrière en plein développement. L'État se voit assigner une mission nouvelle : promouvoir le bien-être de tous les membres de la société. Sont ainsi mises en place l'assurance maladie (1883), l'assurance contre les accidents du travail (1884), et l'assurance invalidité et vieillesse (1889). Initialement destinées aux ouvriers dont les revenus ne dépassent pas un certain plafond, ces assurances sociales sont progressivement étendues aux autres catégories professionnelles, tout en restant soumises à des conditions de ressources.

    Cette première grande conception de l'État-providence, fondée sur l'assurance des revenus du travail, se diffuse en Europe. En France, elle se manifeste par la loi sur la réparation des accidents du travail (1898), puis par la loi sur les assurances sociales (1930) qui prévoit une couverture des risques vieillesse, maladie, maternité, décès et invalidité.


    Source : La Documentation Française, "l'Etat-providence"


    Quelques dates clés
    1883-1889 : en Allemagne, lois sur les assurances sociales organisant la prise en charge de la maladie, des accidents du travail, de la vieillesse et de l'invalidité.
    1898 : en France, loi sur les accidents du travail.
    1911 : au Royaume-Uni, National Insurance Act créant une assurance obligatoire gérée par l'Etat pour la maladie, le chômage et l'invalidité.
    1942 : au Royaume-Uni, rapport Beveridge proposant un système de sécurité sociale pris en charge par l'Etat : ses propositions seront appliquées dès la fin du conflit.
    1945-1946 : en France, ordonnances sur la Sécurité sociale.
    1988 : création du Revenu minimum d'insertion (RMI).
    1999 : création de la couverture maladie universelle (CMU).

    Source : La Documentation Française, "l'Etat-providence"

    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Informations
    Références
    Linguistique
    Allemand
    Sozialstaat
    Anglais
    Welfare State
    Espagnol
    Estado de bienestar
    Raccourcis
    Bibliographie de Pierre Rosanvallon
    Principales publications
    I. Ouvrages personnels
    1.
    L'Âge de l'autogestion, Le Seuil, coll. Points politique, 1976, 246 p.
    Traduit en espagnol, en grec et en italien.
    2.
    Le Capitalisme utopique. Histoire de l'idée de marché, Le Seuil, coll. Sociologie politique, 1979, 257 p. Nouvelle édition coll. Points politique, 1989 ; Points essais, 1999.
    Traduit en chinois, en japonais, en portugais et en slovène.
    3.
    La Crise de l'Etat-providence, Le Seuil, 1981, 212 p. Coll. Points politique,1984 ; Points essais, 1992. Traduit en allemand, en espagnol, en italien et en portugais.
    4.
    Le Moment Guizot, Gallimard, Bibliothèque des sciences humaines, 1985, 414 p.
    5.
    La Question syndicale. Histoire et avenir d'une forme sociale, Calmann-Lévy, coll. Liberté de l'esprit, 1988, 273 p. Nouvelle édition coll. Pluriel, 1990 et 1999.
    6.
    L'Etat en France de 1789 à nos jours, Le Seuil, L'Univers historique, 1990, 378 p. ; coll. Points histoire, 1993 et 1998. Traduit en allemand.
    7.
    Le Sacre du citoyen. Histoire du suffrage universel en France, Gallimard, Bibliothèque des histoires, 1992, 490 p. + 24 p. illus.Traduit en chinois, en espagnol et en italien.
    8.
    La Monarchie impossible. Histoire des Chartes de 1814 et 1830, Fayard, Histoire des constitutions de la France, 1994, 377 p.
    9.
    La nouvelle question sociale. Repenser l'État-providence, Le Seuil, 1995. Coll. Points essais, 1998. Traduit en anglais, en espagnol, en italien, en portugais, en roumain, en russe et en turc.
    10.
    Le Peuple introuvable. Histoire de la représentation démocratique en France, Gallimard, Bibliothèque des histoires, 1998, 379 p. + 12 p. illus. Traduit en italien et en espagnol.
    11.
    La Démocratie inachevée. Histoire de la souveraineté du peuple en France, Gallimard, Bibliothèque des histoires, 2000, 440 p. + 16 p. illus. Traduction partielle
    en anglais.
    12.
    Pour une histoire conceptuelle du politique, Le Seuil, 2003, 64 p. Traduit en anglais, en espagnol, en italien, en japonais et en portugais.
    13.
    Le modèle politique français. La société civile contre le jacobinisme de 1789 à nos jours, Le Seuil, 2004, 458 p. Traduit en anglais.
    II. Ouvrages en collaboration
    14. Avec Patrick Viveret,
    Pour une nouvelle culture politique, le Seuil, 1977, 164 p.
    15. Avec François Furet et Jacques Julliard,
    La République du centre ou la fin de l'exception française, Calmann-Lévy, coll. Liberté de l'esprit, 1988, 182 p.; nouvelle édition coll. Pluriel, 1989.
    16. Avec Jacques Le Goff et
    alii, L'État et les pouvoirs, Le Seuil, coll.
    "L'univers historique", 1989, 651 p.
    17. Avec Jean-Paul Fitoussi,
    Le nouvel âge des inégalités, Le Seuil, 1996, 238 p. Coll. Points essais, 1998. Traduit en espagnol, en italien, en polonais, en portugais et en roumain.
    18. Avec Daniel Cohen et
    alii, France : les révolutions invisibles, Calmann-Lévy, 1998, 322 p.

    Pour la suite de la bibliographie, voir le site du
    Collège de France

    Référence


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