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    Impression du texte

    C.L.S.C.

    Définition

    Cette définition date de 1976. L'auteur, Monsieur André Tétrault, était à ce moment, président de la Fédération des C.L.S.C. du Québec. Aujourd'hui, écrivait-il, la fédération des C.L.S.C. publie une définition qui a rallié la totalité de ses membres à la suite d'une tournée de toutes les régions en mars 1976.

    "Le Centre Local de Services Communautaires est un établissement public qui, en rendant accessibles les services de santé, les services sociaux courants, les services de prévention et les services d'action communautaire, vise, dans une approche communautaire globale et multidisciplinaire, à relever l'état de santé d'une population donnée, améliorer les conditions sociales des individus et de la communauté, amener la population à prendre en charge ses problèmes et améliorer le milieu dans une perspective de développement.1

    Le C.L.S.C. est un établissement du réseau d'établissements régis par le chapitre 48 (loi sur les services de santé et les services sociaux). Tout comme les centres d'accueil, les centres hospitaliers et les centres de services sociaux, il est subventionné presque à 100% par le ministère des Affaires Sociales.

    Etant un établissement public, le C.L.S.C. est géré par un conseil d'administration composé de 13 personnes dont 5 usagers élus par l'ensemble des usagers et 3 membres du personnel. Par la présence des usagers au conseil d'administration, l'idée de la participation s'est développée au C.L.S.C. Même si leur pouvoir n'est pas absolu, les usagers ont une part importante dans l'orientation de l'établissement, dans le choix des programmes, dans le contrôle de la qualité des services et dans le développement du C.L.S.C.

    Tout comme celui des usagers, le pouvoir du conseil d'administration est relatif. En effet, il doit se conformer à une série de normes, directives et règlements en provenance du ministère. Cependant, à cause de sa vocation particulière au sein du réseau, le C.L.S.C. doit chercher à s'adapter le mieux possible aux besoins et aux conditions de son milieu. Ainsi, en s'ajustant à leurs réalités locales, des C.L.S.C. mettront l'accent sur certains services plus particuliers ou sur certaines approches; ce qui explique la diversité des C.L.S.C.

    Le C.L.S.C. rend accessibles les services parce qu'il est situé physiquement près de la population qu'il dessert et parce qu'il s'adapte et s'enracine dans son milieu. Dans le but d'humaniser les services et de coller davantage à son milieu, le C.L.S.C. a développé un service d'accueil oui fait que l'usager se sent à l'aise lorsqu'il se présente au Centre. L'accueil est aussi un lieu de rencontre, d'information et d'animation.

    Au C.L.S.C., les usagers peuvent consulter des travailleurs de la santé (médecins, infirmiers, nutritionnistes, etc.). lis peuvent recevoir sur place le traitement approprié ou subir des tests simples si une intervention spécialisée n'est pas requise. Dans le cas où une telle intervention s'avère nécessaire, lis seront référés à l'endroit approprié (spécialiste, centre hospitalier). De plus, selon les besoins, des services de soins à domicile seront disponibles et, dans certains cas, le C.L.S.C. offrira un service des urgences mineures.

    Le service d'action communautaire, pour sa part, est à la disposition d'usagers ou de groupes d'usagers qui veulent prendre leur situation en main en identifiant leurs problèmes, en trouvant des solutions et en prenant les moyens pour appliquer ces solutions. L'approche collective du service d'action communautaire le prédispose à vouloir agir particulièrement au niveau de l'amélioration du milieu et des conditions de vie.

    Les usagers qui ont des problèmes sociaux rencontreront aussi au C.L.S.C. des travailleurs qui Pourront les aider soit à trouver une solution de dépannage, soit à éclaircir leur situation. Ces travailleurs pourront de plus soutenir les usagers en situation difficile, les accompagner dans des démarches complexes et leur apporter une assistance individuelle ou de groupe. Dans certains cas, l'usager sera référé à d'autres ressources, comme par exemple le Centre de Services Sociaux, ou un organisme du milieu, lorsqu'une intervention spécialisée ou particulière est requise. Des services à domicile sont également disponibles: auxiliaires familiales, visite de travailleurs sociaux, etc.

    Les travailleurs du C.L.S,C. ne font pas qu'apporter des traitements aux symptômes des maux physiques et sociaux. Par des programmes de prévention et d'éducation, ils travaillent à prévenir et à faire disparaître les problèmes de santé et de socialité, en utilisant, dans certains cas, des modes de prévention de base comme la vaccination, le dépistage et l'information et, dans d'autres cas, en s'attaquant aux causes spécifiques de certaines situations, comme les maladies industrielles, la malnutrition, la mauvaise qualité des habitations, etc. Pour que la prévention réussisse, le C.L.S.C. met sur pied des programmes d'éducation, de conscientisation et d'action.

    Pour faciliter une participation des usagers, pour s'assurer que les services sont bien adaptés aux besoins de la population et pour combattre effectivement les causes des problèmes de santé et des problèmes sociaux, le C.L.S.C. cherche à développer une approche communautaire. Cette approche déborde le cadre de l'action et vise à générer des attitudes plus communautaires de la part de tous les usagers, de tous les travailleurs et de tous les membres du conseil d'administration du C.L.S.C.

    L'approche globale, par ailleurs, constitue la principale originalité du C.L.S.C. L'usager y est perçu dans sa globalité, c'est-à-dire comme une personne vivant dans une famille, dans une communauté et dans un environnement économico-social. Dans tout traitement et dans toute activité de prévention, les travailleurs et les usagers s'efforcent de tenir compte de l'ensemble des facteurs qui sont à la source des problèmes.

    Afin de réussir à percevoir les situations vécues dans leur globalité, les travailleurs du C.L.S.C. se regroupent dans des équipes multidisciplinaires. Ces équipes se composent d'auxiliaires familiales, d'infirmières, de médecins, de praticiens sociaux, de travailleurs communautaires, de nutritionnistes, de psychologues, d'organisateurs communautaires et de citoyens. Au sein de l'équipe multidisciplinaire, chaque membre conserve son identité personnelle et professionnelle. Chacun accepte que ses perceptions soient complétées par d'autres perceptions. Cette façon de procéder favorise une approche globale et permet aussi de trouver et d'appliquer des solutions plus appropriées.

    Pour s'adapter le plus adéquatement possible aux besoins de son milieu, le C.L.S.C. met sur pied des programmes spécifiques qui touchent à toutes les dimensions d'une “population cible” ou d'un problème particulier. C'est d'ailleurs dans les programmes spécifiques que l'équipe multidisciplinaire atteint le maximum de ses possibilités. Voici quelques exemples de programmes spécifiques: maintien à domicile des personnes âgées, aide aux handicapés, périnatalité, information et éducation populaires, amélioration de l'alimentation, dépistage (cancer, hypertension, diabète), santé scolaire, santé au travail, garde d'enfants, etc.

    L'objectif de la prise en charge vise à redonner progressivement aux usagers leur autonomie en ce qui concerne leur santé et leurs conditions de vie. Cet objectif n'élimine pas la nécessité d'offrir des services curatifs et individuels, mais il situe la distribution des services dans un contexte plus large et plus générateur de solutions réelles. En se prenant en charge, les usagers se réapproprient leur santé et leurs conditions sociales. lis se débarrassent de la dépendance aveugle vis-à-vis des professionnels, en prenant collectivement leurs responsabilités face à leur santé, à leurs conditions sociales et à leur environnement.

    La prise en charge ne signifie pas et ne vise pas la disparition des professionnels. Elle signifie que les professionnels collaborent avec les usagers. Au C.L.S.C., l'objectif ultime des professionnels n'est pas la constitution d'une clientèle stable, mais la réduction de la surconsommation de services. Lorsqu'ils se seront véritablement pris en charge, les usagers seront en mesure d'exiger, avec l'aide du C.L.S.C., que le milieu dans lequel ils vivent respecte leurs aspirations et ne soit plus une source de détérioration -sociale et psychologique."

    André Tétrault, "Une définition des C.L.S.C par les C.L.S.C.", revue Critère, no 14.

    Enjeux

    L'intégrité du C.L.S.C., tel qu'il est défini plus haut, a été menacée immédiatement après la création des premiers établissements, au début de la décennie 1970. Voici le diagnostic que monsieur André Tétrault formulait en 1976. L'avenir devait justifier les craintes de monsieur Tétrault. Ce qu'il craignait s'est en effet produit.

    "Des pressions s'exercent de tous côtés pour ramener le C.L.S.C. à une simple distribution de services traditionnels. La réforme risque de s'orienter alors vers une accessibilité physique des services, en négligeant totalement le changement de la pratique médicale et sociale, la prévention, la dimension globale et communautaire de l'intervention. Ce rétrécissement des objectifs du C.L.S.C. fait l'affaire de certaines corporations professionnelles dont les membres craignent de perdre leur statut, leur clientèle, leur routine. Il est plus facile aussi pour un gouvernement de suivre la ligne de la surconsommation et de promettre la multiplication des services, comme d'autres antérieurement promettaient la construction de ponts ou de bouts de chemin.

    Dans toute cette histoire, c'est la population qui risque d'être frustrée d'un outil de développement important. Il faut que les gens cessent de trembler devant les menaces des professionnels, surtout les médecins, et ne se laissent pas séduire par les promesses électorales d'un gouvernement qui tente de reculer devant une véritable réforme."

    Documentation

    Pascale Lehoux, Carole Charland, Lucie Richard, Raynald Pineault etJocelyne St-Arnaud, Technologies de pointe et soins à domicile. Où en sont les CLSC?, Journal de l'Association médicale canadienne, vol. 166, no 10, 14 mai 2002, p. 1277-1278
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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