Sans cohérence, point de convictions, sans convictions, point d'esprit critique devant l'oppression et point d'engagement durable pour lutter contre elle. Le devoir de cohérence... et de jugement est d'autant plus impérieux que le savoir est plus éclaté.
La lettre de L'Agora
Abonnez-vous gratuitement au bulletin électronique. de L'Agora.
Actualités
Bertrand Letendre
Dans le but louable de faire des économies, les gouvernements, c'est le cas notamment de celui du Canada, on tendance à inviter les entreprises, à assurer elles-mêmes le contrôle de la...
 
Effets au long cours des antidépresseurs« Voilà des médicaments largement prescrits dont on connaît finalement peu les effets à long terme. Une large étude de cohorte britannique a étudié près...

Bonn

Description

Ville d'Allemagne, située sur les rives du Rhin, qui fut la capitale de la République fédérale d'Allemagne (Allemagne de l'Ouest) au cours de la période 1949-1990. À la suite de la réunification du pays, Berlin lui a ravi ce titre.

Bonn au début du 20e siècle

"En amont de Cologne, sur la rive gauche du Rhin, après le dernier défilé que jalonnent les Sept Montagnes, Bonn, la vieille ville universitaire, égaie de son sourire la majesté pompeuse du dieu fleuve pesamment couché sur la plaine. Les coteaux brusquement se sont écartés, élargissant le ciel, et dans la trouée lumineuse où les eaux librement s’étalent, la masse confuse des toits pointus et des clochers barre l’horizon qui s’en vient mourir à des collines bleues. Le long des rives verdoyantes, les villas étagent leurs jardins en fleurs, des arbres se penchent sur l’eau, et un large pont métallique, audacieux, léger, vibre dans la lumière, avec son arche unique que supportent deux tours à clochetons coiffés de tuiles. Petite ville aimable, joyeuse, sans mystère, qu’on imagine douce à ceux qui l’habitent et accueillante à ceux qui passent, sans grosse gaîté, sans cris discordants, assise au bord du fleuve comme ces fées du temps jadis, qui venaient souriantes puiser un peu d’eau claire au creux de leur main, et regardaient, pensives, le dieu puissant rouler ses ondes.

Avec ses rues étroites, ses maisons de grès rouge, ses promenades plantées d’ormes, et les larges pelouses du Jardin public, la cité heureuse semble se recueillir et savourer sa joie. À peine quelques passants troublent sa rêverie, les fenêtres demeurent closes, et les lourds bâtiments de l’Université cachent jalousement le travail fécond qui s’élabore en eux. Voici la place du Marché, aujourd’hui déserte, que l’enchevêtrement des vieilles rues enserre; voici la Bonngasse, étroite, mal pavée, bordée de maisons grises qu’assombrissent de hauts toits d’ardoise; encore quelques pas, voici l’une d’elles, que signale seule une plaque de marbre, calme, somnolente, noircie par les ans, pesamment accroupie sur sa porte voûtée; c’est dans cette maison que Beethoven est né. (...)" - Louis-Frédéric Sauvage, "La maison de Beethoven à Bonn" (texte du domaine public)


Date de création:2003-05-07 | Date de modification:2006-10-27
Informations
Raccourcis
Données d'édition
Date de création:
2003-05-07
Dernière modification:
2006-10-27