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    Saint-Vincent et les Grenadines

    Description

    "Saint-Vincent et les Grenadines est une nation qui compte de nombreuses îles dans les Caraïbes Orientales. Saint-Vincent est l’Île la plus grande et la plus peuplée. Les Grenadines sont composées de plus de 30 petites îles et de centaines de rochers, de bancs de sable, de haut-fonds et de cayes (Îles basses d’origine corallienne). Moins d’une douzaine d’îles des Grenadines sont habitées.

    Le pays fait partie de l’Archipel des Îles Sous le Vent, ensemble d’îles qui forment une barrière entre l’Atlantique à l’est et la Mer Caraïbe à l’ouest. La Grenade, Sainte Lucie, la Dominique et les Antilles françaises font également partie des Îles Sous le Vent. Les plus proches voisins de ces Îles sont Ste Lucie au nord, la Barbade à l’est et la Grenade au sud.

    Le tiers nord de l’Île de Saint-Vincent est montagneux. Certaines parties de cette zone ne sont accessibles qu’en bateau parce qu’on ne peut pas construire de routes sur ce terrain. Le point culminant est la Soufrière, volcan en activité, d’une hauteur de 1234 mètres. Son nom vient du mot français soufre. La dernière éruption de la Soufrière remonte à 1979; une gestion prévisionnelle bien pensée évita toute perte humaine.

    La forêt pluviale tropicale occupe la plus grande partie de l’intérieur de Saint-Vincent. Des bananiers et des cocotiers y poussent. Cette forêt est également l’habitat naturel du perroquet coloré de Saint-Vincent, de la fauvette sifflante de Saint-Vincent, du manicou (espèce d’opossum), et de l’agouti (rongeur à fourrure). Dans les eaux côtières, il y a des oursins, des tortues et de nombreuses espèces de poisson. La mer attire également des oiseaux marins comme les pélicans, les aigles-pêcheurs, les fous et les frégates.

    La majorité de la population de l’Île vit près de la côte sud. Au nord-est de Kingstown, la vallée de la Mésopotamie, est l’une des zones cultivables les plus fertiles. Au nord de la vallée, le Bonhomme, sommet de 970 mètres, domine le paysage. Rivières et ruisseaux traversent cette terre, des montagnes jusqu’à la mer.

    Les Îles Grenadines sont également d’origine volcanique, mais elles sont plus petites que Saint-Vincent. La superficie de l’Île la plus vaste et la mieux aménagée, Béquia (dont le nom signifie «Île des Nuages» est de seulement 18 kms2. Canouan («Île des Tortues») est réputée pour ses belles plages blanches. L’Île Union est montagneuse. Les cayes de Tobago sont entourées de récifs coralliens. Certaines Îles comme Moustique, Mayreau et l’Île du Palmier, sont essentiellement des lieux de villégiature privés pour riches touristes. Un grand nombre des plus petites Grenadines sont arides et rocheuses, et seules certaines d’entre elles ont des sources d’eau douce.

    Comme les Îles se situent près de l’Équateur, elles bénéficient d’une température tropicale sans grande variation, quasiment toute l’année. Les températures s’échelonnent de 18 °C à 32 °C. La saison sèche dure de décembre en janvier, et la saison des pluies de juillet en novembre. Les sommets au nord de Saint-Vincent sont souvent nuageux, mais la pluie tombe principalement sur les montagnes, ce qui fait que les deux tiers méridionaux de l’Île sont plus secs. Les Grenadines sont également plus sèches que le nord de Saint-Vincent. Le pays se situe dans la zone des ouragans; des tempêtes causent régulièrement des dégâts aux récoltes et aux maisons."


    Survol de l'économie

    "Saint-Vincent s’est toujours fortement appuyé sur les produits agricoles pour soutenir son économie. Le sol est si productif que l’on appelle l’île, localement, «l’Île des Planteurs». Bien que l’île fut autrefois réputée pour ses plantations de sucre, aujourd’hui les bananes sont le principal produit d’exportation. Saint-Vincent est aussi le plus grand producteur mondial d’arrow-root. Les fruits (principalement les noix de coco), les légumes et les fleurs se vendent internationalement.

    Le tourisme est très important pour l’économie. La construction d’aéroports sur les Îles de Béquia, de Canouan et Union, et de nouvelles installations pour les yachts près de Kingstown, sont des réalisations récentes, entreprises pour stimuler le tourisme. Des facilités bancaires internationales ont été mises en place à Kingstown. Des îles comme l’Île Moustique sont la propriété d’étrangers qui y ont construit des lieux de villégiature luxueux. Le développement des Îles Canouan et Union est également basé sur le tourisme.

    Plus de 50 % de la population travaille dans les services. Toutefois, le chômage demeure élevé-entre 20 et 30 %. Les jeunes et les femmes sont particulièrement affectés. La pauvreté des gens du nord et de l’est de Saint-Vincent offre un saisissant contraste avec la richesse des touristes et des propriétaires de lieux de villégiature sur quelques îles.
    La majorité des Saint-Vincentais exploitent un lopin de terre, soit pour leur propre subsistance, soit pour en tirer un revenu. En raison de la pente du terrain, on ne peut utiliser l’équipement agricole moderne, et donc, la plus grande partie du travail se fait à la main. Beaucoup de familles élèvent également du bétail comme des moutons, des chèvres, des cochons et des poulets ou subsistent et gagnent leur vie grâce à la pêche. Les pêcheurs locaux livrent et vendent des dorades, des conques et des homards aux grands hôtels de Sainte Lucie et de la Martinique.

    La pêche a été soutenue par le gouvernement et subventionnée de manière significative par le Japon. En 1998, le Japon a fourni des fonds pour construire plusieurs usines de conditionnement du poisson sur les îles. La construction navale est une industrie importante à Saint-Vincent et à Béquia. Les charpentiers de marine construisent des embarcations à voile symétriques, des bateaux de pêche, des cargos et des bateaux de plaisance à voile.

    Le traitement des produits agricoles constitue la majeure partie des activités industrielles du pays. Les syndicats ouvriers sont actifs depuis 1935, et les relations employés / employeurs sont généralement bonnes.

    Les crises économiques, provoquées par des catastrophes naturelles, sont toujours le fléau de ce pays. L’éruption de la Soufrière en 1979, fut suivie par des ouragans destructeurs en 1980, 1994 et 1995. Le gouvernement tente de rendre le pays moins dépendant des cultures d’exportation en promouvant le tourisme et l’industrie."


    Langues parlées

    "L’anglais est la langue officielle et la langue la plus répandue à Saint-Vincent et les Grenadines. Dans la vie de tous les jours, toutefois, la plupart des Saint-Vincentais parlent un dialecte créole local, appelé Anglais vincentais ou Anglais « Vincy » Le Créole suit des règles de grammaire dérivées à la fois du français et de langues africaines, et son vocabulaire comprend des mots français, espagnols, anglais, caraïbes et africains. Le Créole est maintenant lié à la fierté culturelle et nationale, en particulier parmi les jeunes. Les écoles, qui historiquement interdisaient l’usage du Créole, encouragent son usage dans des activités théâtrales, littéraires et oratoires."


    Vie sociale et communautaire

    "Les femmes sont au centre de la vie de famille à Saint-Vincent et les Grenadines. Elles sont responsables des enfants, de l’entretien du jardin familial et des soins aux personnes âgées, qui vivent souvent avec la famille. Les mères travaillent traditionnellement de longues heures, elles font la lessive et la cuisine de la famille, et elles cultivent et vendent des produits agricoles. En conséquence, les enfants plus grands, les grands-parents, les tantes et les oncles qui vivent sous le même toit, s’occupent également des nourrissons et des jeunes enfants. Presque 40 % des ménages ont des femmes pour chef de famille.

    Les arrangements de famille comprennent le mariage légal, l’union libre, les « relations de visite » ou les « relations amicales » où la femme et l’homme vivent séparés et où la femme élève leurs enfants. Les adolescentes donnent souvent naissance à des enfants, avant l’âge adulte et les élèvent au domicile familial. Les hommes peuvent élever des enfants avec l’aide de plusieurs femmes et les femmes peuvent élever des enfants de pères différents. Quel que soit l’arrangement familial, les pères maintiennent habituellement des liens très forts avec leurs enfants.

    La plupart des Saint-Vincentais possèdent leur propre maison, qu’ils construisent habituellement eux-mêmes ou dont ils héritent. Une maison typique est de plain-pied ; certaines ont seulement deux pièces. Il y a encore peu de temps, les maisons dans les zones rurales n’avaient souvent ni eau courante ni électricité et la mère ou l’un des enfants devait aller à pied, à la pompe de la communauté chercher de l’eau. Aujourd’hui, presque toutes les maisons ont l’eau et l’électricité.

    Les gens possèdent habituellement un lopin de terre où ils cultivent des produits agricoles. Ils en utilisent une partie pour nourrir leur famille, et vendent le surplus au marché. Le sol à Saint-Vincent est riche et les plantes sauvages sont abondantes; entretenir un jardin avec des outils mécaniques peut donc occuper une famille la plus grande partie de son temps. Dans les zones rurales, il est fréquent que les enfants travaillent la terre ou s’occupent de leurs jeunes frères et sœurs plutôt que d’aller à l’école.

    Aux Grenadines, des siècles d’isolement ont fortement influencé la culture. En raison de l’absence de sources sur la plupart des Îles, chaque maisonnée recueillait l’eau de pluie dans des tonneaux et dans des seaux. La majorité des gens vivent de la mer, les hommes sont d’habiles pêcheurs, marins et constructeurs de bateaux. Beaucoup d’entre eux travaillent sur des navires marchands et des yachts et voyagent autour du monde."


    Santé publique

    "Les soins de santé sont assurés dans le cadre d`un système de dispensaires communautaires et d’hôpitaux. Les gens doivent acquitter des frais médicaux, mais les prestations prénatales, post-natales et de planification familiale sont gratuites comme tous les soins de santé pour les enfants de moins de 17 ans. Les familles les plus pauvres, les personnes âgées et les chômeurs paient moins cher ou sont soignés gratuitement. Certains soins dentaires sont assurés dans des cliniques gouvernementales à titre onéreux.

    Les conditions sanitaires à Saint-Vincent et les Grenadines sont généralement satisfaisantes. La plupart des personnes s’alimentent sainement et l’eau est généralement potable. Un programme de vaccinations général a endigué la propagation de nombreuses maladies. L’espérance de vie est de 72 ans et la mortalité infantile est à l’heure actuelle de 19 pour 1 000 naissances.

    Le pays compte six hôpitaux publics, un à Kingstown et cinq dans des zones rurales de Saint-Vincent et de Béquia. Il y a aussi trois hôpitaux privés. La formation aux professions de santé est assurée à l’École d’Infirmières, gérée par le gouvernement. Le collège Médical de Kingstown est affilié à l’Université Saint-Georges de Grenade, une école internationale de médecine. 

    Les soins de proximité sont assurés par 38 services de consultations externes, situés sur l’ensemble du territoire. Chaque clinique dessert environ 3 000 patients et est facilement accessible. Les centres de santé sont bien dotés en personnel et assurent une grande gamme de prestations, telles que le suivi par des sages-femmes, la planification familiale, les vaccinations et les urgences. Dans les zones rurales, les gens utilisent parfois des remèdes populaires traditionnels, à base de racines et d’herbes médicinales cultivées localement, pour traiter des affections mineures variées.

    Saint-Vincent dispose d’un centre d’hygiène mentale et d’une maison de retraite. Le gouvernement est en train de promouvoir les soins aux aînés au sein des communautés pour leur éviter de vivre en institution.

    En 1974, le gouvernement, préoccupé par le taux de fertilité élevé du pays, particulièrement parmi les adolescentes, a pris l’initiative d’une campagne nationale de planification familiale. Le programme est assuré par les centres de santé communautaires et les écoles et comporte une éducation à la planification familiale, à l’hygiène de la reproduction et aux maladies sexuellement transmissibles. En conséquence, le pays a vu le taux des naissances décroître dans toutes les tranches d’âge.

    Les problèmes de santé les plus fréquents sont l’hypertension artérielle, les diabètes, les problèmes gastro-intestinaux, et les maladies comme la malaria et la dengue. L’infection à VIH est un sujet de préoccupation, étant donné la prévalence de l’activité sexuelle parmi les jeunes. Des programmes d’éducation publique ont été conçus pour augmenter la prise de conscience des dangers de l’infection à VIH."


    L'éducation

    "Un système d’éducation publique a été institué à Saint-Vincent en 1849. Aujourd’hui, le gouvernement finance toutes les écoles publiques, en totalité pour les écoles sans affiliation religieuse, et partiellement pour celles qui sont affiliées à des églises. Toutes les écoles appliquent des programmes communs définis par le gouvernement.

    L’éducation primaire et secondaire est gratuite dans ce pays mais non obligatoire. La scolarité publique dure sept années. Les parents doivent acheter les uniformes de leurs enfants, les tickets d’autobus et les livres. Il y a souvent pénurie de manuels et d’équipement de sport. Certaines écoles sont surchargées, plusieurs classes se partageant une grande salle. Environ 25 % des enfants ne terminent pas leur éducation élémentaire, parce qu’ils doivent travailler pour aider leur famille. De la même façon, bien que les écoles fonctionnent toute la journée, les enfants qu’on envoie déjeuner chez eux, souvent, ne reviennent pas à l’école, parce qu’ils ont des corvées à faire.

    L’éducation fut longtemps influencée par le système britannique. Les manuels et les leçons présentaient l’histoire et la culture d’un point de vue européen. Les examens normalisés étaient définis et notés en Angleterre. La langue anglaise était utilisée exclusivement dans les écoles, ce qui créait une autre barrière pour les étudiants qui étaient plus à l’aise lorsqu’ils parlaient le Créole vincentais Les programmes mettaient également l’accent sur des disciplines académiques plutôt que sur des habiletés professionnelles pratiques.

    Des réformes éducatives ont été récemment introduites. On accepte maintenant le Créole dans des pièces de théâtre à l’école et dans les discours publics, et les étudiants étudient l’histoire et la littérature des Caraïbes. Les programmes offrent également des cours pratiques, comme de la formation en menuiserie et en agriculture.

    Les écoles secondaires offrent un programme de cinq ans, suivi par un programme plus avancé de deux ans. Moins de la moitié des enfants du pays fréquentent l’école secondaire, ce qui est une question extrêmement préoccupante, étant donné le fort taux de chômage chez les jeunes. Saint-Vincent compte également un certain nombre d’écoles privées où la scolarité est payante. Les écoles d’état pour enfants ayant des besoins particuliers se consacrent aux élèves ayant des difficultés d’apprentissage.

    Après l’école secondaire, les étudiants peuvent fréquenter un collège technique, une école d’infirmière ou une école normale d’instituteurs, affiliée à l’Université des Antilles. La formation professionnelle est également offerte par le Département des Travaux Publics et, pour les formations agricoles, par le Ministère de l’Agriculture. Le Ministère de l’Éducation propose également des cours pour adultes. La majorité des étudiants qui veulent poursuivre des études universitaires et qui peuvent se le permettre vont étudier à l’étranger, habituellement dans l’un des campus de l’Université des Antilles, ou aux États-Unis, au Canada, à Cuba ou en Grande-Bretagne. Les universités cubaines offrent des bourses aux étudiants saint-vincentais."


    Religions et croyances

    "Il n’y a pas de religion officielle à Saint-Vincent et les Grenadines, mais le christianisme joue un rôle important dans la vie de la plupart des gens. La majorité des insulaires sont protestants, et presque la moitié d’entre eux sont membres de l’Église Anglicane. Les autres sont méthodistes, adventistes du septième jour ou baptistes. Les catholiques forment un petit groupe, principalement sur l’Île de Mayreau.

    Les modalités du culte sont liées à la culture orale des Îles et à la valorisation de la prise de parole efficace en public. La plupart des gens connaissent les récits de la Bible en détail, et cette compétence est valorisée. Les enfants apprennent ces histoires dans les écoles paroissiales. Les offices religieux comportent souvent des témoignages individuels de conversion. Les fidèles excellent également à chanter des cantiques et des gospels.

    Malgré la forte présence chrétienne sur les Îles, de nombreuses personnes conservent des croyances basées sur les traditions africaines ou amérindiennes, qui mettent l’accent sur l’importance des fantômes, des sorts, des rêves et du surnaturel. Dans les zones isolées, certains insulaires se livrent encore à des rituels traditionnels pour éloigner les esprits de la nuit ou jumbies. On ferme solidement les portes et les fenêtres la nuit, pour ne pas laisser entrer les esprits. On empêche les sorcières d’entrer dans les maisons en disposant un tas de sable fin sur le seuil. La sorcière doit compter chaque grain avant de pouvoir entrer, cette tâche lui prend toute la nuit, et, à l’aube, elle disparaît. On enroule des rubans rouges au cou des moutons et du bétail pour éloigner les esprits malins.

    D’anciennes formes de croyances sont représentées dans les pétroglyphes (rochers sacrés, sculptés), qui sont préservés dans toutes les Îles. L’un des plus célèbres d’entre eux est à Layou.

    C’est un rocher d’une seule pièce, de plus de six mètres de long, où est sculptée l’image du dieu ciboney Yocahu, qui, croit-on, apporta le manioc à son peuple affamé. On a également des signes d’autres religions dans les Îles. Des symboles des dieux hindous Siva et Parvati ont également été gravés par des artistes inconnus sur les parois de cavernes dans la vallée de Buccament. La datation au carbone a révélé que des inscriptions celtiques sur une pierre remontent à environ 800 ans av. J.C.

    Environ 5 % de la population descend des travailleurs agricoles engagés, qui vinrent à Saint-Vincent au XIXe siècle, en provenance d’Asie Orientale. Ces gens conservent leur foi hindoue ou musulmane."


    Les fêtes

    "La plus grande manifestation annuelle du pays est le Carnaval, qui, à Saint-Vincent, a lieu pendant la dernière semaine de juin et la première semaine de juillet. Le Carnaval se fêtait traditionnellement très peu de temps avant le Carême, la période de jeûne avant Pâques pour les Chrétiens. Toutefois, cette date fut déplacée pour convenir aux Saint-Vincentais d’outre-mer qui reviennent l’été.

    Connu sous le nom de « mas vincienne » (« mas »est une abréviation de mascarade), le carnaval attire des milliers de Saint-Vincentais ainsi que des gens de toutes les Caraïbes. Pendant dix jours, les rues sont remplies de défilés costumés spectaculaires, de fêtes de rue, de concours de beauté et de concerts de calypso, de percussions des Îles et de soca. De grands orchestres comptant jusqu’à 150 personnes rivalisent pour exhiber les meilleurs costumes et la plus belle musique. Les hommes et les femmes se déguisent pour représenter des thèmes comme l’amour, la beauté ou la nature, ou des activités comme la pêche ou le transport. Un grand nombre de danseurs portent des ailes métalliques recouvertes de mousseline, ainsi que des coiffures très élaborées. Un narrateur décrit le thème pendant que l’orchestre avance dans les rues en dansant lentement. On élit le Roi et la Reine des orchestres.

    La veille de la Toussaint, quelques familles allument des cierges sur les tombes de leurs parents décédés et se retrouvent à la maison pour un repas en mémoire des morts. Les insulaires commencent à fêter Noël 9 jours plus tôt, à partir du 15 décembre. Ces réjouissances comportent des défilés dans les rues de Kingstown, des courses de bicyclettes, des animations musicales, des orchestres et des cantiques. La saison des fêtes continue jusqu’au Nouvel An. Le 22 janvier, les Saint-Vincentais célèbrent leur fête nationale.

    A Pâques, Béquia organise ses régates annuelles, et l’Île Union ses manifestations sportives et culturelles ainsi qu’un concours de calypso. En mai, le Festival de la Grosse Caisse à l’Île Union marque la fin de la saison sèche. On danse la danse de la Grosse Caisse, d’influence africaine et française, le dernier jour du festival."


    Culture

    "La musique a beaucoup d’importance à Saint-Vincent. La musique de la Grosse Caisse, très prisée aux Îles Sous le Vent, est jouée aux mariages, à la mise à l’eau des bateaux et aux festivals. À l’origine, les caisses étaient sculptées dans des troncs d’arbre, mais aujourd’hui on les fabrique souvent à partir de barils de rhum. Les chanteurs sont souvent des femmes, et on appelle la chanteuse principale une « chante bien ». Les paroles comportent souvent des critiques et des satires sociales. Les danseuses, qui portent de longues jupes et de grandes coiffures, dansent la danse de la Grosse Caisse et interagissent avec les musiciens tandis que les spectateurs forment un cercle autour du groupe.

    La musique calypso est aussi très appréciée. Mélange de styles africains et français, elle s’est développée au XVIIIe siècle comme une forme de critique et de satire sociales. La calypso moderne est accompagnée par des groupes de percussion. Cette musique, venue de la Trinité et de Tobago, fut rapidement adoptée à Saint-Vincent. On la joua pour la première fois dans les années 40 quand on se rendit compte que des barils de pétrole vides pouvaient être utilisés pour produire toute une gamme de notes. Les chansons se moquent des hommes politiques locaux, dénoncent les injustices sociales et racontent en détail des aventures amoureuses. Les paroles étaient traditionnellement improvisées par le chanteur, mais aujourd’hui la plupart des chanteurs mémorisent des paroles écrites. La Soca, une variante plus rapide de la calypso, plus orientée vers la danse, apparut dans les années 70. Le reggae, d’origine jamaïcaine, est également très populaire dans les Îles.

    Le milieu naturel des Îles a bien évidemment influencé ses écrivains. Le volcan de Saint-Vincent, la Soufrière, a été le sujet de Volcano Suite, un livre de poèmes du plus célèbre écrivain saint-vincentais, Shake Ellsworth Keane. Keane est également un trompettiste de jazz de renom international ainsi qu’un joueur de bugle.

    Des artisans à Saint-Vincent et les Grenadines construisent des modèles réduits, en bois, des goélettes traditionnelles et des baleinières de Béquia. Ces bateaux sont réalisés à l’échelle exacte, peints des couleurs traditionnelles et pourvus de voiles et de gréements. Ces bateaux, aux détails précis, sont vendus principalement à des touristes ou à des collectionneurs internationaux. Un des modèles réduits les plus connus de Béquia est la maquette du yacht royal britannique, le HMS Britannia. On présenta le bateau à la Reine Élizabeth II lors de sa visite en 1985."


    Sports et loisirs

    "Le cricket et le soccer (football) sont très populaires à Saint-Vincent. Les adultes comme les enfants pratiquent ces sports, soit par jeu, soit professionnellement. Les Saint-Vincentais organisent des parties de cricket et de soccer sur n’importe quel terrain plat, ouvert, y compris sur la plage. Saint-Vincent compte 14 ligues de soccer et la compétition est vive. Beaucoup de Saint-Vincentais ont également été sélectionnés pour représenter les Antilles au cricket. Le basket-ball et la balle au filet sont aussi très prisés. Á Kingstown, les sports d’intérieur comme le squash, le tennis de table, le karaté et le tae kwon do gagnent en popularité.

    Depuis peu, le gouvernement s’efforce de développer les infrastructures sportives du pays. Le gouvernement encourage la philosophie du sport pour tous, à travers des organisations comme le Comité National des Sports, Le Comité Olympique National, et le Ministère des Sports.

    Le littoral des îles et les plages fournissent un milieu naturel pour les sports marins. La majorité des insulaires aiment aller à la plage et nager. La plongée, la plongée en apnée, la voile et le surf sont appréciés des Saint-Vincentais et des touristes. Les Îles attirent également les propriétaires de yachts et de bateaux à voile du monde entier, quelques-uns passent l`hiver sur les Îles, d`autres s’y établissent après leur retraite.

    Aux Grenadines, les mises à l`eau de bateaux sont des événements sociaux importants. Les constructeurs de bateaux donnent des réceptions, avec des ragoûts de chèvre et beaucoup de musique. Béquia et Canouan organisent également des régates annuelles. La régate de Pâques à Béquia est ouverte aux propriétaires de yachts locaux et étrangers.
    Il y a des courses pour toutes les tailles et pour tous les types de bateaux-y compris pour des bateaux en noix de coco faits par les enfants et pour des modèles réduits.

    Dans toutes les îles, les hommes adorent jouer aux dominos. Les jeux se passent souvent dans les débits de rhum locaux. Les jeunes se retrouvent dans des bals ou le reggae, la calypso, la soca, les percussionnistes des Îles et les grosses caisses sont à l’honneur. En fin de semaine, beaucoup de personnes se rendent au marché du samedi de Kingstown pour vendre leurs marchandises et rencontrer leurs amis.

    Conter des histoires est une tradition Saint-Vincentaise très forte. Échanger des contes populaires tout comme des nouvelles et des souvenirs, fait partie intégrante de la vie des communautés. Les contes Anansi, qui sont d’origine africaine, mettent en scène des animaux qui cherchent mutuellement à se duper. On met l’accent sur la performance du conteur, et en particulier sur sa capacité à intégrer des éléments locaux à des histoires traditionnelles."

    Saint Vincent et les Grenadines (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)

    Histoire

    Histoire
    "Saint-Vincent fut d’abord colonisé par les Ciboney en provenance d’Amérique du Sud environ 5 000 ans avant J C. Les Arawak leur succédèrent vers le IIIe siècle après J-C, avant d’être, à leur tour, supplantés par les Caraïbes, peuple guerrier venu d’Amérique du Sud par le Nord au XIVe siècle. 

    Les Européens commencèrent à coloniser les Caraïbes au XVIe siècle, mais les Caraïbes protégèrent Saint-Vincent de la colonisation européenne jusqu’au XVIIIe siècle. Les Caraïbes toutefois, réservèrent un meilleur accueil aux Africains. En 1675, un bateau hollandais, chargé d’esclaves fit naufrage au large de la côte. Les Caraïbes permirent aux Africains survivants de rester sur l’Île. Beaucoup d’entre eux épousèrent des Caraïbes. La nouvelle qu’une Île était un « paradis » pour les esclaves fugitifs se répandit. D’autres évadés arrivèrent, se marièrent avec des Caraïbes, ce qui créa un peuple appelé les Garifuna ou “Caraïbes Noirs”. La tension finit par monter entre les « Caraïbes Jaunes » Amérindiens et les « Caraïbes Noirs », ce qui divisa l’Île. Les Caraïbes Jaunes s’installèrent à l’Ouest et les Caraïbes Noirs à l’Est.

    Redoutant d’être dominés par les Caraïbes Noirs, les Caraïbes Jaunes autorisèrent les Français à établir des colonies en 1719. Les Français envoyèrent des missionnaires parmi les Caraïbes Noirs, et ils finirent par établir des relations paisibles avec les deux peuples caraïbes. Entre 1763 et 1783, la Grande-Bretagne et la France se disputèrent le contrôle de l’Île. En 1782, le Traité de Versailles accorda aux Anglais la possession de Saint-Vincent. Les Britanniques fondèrent des plantations de canne à sucre, et firent venir des esclaves africains pour y travailler.

    Les Français encouragèrent les Caraïbes Noirs à s’opposer à la colonisation britannique. En 1797, les tribus Caraïbes Noires, unies sous le commandement du chef Chatoyer, repoussèrent les Britanniques le long de la côte ouest vers Kingstown, mais, quand Chatoyer fut tué, les Caraïbes Noirs furent vaincus. Pour empêcher toute nouvelle résistance, les Britanniques déportèrent plus de 5 000 Caraïbes Noirs et Africains- la plus grande partie de la population- vers l’Île hondurienne de Roatán. Les Caraïbes restants furent conduits vers des colonies dans le nord de Saint-Vincent où leurs descendants demeurent toujours.

    En 1812, une éruption de la Soufrière détruisit les récoltes et des bâtiments. Après l’abolition de l’esclavage en 1834, les propriétaires de plantation firent venir des engagés de l’Inde Orientale comme ouvriers agricoles et comme domestiques. Au cours du xixe siècle, beaucoup de Portugais s’établirent sur l’île comme négociants et comme commerçants. En 1898, un cyclone endommagea des cultures et, en 1902, une éruption massive de la Soufrière détruisit des fermes et tua 2 000 personnes.

    Au début du XXe siècle, Saint-Vincent demeurait sous contrôle britannique, mais elle obtint la maîtrise croissante de ses propres affaires. En 1925, on installa un Conseil Législatif, et le suffrage universel fut accordé aux adultes en 1951. De 1958 à 1962, l’île fut membre de la Fédération des Antilles. En 1979, Saint-Vincent et les Grenadines obtinrent leur pleine indépendance au sein du Commonwealth britannique. Le gouvernement est stable depuis 1979. Le Nouveau Parti Démocratique, sous la Direction de l’Honorable James F. Mitchell est au pouvoir depuis 1984."

    Saint Vincent et les Grenadines (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Informations
    Raccourcis
    Actualités: The Herald (quotidien du pays), The Washington Post
    Présentation du pays: fiche (Quid), profil (Carribean Community)
    Composition du gouvernement (CIA)
    Caribbean Community (CARICOM)
    Tourisme:
    Site officiel
    Guides: Lonely Planet (angl.)
    Conseils aux voyageurs se rendant dans le pays (Min. des Aff. étrang. et du Commerce intern., Can.)

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