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    République dominicaine

    Description

    "La république Dominicaine, le deuxième pays en étendue des Caraïbes, est située dans les Grandes Antilles, entre l’océan Atlantique, au nord, et la mer des Caraïbes, au sud. Elle occupe les deux tiers est de l’île d’Hispaniola, Haïti occupant la partie ouest. Parmi les îles avoisinantes, se trouvent Cuba et la Jamaïque à l’ouest, et Porto Rico à l’est.

    Quatre chaînes de montagnes parallèles traversent le pays du nord-ouest au sud-est, séparées par des vallées fertiles. La plus importante, la Cordillera Central, qui s’étire du nord-ouest de la ville de Saint-Domingue jusqu’en Haïti, culmine au Pico Duarte (3 175 m), le plus haut sommet des Caraïbes ; celui-ci est parfois recouvert de neige en hiver. La Cordillera Septentrional s’élève le long de la côte nord ; la Sierra de Neiba et la Sierra de Bahoruco sont situées au sud de la Cordillera Central. Entre ces deux chaînes, se trouve le lac Enriquillo, le plus grand lac naturel du pays, qui est aussi le point le plus bas des Antilles et le seul lac d’eau salée au monde où vivent des crocodiles. De splendides plages de sable doré s’étirent sur plus du tiers des côtes, surtout celles de l’Atlantique, au nord. C’est d’ailleurs là que sont concentrés la plupart des hôtels et des stations balnéaires. La vallée de Cibao, située entre la Cordillera Central et la Cordillera Septentrional, est une des régions les plus fertiles du pays avec les basses terres du sud-est.

    Pour sa taille, la république Dominicaine offre une diversité géographique assez étonnante. Ses zones de végétation vont des forêts de conifères, sur les versants des montagnes, au paysage quasi désertique des environs du lac Enriquillo.

    Un climat tropical maritime règne sur l’île toute l’année et il n’y a presque pas de différence de température d’une saison à l’autre. Ce sont en fait les variations d’altitude qui occasionnent la plupart des différences climatiques. La température moyenne est d’environ 20 °C, bien qu’à basse altitude, comme au lac Enriquillo, elle puisse monter jusqu’à 40 °C. Le taux d’humidité se situe généralement aux environs de 70 %.

    La saison des pluies dure de mai à novembre, avec des précipitations plus fortes dans la région nord et moindres dans le sud-ouest. La saison des ouragans dure de juin à novembre et atteint son apogée durant les mois d’août et de septembre. Au mois de septembre 1998, l’ouragan George a causé d’énormes dégâts et a fait de nombreuses victimes dans le sud-est du pays."

    L'économie et le monde du travail

    "La république Dominicaine est un pays en voie de développement dont l’économie commence à prendre de l’élan. L’économie du pays qui, autrefois, dépendait surtout de l’exportation de matières premières, repose aujourd’hui essentiellement sur les services. Le tourisme, la principale industrie de la république Dominicaine, était jusqu’à récemment concentré dans les régions côtières et à Saint-Domingue. Cependant, avec quatorze parcs nationaux et sept réserves scientifiques, l’intérieur du pays commence aussi à connaître une croissance touristique, particulièrement dans le secteur de l’écotourisme.

    La deuxième source de revenus du pays provient des Dominicains de l’étranger qui envoient de l’argent à leur famille. Près de 800 millions de dollars sont envoyés annuellement par des Dominicains travaillant aux États-Unis, à Porto Rico ou ailleurs à l’étranger.Bien qu’ayant perdu de l’importance, l’agriculture continue à satisfaire à la demande tant pour l’exportation que pour le marché local et touristique. Le sucre était autrefois la culture principale du pays, mais la baisse de la demande et la chute des prix ont contribué au déclin de l’industrie. La république Dominicaine exporte aussi café, cacao, bananes, fleurs ornementales et tabac. La population est composée à 45 % d’agriculteurs, employés comme ouvriers agricoles ou s’occupant de leur propre ferme.

    Les 40 zones franches industrielles sont une autre source importante d’emplois. On y fabrique des vêtements, des chaussures, des boissons non alcoolisées, des composants électroniques et d’autres marchandises qui sont exportées par des sociétés étrangères. Dans ces zones, les conditions de travail laissent souvent à désirer : les syndicats n’y ont pas droit de cité et les ouvriers sont souvent obligés de travailler de longues heures avec très peu de pauses. Les femmes y représentent quelque 60 % de la main-d’œuvre, la plupart en tant qu’ouvrières non qualifiées. Les postes techniques et de direction sont majoritairement détenus par des hommes.

    Dans le secteur minier, la république Dominicaine produit encore une certaine quantité d’or, mais la principale production est aujourd’hui le nickel. On extrait également granit, marbre et bauxite, et plusieurs compagnies prospectent les côtes dans l’espoir d’y découvrir des gisements de pétrole.

    La semaine de travail normale est de 44 heures, la journée commençant à 8 h et se terminant à 17 h. Beaucoup d’entreprises ferment pendant quelques heures dans l’après-midi pour permettre aux Dominicains de faire la siesta, mais de plus en plus d’entreprises de Saint-Domingue et de Santiago commencent à abandonner cette tradition."

    La République dominicaine (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)

    Histoire

    Histoire
    "Les premiers occupants de l’île étaient les Caraïbes (ou Caribs) et les Taïnos ; ils vivaient de la pêche, de la chasse et de l’agriculturel. Le soir de Noël 1492, la Santa Maria, la caravelle de Christophe Colomb, s’échoua sur un récif proche de l’île, que l’explorateur nomma Hispaniola. Les Taïnos accueillirent chaleureusement l’explorateur et lui offrirent un masque en or. Christophe Colomb quitta l’île, laissant 39 de ses hommes sur place. Quand il revint l’année suivante, accompagné de 1 500 hommes pour continuer à chercher de l’or, ce fut pour découvrir que les colons étaient morts ou avaient été tués.

    En 1496, les Espagnols établirent une colonie à l’endroit où se trouve présentement Saint-Domingue. Les colons forcèrent les Taïnos à travailler pour eux. Les maladies, l’esclavage et les tueries décimèrent les Taïnos ; en cinquante ans, la population passa de près d’un million à 500. Au XVIe siècle, les Espagnols commencèrent à amener des esclaves africains pour travailler dans l’île.

    Les gisements d’or de l’île furent rapidement épuisés. En 1697, l’Espagne céda la moitié occidentale d’Hispaniola à la France : cette partie de l’île devint la république d’Haïti en 1804. Au cours des années 1820, les Haïtiens conquirent le restant de l’île, qu’ils occupèrent jusqu’à ce qu’ils soient repoussés,en 1844, par les Dominicains sous la conduite de Juan Pablo Duarte. La république Dominicaine devint alors un État indépendant. En 1861, alors qu’elle se trouvait au seuil de la faillite et que Haïti menaçait de l’envahir, la république Dominicaine redevint une colonie espagnole. Elle retrouva son indépendance en 1865.

    En 1887, un dictateur sans scrupules, Ulises Heureaux, prit le pouvoir. Lorsqu’il fut assassiné en 1899, le pays était fort endetté. En 1904, le président des États-Unis, Theodore Roosevelt, négocia un arrangement avec la république Dominicaine, qui permettait aux États-Unis de gérer les droits de douane du pays en échange du paiement de sa dette extérieure.

    En 1916, le chaos politique poussa les États-Unis à occuper le pays. C’est au cours de cette période de huit ans que naquit la première véritable armée. Son chef, Rafael Trujillo, prit le pouvoir en 1930. Sa famille et lui prirent le contrôle d’une grande partie des actifs du pays, notamment l’industrie sucrière, les compagnies de navigation, les compagnies aériennes et la loterie nationale. L’État totalitaire créé par Rafael Trujillo dura jusqu’à son assassinat en 1961.

    Joaquín Balaguer succéda à Trujillo, mais il fut forcé à l’exil en 1962. Juan Bosch, élu président en 1963, fut renversé par un coup d’État militaire et quitta l’île. En 1965, ses supporters fomentèrent une rébellion et la guerre civile éclata. Les États-Unis occupèrent à nouveau le pays pendant une courte période. En 1966, Joaquín Balaguer et Juan Bosch revinrent pour participer aux élections présidentielles. C’est Joaquín Balaguer qui l’emporta : il dirigea le pays de 1966 à 1978 et de 1986 à 1994. Antonio Guzmán fut président de 1978 à 1982 : il apporta de nombreuses réformes dans les domaines des droits de la personne, de la santé et du développement rural. En 1996, Leonel Fernandez remporta les élections."

    La République dominicaine (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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