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    Définition



    "Dans un premier temps, notre équipe, par ses multiples travaux, s'est attachée à démontrer que, jusqu'aux premières décennies du 20e siècle, la logique libérale de prise en charge des populations fragilisées passe principalement par l'internement[2]. Au Québec, le réseau d'établissements occupe en effet une place stratégique et constitue ce qu'on pourrait appeler le noyau dur de l'intervention sociale, et cela de trois façons complémentaires:

    1. en isolant (à court, moyen ou long terme) la personne de son milieu, souvent décrit comme "délétère";

    2. en créant un espace spécifique où puisse se déployer une intervention sans entrave, intervention en général fondée sur une expertise particulière qui la légitime (expertise autant morale [Bradbury 1992], professionnelle, technique que scientifique);

    3. en résistant au temps, assurant ainsi la pérennité dans le paysage social d'un mode particulier d'intervention.

    Dans un second temps, il s'agira pour nous de comprendre la mutation de la logique de régulation qui survient au début du 20e siècle et qui redéfinit profondément l'économie de l'internement. Car l'enfermement comme mode de prise en charge comportait d'importantes limites. D'abord, le retrait de l'individu "traité" de son milieu ne permettait pas d'agir sur le contexte d'occurrence du problème, voire sur ses causes. Ensuite, les tendances à l'uniformisation du traitement ou de la réforme des personnes internées constituaient un obstacle à la prise en compte du caractère unique (et du degré spécifique de sévérité) de chaque cas. À ces inconvénients s'ajoutait le fait que l'isolement du milieu déresponsabilisait à la fois la personne affectée et son milieu. Finalement, et principalement peut-être, l'intervention par enfermement se faisait, par définition, ex post facto, rendant impossible une problématisation sous forme de prévention. "

    http://www.unites.uqam.ca/chrs/Objet_et_approche_scientifiqueF.htm

    "... la protection sociale a précédé l'État. Ses origines remontent sans aucun doute au Moyen-Age, lorsque les communautés locales ont instauré ce que nous appellerions une Welfare Society, (...) une véritable protection sociale accordée par la société elle-même déjà avant le Xe siècle, pendant tout le Moyen-Age et la Renaissance dans de nombreux pays européens. C'est à cette période qu'apparaissent les premières grandes institutions et manifestations de la protection sociale que nous connaissons de nos jours. C'est au plus profond de la nature humaine qu'est inscrit le désir de vaincre la maladie, d'éduquer ses enfants, de secourir les nécessiteux, de prendre soin des aînés, de travailler pour subvenir aux besoins de sa famille et des tiers dont on se sent responsable, d'épargner pour faire face aux imprévus, etc. Avec l'affirmation du christianisme, autrement dit la Résurrection du Christ comme victoire de la vie sur la mort, ce désir est devenu le critère culturel et normatif de la vie sociale. Il est à l'origine de plusieurs siècles de création, dans nos pays, d'un vaste réseau d'hôpitaux, de maison de retraite, d'asiles, d'écoles et d'universités, d'instituts professionnels, de caisses d'épargne, de caisses rurales, de monts de piété et de banques populaires, de mutuelles et de coopératives, d'instituts des arts et métiers, de bibliothèques, etc. Il s'agit bien là de manifestations de l'émergence et du développement d'une "économie civile" proprement dite qui ont jalonné l'histoire de nos pays." (p. 12-13)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01

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