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    Impression du texte

    Louisbourg

    Description

    Localité de la côte sud-ouest de l'île du Cap Breton, dans la province de Nouvelle-Écosse (Canada). Au 18e siècle, les Français y bâtirent une forteresse afin de contrôler l'accès au golfe Saint-Laurent et à la Nouvelle-France. Les vestiges de cette forteresse sont aujourd'hui un site patrimonial très fréquenté.


    L'île du Cap Breton sous le régime français. On peut y voir, en haut à gauche, Louisbourg
    Détail de la carte Nouvelle France vers 1740
    © L'Atlas du Canada, Ministère des Ressources naturelles du Canada
    Reproduction pour utilisation publique non commerciale autorisée par le MRNC

    Histoire

    Histoire
    "Le 16 mars 1713, le Conseil de la Marine décide d’établir solidement la pêcherie sédentaire du Cap-Breton. Après de longues hésitations, on l’appela l’Ile-Royale et l’on choisit pour résidence principale le Havre-à-l’Anglais qu’on nomme d’abord Port-Saint-Louis, puis définitivement Louisbourg en l’honneur du roi. De Louisbourg, dont les terres sont mauvaises, mais la rade bonne, profonde, bien abritée, capable de contenir plus de 300 voiles, on résolut de faire une ville qui fût à la fois une place forte militaire et un grand port de pêche et de commerce. On y installa, sous l’autorité du lieutenant du roi, M. Saint-Ovide de Brouillan, accompagné de l’ingénieur L’Hermitte, la garnison évacuée de Plaisance de Terre-Neuve, ainsi que des pêcheurs français de l’île Saint-Pierre.

    En mai et juin 1714, vinrent M. de Vaudreuil et M. Bégon, qui discutèrent avec l’ingénieur les plans de la ville et de ses forts; mais on n’avait ni chaux, ni bonne pierre, ni outil, ni argent. À la cour un crédit de 800 000 livres fut ouvert pour entreprendre les travaux, qui furent confiés à des ingénieurs de mérite, Berthelot de Beaucours, Levasseur de Néré, Boucher et Le Verrier. M. Pasteur de Costebelle fut choisi comme premier gouverneur (1714-1717) et M. de Brouillan lui succéda (1717-1739). M. Verville fut le premier ingénieur des fortifications et des casernes. En 1728, le gouverneur écrivait au ministre « qu’elles sont presque terminées, après huit ans de travaux »; en réalité, ces travaux furent continués ou repris jusqu’en 1756. Outre les fortifications à parapet, on entoura la place de plusieurs bastions isolés, celui du Roi, de la Reine, du Dauphin, etc. L’histoire de Louisbourg est celle de chacun de ses gouverneurs successifs de l’Ile-Royale.

    En 1740, la ville avait belle apparence avec ses imposants remparts et ses belles casernes, bâtis à grands frais de pierre apportée de France; avec son ample résidence du gouverneur, sa grouillante population de soldats, de marins, de pêcheurs; avec sa vaste rade, son couvent de la Congrégation où cinq Sœurs enseignent aux jeunes filles, son hôpital tenu par cinq Frères de la Charité, son église que desservent trois Récollets de la Province de Bretagne, son Conseil d’officiers et de fonctionnaires qui administrent les trois bailliages de l’île; son afflux de Micmacs aux jours de la traite. Sous un climat brumeux et froid, la vie est intense et joyeuse. Les familles se succèdent de génération en génération; des huit officiers qui signaient en 1713 la prise de possession, six se retrouvent en 1745 et leurs fils ou petits-fils en 1758. Sans craindre de déroger, les officiers et leurs frères d’armes, venus plus tard, épousent les filles de riches négociants : Rousseau de Souvigny une Jeanne de Latour; le baron de l’Espérance une Rodrigue; le sieur du Boisberthelot une Des Gouttins. La vie sociale se manifeste dans les parties de chasse ou de pêche, dans les promenades sur les remparts, dans les réunions du soir, où l’on aimait la danse et les jeux de cartes. Louisbourg rivalisait avec Québec et Montréal et alimentait le courage et l’espoir des Acadiens. Ceux-ci y apportaient leurs denrées et leurs bestiaux de boucherie : en 1743, environ 700 têtes de bétail et 2000 moutons.

    En 1744, la guerre éclate entre la France et l’Angleterre. Les Bostonnais, renseignés par les prisonniers pris à Canso et remis en liberté sur parole d’honneur, déterminent le gouverneur Shirley à attaquer Louisbourg. Le succès couronne ses efforts: après 47 jours de siège, M. Dupont, sieur de Chambon, livre la ville, le 27 juin 1745. Mais le traité d’Aix-la-Chapelle restitue l’île à la Couronne, en 1748.

    Dix ans après, Pitt a résolu de tuer la France en Amérique.

    L’armée de terre, commandée par Amherst, Wolfe, Howe, Lawrence, comprend plus de 15 000 hommes; la flotte porte 1800 gardes-marine et ne compte pas moins de 192 unités armées de 1526 canons, sous les ordres des amiraux Boscawen, Hardy, Buckle, Evans, Durell; les troupes débarquent, le 8 juin 1758, à l’anse de la Cormorandière. L’armée française ne compte que 5700 combattants dans la place, l’escadre 11 navires en rade sous les ordres de l’amiral, marquis Des Gouttes, et dont deux réussirent à sortir : la Comette pour la France, le Bizarre pour le Canada. Le siège dure un mois et 18 jours : héroïque défense de M. de Drucourt et de son épouse, du colonel Saint-Julien, de l’ingénieur Franquet, de Marin, etc. Les résultats : remparts démantelés, incendie des casernes et des maisons, entassement de 4000 femmes ou enfants dans les casemates, navires en feu ou coulés par l’amiral pour fermer l’entrée du port, 1500 morts ou blessés, capitulation le 26 juillet en six articles. […]

    Les constructions de Louisbourg avaient coûté environ 30 millions au Trésor royal."

    Louis Le Jeune, article «Louisbourg» du Dictionnaire général de biographie, histoire, littérature, agriculture, commerce, industrie et des arts, sciences, moeurs, coutumes, institutions politiques et religieuses du Canada, Ottawa, Université d'Ottawa, 1931, vol. 2, p. 176-177 (ouvrage dans le domaine public) - de légères corrections ont été apportées au texte original

    Doocumentation

    Documentation
    Robert H. Jackson, The Demography of a Colonial Frontier Fortress, 25 juillet 2000
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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