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    Londres

    Histoire

    Histoire
    La ville au XIXe siècle

    Londres au temps de Shakespeare (Victor Hugo)

    «On pourrait appeler Londres la Babylone noire. Lugubre le jour, splendide la nuit. Voir Londres est un saisissement. C'est une rumeur sous une fumée. Analogie mystérieuse; la rumeur est la fumée du bruit. Paris est la capitale d'un versant de l'humanité, Londres est la capitale du versant opposé. Magnifique et sombre ville. L'activité y est tumulte et le peuple y est fourmilière. On y est libre et emboîté. Londres est le chaos en ordre. Le Londres du seizième siècle ne ressemblait point au Londres d'à présent, mais était déjà une ville démesurée. Cheapside était la grande rue. Saint-Paul, qui est un dôme, était une flèche. La peste était à Londres presque à demeure et chez elle, comme à Constantinople. Il est vrai qu'il n'y avait pas loin de Henri VIII à un sultan. L'incendie, encore comme à Constantinople, était fréquent à Londres, à cause des quartiers populaires bâtis tout en bois. Il n'y avait dans les rues qu'un carrosse, le carrosse de sa majesté. Pas de carrefour où l'on ne bâtonnât quelque pickpocket avec le drotschbloch, qui sert encore aujourd'hui en Groningue à battre le blé. Les mœurs étaient dures et presque farouches. Une grande dame était levée à six heures et couchée à neuf. Lady Geraldine Kildare, chantée par lord Surrey, déjeunait d'une livre de lard et d'un pot de bière. Les reines, femmes de Henri VIII, se tricotaient des mitaines, volontiers de bonne grosse laine rouge. Dans ce Londres-là, la duchesse de Suffolk soignait elle-même son poulailler et, troussée à mi-jambe, jetait le grain aux canards dans sa basse-cour. Dîner à midi, c'était dîner tard. Les joies du grand monde étaient d'aller jouer à la main chaude chez lord Leicester. Anne Boleyn y avait joué. Elle s'était agenouillée, les yeux bandés, pour ce jeu, s'essayant, sans le savoir, à la posture de l'échafaud. Cette même Anne Boleyn, destinée au trône, d'où elle devait aller plus loin, était éblouie quand sa mère lui achetait trois chemises de toile, à six pence l'aune, et lui promettait, pour danser au bal du duc de Norfolk, une paire de souliers neufs valant cinq schellings.»

    VICTOR HUGO, "William Shakespeare", in Œuvres complètes: Philosophie, Paris, éd. J. Hetzel & A. Quantin, 1882, p. 18
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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