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    Bach Jean-Sébastien

    La passion selon St-Mathieu

    Compositeur et musicien allemand (1685-1750).

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    «Immortelle présence et nécessité de J.-S. Bach: On ne peut parler de sa jeunesse ni de la force: il est de tous les âges, et toutes les puissances de la musique sont en lui. Jean-Sébastien Bach est notre Père Éternel. Il est le Fiat Musice du monde sonore. En tout art, de hauts génies dominent sur les autres, et semblent l'emporter sur toute beauté rivale: ainsi Shakespeare et Racine, Aristophane et Virgile, Goethe et Stendhal, Rembrandt ou Goya. Mais Bach me donne l'idée qu'il est plus grand, plus puissant, plus beau, plus étendu en musique, plus musical enfin qu'aucun autre artiste souverain dans son art propre. Et même la vertu de Bach est telle qu'il domine sur tous les artistes, en quelque art que ce soit, et non pas seulement dans le sien. Ni en poésie, ni en peinture, ni dans le statuaire, aucun homme n'égale Bach par la puissance et la beauté, la grâce de l'âme et la profondeur de l'esprit. L'équilibre de l'oeuvre et du sentiment est sans exemple. Bach révèle l'intelligence au coeur et pénètre d'amour toute l'intelligence. Il est plus parfait dans son propos que tous les autres artistes dans le leur. Bach est la vie rachetée du néant par l'harmonie et la sérénité pensante. Tout ordre et toute émotion en lui: dans cet art incomparable, le coeur et l'esprit s'accomplissent l'un par l'autre.»

    ANDRÉ SUARÈS, Pages, Paris, éditions du Pavois, 1948, p. 257

    Biographie

    Le génie est ce qui échappe à toutes les définitions tout en ayant des racines dans des conditions socioculturelles précises. Les racines de Bach (1685-1750) sont multiples. Il appartient à une famille de musiciens connus en Thuringe depuis le XVIe siècle. Bach sera mis très jeune en contact avec les oeuvres des compositeurs italiens et français: contrairement à Mozart, cet itinérant qui connaîtra tout ce que l'Italie contenait de grands musiciens, Bach voyagera peu en dehors de son pays natal et passera une partie de son adolescence à transcrire les oeuvres de Frescobaldi, Corelli, Pachelbel, Albinoni, Vivaldi, chez les Italiens, et Couperin et Nicolas de Grigny, chez les Français. Il fera à pied le voyage d'Arnstadt à Lübeck pour rencontrer Buxtehude. Bach n'imitera pas ses maîtres, il les transcendera. Il fera un cru unique de tous les grands cépages musicaux de son temps. Nous n'entrerons pas dans le détail de sa vie mais nous évoquerons les événements qui éclairent son oeuvre. Toute sa vie, il sera organiste et maître de chapelle dans divers duchés et villes d'Allemagne. Il sera en butte au début de sa carrière à l'incompréhension. Au retour de Lübeck, il dut quitter son poste d'organiste à l'Église d'Arnstadt, puis peu de temps après à celle de Gehren (où il avait épousé sa première femme). On lui reprochait son art trop riche, trop personnel, trop charnel, puisqu'il séduisait l'oreille, détournait de la méditation et «adultérait l'art de la vérité divine». C'est à Weimar, à Kothen puis à Leipzig qu'il trouvera les conditions qui stimuleront le plus son génie. Il fut d'abord organiste de la Cour à Weimar de 1708 à 1716. C'est là qu'il composera ses principales oeuvres pour orgue, toccates, fugues et préludes. Ici se place une anecdote amusante; lorsqu'il voulut quitter Weimar pour une autre fonction, le duc refusa de le laisser partir et le fit arrêter. Il restera un mois en prison... À Kothen, il sera au service du prince Anhalt-Kothen pour lequel il composera de la musique de chambre: sonates, partitas, suites, dont les célèbres Concertos brandebourgeois. Il passera les trente dernières années de sa vie à Leipzig, comme cantor de St-Thomas... «il entrait dans ses fonctions de superviser toutes les manifestations de la ville».

    Les concerts intimes d'une dynastie
    Bach enfant a baigné dans la musique. «On sait que les membres de la famille Bach avaient l'habitude de se réunir pour chanter à plusieurs parties et aussi pour improviser, soit sur un thème donné, soit sur un quolibet instantané qu'émettait un soliste et auquel les autres exécutants s'adaptaient sur le champ, sans la moindre peine, en se conformant à des règles précises de maîtres-chanteurs». A quinze ans, Bach qui avait une très belle voix de soprano, chantait dans la chorale de Luneburg. Plus tard, avec sa seconde femme Maria Magdalena et ses enfants, il organisait des concerts: «Avec ma famille, disait-il, je puis déjà former un concert, vocaliser et instrumentaliser, surtout que ma femme chante un très beau soprano et que, de son côté, ma fille aînée exécute sa partie pas mal du tout».

    Bach et sa famille
    De ses deux mariages, Bach eut 20 enfants (22 selon certains musicologues), dont huit seulement survivront mais dont quatre seront des musiciens connus: Jean Chrétien, Carl Philippe Emmanuel, Jean Christophe Frédéric et Wilhem Friedman. Sa seconde femme, Anna Magdelena, avait une jolie voix de soprano et Bach écrira pour elle ses airs les plus inspirés. Elle recopiera de sa main plusieurs des oeuvres de son mari. Elle laissera aussi un cahier de musique où toute la famille Bach transcrivait des pièces faciles et courtes qui servent encore de nos jours à l'initiation des élèves à la musique. Bach sera frappé de cécité à la fin de sa vie. Il mourra peu de temps après deux opérations de la cataracte qui avaient échoué.

    L'oeuvre de Bach
    Les admirables cantates, la partie la plus riche de l'oeuvre de Bach, ne sont jouées qu'une fois, devant les bigotes de la paroisse, par le chœur des élèves, avec un petit ensemble d'instrumentistes amateurs et quelques membres de la famille Bach. Comme cantor de St-Thomas de Leipzig, il devait exécuter une cantate chaque dimanche. Il pouvait puiser dans un répertoire italien ou français qu'il connaissait si bien, mais le plus souvent, il composait lui-même la dite cantate. Se représente-t-on ce que cela supposait de puissance créatrice, de vitalité, de patience aussi? Le cantor avait également la responsabilité des répétitions.

    On a beaucoup souligné la foi de Bach en Dieu. À la seule Gloire de Dieu est une dédicace qu'on a retrouvée sur de nombreux manuscrits. De l'extraordinaire sérénité qui se dégage de son oeuvre, on peut déduire que Bach voyait en Dieu le centre d'un univers harmonieux. Et par là, il est, à travers les siècles qui les séparent, le frère des pythagoriciens, beaucoup plus que celui des Encyclopédistes. Au siècle des Lumières, c'est la Lumière divine qui semble plutôt l'éblouir.

    Toutes les oeuvres de Bach méritent d'être citées: celles pour l'orgue, les Préludes et Fugues, les Toccates, les Sonates, la Grande Passacaille, les chorales; celles pour le clavecin, les 48 Préludes et Fugues du Clavecin bien tempéré, les Variations Goldberg et tant d'autres encore; les messes, les Passions (dont deux ont été perdues), les concertos brandebourgeois, le clavier bien tempéré, dont l'importance dans l'histoire de la théorie musicale a été soulignée au cours de cette route, les cantates. Bach a composé à la fin de sa vie deux oeuvres qui sont la Somme de son art et qui sont de merveilleux instruments de formation musicale, l'Art de la fugue, où il a donné à l'art du contrepoint sa forme définitive et l'Offrande musicale.

    Un subterfuge de Bach

    Orphelin, Bach a été élevé chez son frère Johann-Christoph, organiste à Ohrdruf. Ce dernier possédait un recueil de pièces de clavecin dont il interdisait l'accès à Sébastien. Celui-ci en cachette la nuit, à la clarté de la lune, le recopia. Il lui fallut six mois. Lorsqu'il eut terminé, par malheur son frère s'en aperçut et lui confisqua et l'original et la copie. La cécité de Bach à la fin de sa vie fut-elle le prix dont il paya les nombreuses transcriptions faites dans des conditions difficiles?

    Oeuvres

    Catalogue des oeuvres de Bach
    Bach Bibliography
    Bach Bibliography (Yo Tomita, School of Music, Queen's University of Belfast, Irlande)
    Écoutez des oeuvres de Bach (format MIDI)
    Oeuvres pour clavecin de Bach, par John Sankey (format MIDI)

    Documentation

    Propos et citations sur Bach

    «Sans Bach, la théologie serait dépourvue d'objet, la Création fictive, le néant péremptoire. S'il y quelqu'un qui doit tout à Bach, c'est bien Dieu.»
    E. M. CIORAN, Syllogismes de l'amertume, Paris, Gallimard, coll. Idées, 1952, p. 119-120

    «Celui-là devant qui tous les autres ne sont que des enfants».
    ROBERT SCHUMANN

    «J'ai dû m'appliquer; quiconque s'appliquera de la même façon arrivera au même résultat.»
    JEAN-SÉBASTIEN BACH

    «Bach est au centre de la musique. Sans doute le plus grand génie musical de tous les temps. Il symbolise le dernier terme d'un mouvement — le mouvement polyphonique- préparé dès le Moyen Âge, stimulé par le XVIe et le XVIIe siècles; il résume deux siècles d'efforts, et synthétise deux siècles de découvertes.»
    NORBERT DUFOURCQ, Petite histoire de la musique en Europe, Paris, Librairie Larousse, 1942.



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    Publications anciennes

    Landowska, Wanda. "Bach et ses interprètes. Sur l'interprétation des oeuvres de clavecin de J.-S. Bach", Mercure de France, no 202, 15 novembre 1905, p. 214-230 (Bibliothèque nationale de France, Gallica - mode image, format PDF)


    Publications contemporaines

    L'influence tsigane sur la musique de Bach (Balval)

    Guy Marchand, Bach ou la Passion selon Jean-Sébastien, de Luther au nombre d'or, Paris, Éditions L'Harmattan, 2003.

    The Well-Tempered Clavier, Book 1 (BWV 846-869), par Yo Tomita, School of Music, Queen's University of Belfast, Irlande. Texte d'accompagnement du DC de Masaaki Suzuki (BIS-CD-813/814) paru en 1997 chez BIS.

    Gould's notes on Bach's Goldberg Variations, 1955 (BNC)

    The Goldberg Variations (BWV 988), par Yo Tomita, School of Music, Queen's University of Belfast, Irlande. Texte d'accompagnement du DC de Masaaki Suzuki paru en 1997 chez BIS.

    The Inventions and Sinfonias (BWV 772-801), Yo Tomita, School of Music, Queen's University of Belfast, Irlande. Texte d'accompagnement du DC de Masaaki Suzuki paru en 1997 chez BIS.

    J. S. Bach's Well-Tempered Clavier II. A Source Study, par Yo Tomita, School of Music, Queen's University of Belfast, Irlande

    Hitherto unknown musical transcription of Psalms in Bach's Well-Tempered Clavier, Book II?
    The old question revisited, par Yo Tomita, School of Music, Queen's University of Belfast, Irlande. Communication présentée à la Eighth Biennial Conference of Baroque Music à l'University of Exeter, 9-12 juillet 1998

    Was Bach Jewish?, par Norman Podhoretz (Prospect, décembre 1999): In his strict adherence to the musical laws of his time, Johann Sebastian Bach was quintessentially Jewish

    Prélude à l'année Bach. Un phénomène de dynastie, par Edith Weber (Évangile et liberté, janvier 2000)

    J.-S. Bach 2000: Interlude, par Edith Weber (Évangile et liberté, mai 2000)

    Bach, the Evangelist. Transcription de l'émission «Encounter» (Radio National, Australie), 22 octobre 2000; J. S. Bach and Joy. Transcription de l'émission du 29 octobre 2000

    In search of... Bach's passions, par Anthea Milnes (Independent Enjoyment, 16 juillet 2001): le maître du contrepoint choral est un compositeur dont on présente encore très peu les oeuvres dans sa Saxe natale.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-09
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