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    Guatemala

    Description

    Pour agrandir, cliquez sur l'image"Le Guatemala est le pays le plus septentrional d'Amérique centrale, bordé par la mer des Antilles, l'océan Pacifique et par le Mexique, le Belize, le Honduras et le Salvador. Comme ces derniers pays, le Guatemala connaît de nombreux tremblements de terre chaque année. Si la plupart sont trop faibles pour être ressentis, certains sont de forte amplitude et peuvent survenir plusieurs fois au cours d'un siècle.

    La côte du Pacifique est plate, chaude et fertile. Au-delà d'une bande étroite de sable noir volcanique, s'étendent d'immenses plantations de caoutchouc, de coton et de canne à sucre. Plus haut, le plateau occidental ressemble à un autre monde. C'est dans cette région que vit une grande partie de la population d'expression maya. Les vallées sont assez chaudes pour permettre la culture de la banane et du cacao, alors que les coteaux sont couverts de forêts vierges de pins et de cèdres. C'est une région de petits villages grouillant de monde les jours de marché, mais presque déserts le reste de la semaine, alors que la population est aux champs.

    Les plantations de café dominent le paysage de la région de Cobán et les Verapaces du nord, où une bruine, le chipi-chipi, semble tomber en permanence. Les forêts humides de cette région, couvertes d'orchidées et de lichen, sont le refuge des derniers quetzals du Guatemala, des oiseaux au plumage vert chatoyant, symbole du pays.

    Les terres basses luxuriantes de l'est, connues pour leurs plantations de bananiers et leurs grandes fermes d'élevage, constituent l'axe commerciale entre la mer des Antilles et Guatemala, la capitale. C'est la plus grande ville d'Amérique centrale, avec plus de deux millions d'habitants.

    Finalement, le Petén est la région la plus grande et la plus reculée du Guatemala. Centre de la culture maya autrefois, elle révèle des ruines de grandes villes au cur de ses forêts denses, où abondent des acajous de plus de 50 mètres. On y trouve des singes araignées et hurlants, des tapirs, des jaguars et des centaines d'espèces d'oiseaux et de papillons; or, récemment des colons et des promoteurs pétroliers ont commencé à déboiser ces forêts.

    S'il y a parfois des gelées et de la neige sur les hauteurs, le climat dans la plupart des régions montagneuses est printanier toute l'année. Dans les régions basses, comme le Petén et le littoral, les températures sont étouffantes l'année entière."

    Langues parlées

    "On parle presque deux douzaines de langues au Guatemala, mais l'espagnol est la langue officielle. C'est la première langue des trois cinquièmes de la population et de tous les ladinos. De nombreuses langues mayas parlées avant la Conquête sont toujours en usage. Plus de 300 000 personnes parlent le quiché, et au-delà de 100 000 parlent respectivement le cakchiquel, le mam et le kekchi."

    Religions et croyances

    "La majorité des Guatémaltèques se considèrent catholiques, mais le catholicisme pratiqué au Guatemala, surtout dans les régions mayas, diffère de celui d'autres pays. Le catholicisme y a été introduit par des frères dominicains qui parlaient de leur foi en des termes que les croyants mayas pouvaient comprendre. En général, les frères ne s'établissaient pas de façon permanente dans un village; après avoir institué des pratiques catholiques, ils partaient en laissant la responsabilité du maintien des rites de l'Église aux nouveaux convertis.

    Dans de nombreux villages, les croyances mayas et catholiques se sont combinées pour créer des formes de culte que l'on ne rencontre qu'au Guatemala. Les rituels touchant le personnage de Maximón (une sorte d'anti-saint), les fraternités villageoises ou les hommes, à tour de rôle, consacrent une année de leur vie à organiser le culte du saint patron d'un village et l'invocation des faveurs des saints et des ancêtres avec de l'encens et de l'alcool sont des pratiques typiquement guatémaltèques et toujours observées dans de nombreuses régions. Cependant, le fondement de la religion et de la culture guatémaltèques est la célébration publique des fêtes saintes. Récemment, les formes traditionnelles de la religion guatémaltèque ont été touchées par deux nouveaux courants. Certains jeunes prêtres ont introduit l'«Action catholique», une forme orthodoxe du catholicisme axée sur l'activisme social plutôt que sur les rites traditionnels. Par ailleurs, le protestantisme fondamentaliste est de plus en plus présent au Guatemala. Les sectes évangéliques gagnent en popularité dans les régions rurales."

    Fêtes et célébrations

    "L'année commence au son des pétards, la veille du jour de l'An; on se pare de vêtements neufs pour s'attirer la chance au cours de l'année. Elle se termine par les farces du 28 décembre, «le jour des Innocents», où les farceurs n'ont généralement pas à craindre de représailles. Le 1er avril au Canada n'est rien à côté du 28 décembre au Guatemala.

    Entre le 1er janvier et le 28 décembre, il y a des centaines de fêtes à travers le pays. Chaque ville et village a son saint patron, et on célèbre avec de la musique, des processions et, comme toujours, des feux d'artifice. Quelques célébrations locales, comme les courses de chevaux de Todos Santos ou les cerfs-volants géants de San Juan Sacatepéquez, sont très connues.

    De multiples fêtes sont également célébrées dans l'ensemble du pays; en voici quelques-unes. Carnaval se déroule quelques semaines avant Pâques, les Guatémaltèques portent des masques et des costumes, jettent de l'eau et de la farine aux passants et cassent des coquilles d'ufs peintes remplies de confettis, de préférence sur la tête de quelqu'un.

    La Semaine sainte, avant Pâques, est le moment le plus solennel du calendrier guatémaltèque. Les familles et voisins créent des tapis aux motifs compliqués dans les rues, parfois faits de fleurs et de feuilles, mais plus souvent de sciure de bois colorée. Hommes, femmes et enfants travaillent toute la nuit pour préparer le parcours des processions, où des portraits du Christ et de la Vierge Marie sont portés dans les rues.
    Dans les villes et villages, le matin précédant Pâques présente une menace particulière. Au coin des rues, pendent des effigies de Judas, habillé de vieilles loques. Dans sa poche, se trouve le testamento, une lettre écrite par quelqu'un du pâté de maisons, révélant tous les péchés et scandales du voisinage au cours de l'année écoulée. La lettre est lue à voix haute devant une foule parfois amusée, parfois songeuse. Le jour de Pâques, il y a d'autres processions et on mange des buñuelos, de petits beignes glacés au miel et à la cannelle, préparés les jours de fêtes.

    Le 1er novembre est le «jour des Morts»; on revient au lieu de sa naissance pour déposer de la nourriture, des boissons et des fleurs sur les tombes d'amis et parents. Le 6 décembre est le «jour de Rôtissage du diable»; on se débarrasse de choses à jeter ou à brûler. Parmi les déchets, il y a des papiers, du carton, des boîtes et des vieilles paillasses inutiles qui sont brûlés devant les maisons pour les purifier avant la Noël.

    Les jours précédant Noël sont consacrés à des soirées et aux préparatifs. Des crèches aux dimensions presque réelles sont montées dans les maisons, décorées de couronnes de pin, de poinsettias et de manzanillas (petit fruit jaune). La veille de Noël est l'occasion de manger des tamales, boire du punch et, comme toujours, allumer des feux d'artifice.

    Outre ces célébrations publiques, il y a beaucoup de fêtes privées. Une des plus importantes est le Quinceaños, fêté en l'honneur d'un garçon ou d'une fille à l'occasion de ses quinze ans. Cet âge représente le passage à la vie adulte, un événement important pour les Guatémaltèques.

    Aux fêtes organisées pour les enfants, on voit souvent des piñatas, des figurines creuses remplies de friandises. La piñata est suspendue à une corde et les invités, les yeux bandés, essaient à tour de rôle de la frapper avec un bâton jusqu'à ce qu'elle se brise et laisse tomber une pluie de friandises. Il y a même des piñatas en forme de cloches aux mariages, elles sont remplies de haricots crus, de riz et de confettis. Quelle que soit l'occasion, les Guatémaltèques trouvent toujours le moyen de célébrer."

    Arts et littérature

    "Au Guatemala, la tradition littéraire remonte à plusieurs siècles. Une oeuvre ancienne est le Popul Vuh, écrit par un Quiché qui relate l'histoire et les croyances de son peuple peu après la Conquête. Cet ouvrage de plus de 9 000 vers décrit la création du monde et de l'humanité et la façon dont les Quichés migrèrent de leurs terres ancestrales du sud, vers les plateaux du Guatemala.

    Le premier prix Nobel de littérature attribué à un écrivain d'Amérique centrale fut décerné à Miguel Angel Asturias, du Guatemala. Certains de ses livres existent en français.

    Le Guatemala possède également une longue et riche tradition musicale. L'instrument national est la marimba, une sorte de xylophone en bois si grand que six personnes peuvent en jouer en même temps. Un tambour fait à partir d'un tronc creux et un instrument ressemblant à la flûte accompagnent la marimba dans les ensembles traditionnels. Des guitares, des saxophones et des crécelles faites de gourdes creuses l'accompagnent aux fêtes ladino. (Il faut dire que beaucoup de jeunes rejettent la musique des marimbas, préférant la musique moderne (...).)

    Alors que le Guatemala produit de magnifiques céramiques, peintures, bijoux et paniers, à l'étranger il est surtout connu pour ses tissages. Les motifs sont antérieurs à la Conquête; chacun est associé à un village ou groupe particulier et sert de pièce d'identité à ses porteurs.

    Les motifs compliqués et les couleurs vives des vêtements guatémaltèques sont célèbres à travers le monde, mais on ne leur accorde que peu de valeur au Guatemala. Beaucoup de ladinos n'apprécient leur beauté qu'après avoir quitté le Guatemala. De plus, le gouvernement n'encourage pas les costumes traditionnels. Dans certains districts, les gens doivent même se débarrasser de leurs vêtements tissés en faveur de vêtements à l'occidentale pour assurer leur sécurité et échapper à la persécution."

    Le Guatemala (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)

    Histoire

    Histoire
    Regard sur le passé

    "Il y a deux mille ans, les Mayas, la population présentement la plus opprimée au Guatemala, étaient à l'apogée de leur domination. Les empires mayas régnèrent six fois plus longtemps que l'empire romain; encore aujourd'hui, de vastes ruines dans cinq pays témoignent des capacités des ingénieurs, astronomes, agronomes et architectes qui construisirent des villes plus grandes et plus élaborées que celles d'Europe, à l'époque.

    À l'arrivée du conquérant espagnol Pedro de Alvarado, en 1523, l'époque glorieuse des empires était finie et plusieurs petits groupes mayas rivalisaient pour le pouvoir. Appuyés par la cavalerie et la poudre à canon, les Espagnols ont pu assujettir la majorité de la population guatémaltèque et imposer un pouvoir colonial dans le seul but de s'enrichir. Entre les conditions brutales de travail imposées par les Espagnols et les maladies nouvelles qu'ils apportèrent, dans certaines régions, la colonisation espagnole causa la mort de 90 p. 100 de la population.

    Même après le régime colonial, le système d'exploitation demeura. La déclaration d'indépendance du Guatemala, en 1821, amena une succession de gouvernements qui encourageaient l'investissement étranger, au point de céder des terres communales aux investisseurs et de leur octroyer le droit d'employer 25 p. 100 de la population mâle dans les plantations. Les communautés qui s'opposèrent à ces politiques (et elles étaient nombreuses) furent massacrées.

    La mainmise étrangère, l'exploitation et la violence n'ont cessé qu'une seule fois au cours de l'histoire pénible du Guatemala. Deux gouvernements de réforme successifs ont été élus après la Deuxième Guerre mondiale. Ils ont aboli les lois les plus répressives et ont obligé certaines grandes compagnies foncières à vendre leurs terres non exploitées au gouvernement, afin qu'elles soient remises aux ouvriers agricoles.

    Malheureusement, le directeur de la CIA siégeait au conseil d'administration d'une des entreprises visées; en 1953, les États-Unis autorisèrent la CIA à renverser le gouvernement guatémaltèque.

    Pendant quatre décennies, ce sont les militaires, soutenus par les États-Unis, qui dominèrent la scène politique guatémaltèque. Les assassinats politiques et les escadrons de la mort faisaient partie de la vie quotidienne, alors que ceux qui s'opposaient à l'oppression, en particulier, la population d'expression maya, devinrent les cibles visées.

    Dans l'intervalle, plusieurs groupes de défense, notamment l'Armée de défense des pauvres et le Parti travailliste guatémaltèque, s'unirent pour former l'Unité révolutionnaire nationale guatémaltèque (UNRG), en 1982.

    Une dirigeante indigène, Rigoberta Menchu Tum, obtint en 1993 le prix Nobel de la paix pour avoir dénoncé, à travers le monde, la situation des peuples indigènes de son pays.
    La guerre civile prit fin en 1996, lorsque le président Alvaro Arzu et l'UNRG signèrent un «Accord de paix ferme et permanent». En 36 ans, plus de 100 000 personnes ont été tuées et 40 000 portées disparues.

    Cet Accord de paix global inclut une série d'ententes acceptées depuis 1991 par le gouvernement et l'UNRG sur des questions comme la protection des droits de la personne, le retour chez eux des populations déplacées par le conflit armé, l'identité et les droits des peuples indigènes, une structure agraire plus équitable, le renforcement du pouvoir civil, des réformes constitutionnelles et le retour au système électoral."

    Le Guatemala (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)

    Chronologie (BBC News, angl.)
    Le mystère des Mayas (Musée canadien des civilisations)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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