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    Chambly

    Description

    Ville du Québec située dans la région administrative de la Montérégie.

    Les caractéristiques du Bassin de Chambly

    "Le territoire

    Dès 1665, la présence d'importants rapides sur la rivière Richelieu faisait de ce site un point de contrôle des passages et le lieu d'établissement d'un premier fort. La vocation militaire de ce qu'on allait appeler Chambly allait durer près de deux cents ans et être à l'origine du premier peuplement de la région. Plus tard, la force hydraulique des rapides allait stimuler un développement industriel précoce.

    Pour contourner ces rapides, le Canal de Chambly existe toujours. Après avoir servi au transport commercial, le Canal est aujourd'hui voué à la navigation de plaisance: quelque 7 000 embarcations y transitent chaque année, représentant un important potentiel de développement touristique.

    Si ce sont les rapides qui ont historiquement attiré l'attention, c'est le Bassin de Chambly qui a su la retenir. Comme le décrivait l'arpenteur Joseph Bouchette au XIXe siècle, dans les limites de la seigneurie de Chambly «se trouve le superbe élargissement de la rivière appelée le bassin de Chambly, presque de forme circulaire, et d'environ deux milles de diamètre, embelli de plusieurs petites îles couvertes d'une belle verdure et de bois naturel, et aussi agréablement disposées que si l'art y avait employé son pouvoir». Ce bassin constitue un ensemble si naturel que la seigneurie de Chambly fut l'une des rares seigneuries à comprendre, lors de sa création, les deux rives de la rivière Richelieu.

    Aujourd'hui encore, quatre municipalités riveraines, blotties les unes contre les autres, se lovent à la base sud et est du bassin: Carignan, Chambly, Richelieu et Saint-Mathias-sur-Richelieu. À la rencontre de Richelieu et de Chambly vient s'ajouter une cinquième municipalité, Marieville. Tout autour, c'est la campagne.

    Le tissu urbain est continu, particulièrement dans le cas de Carignan, Chambly et Richelieu. Tout le réseau routier local converge vers l'axe Chambly-Richelieu. (...)

    La population

    (...) Même si le nombre de ménages va croître par la construction de nouvelles maisons et de nouveaux appartements, la population aura une croissance très lente. Car la diminution relative du nombre d'enfants engendrée par le vieillissement de la population va entraîner une baisse du nombre moyen de personnes par ménage que l'accroissement du nombre de ménages ne fera qu'à peine combler. Par exemple, entre 1996 et 2021, le nombre de ménages de Chambly devrait augmenter de 40% tandis que sa population ne croîtrait que de 13%.

    Le poids démographique des cinq municipalités devrait rester sensiblement le même: Chambly représente presque la moitié de la population (48%); Marieville 17%, Carignan 13%, Richelieu 11% et Saint-Mathias-sur-Richelieu 10%. Marieville et Saint-Mathias-sur-Richelieu devraient perdre 1% chacune au profit de Chambly et Richelieu."

    Gilles Rioux, La réorganisation municipale dans le bassin de Chambly. Rapport du conciliateur gouvernemental. Montréal, le 2 mai 2001 (site du Ministère des Affaires municipales et de la Métropole, Québec; reproduction pour utilisation non commerciale autorisée)

    Histoire

    Histoire
    Brève histoire du fort Chambly

    "Appelé Saint-Louis à l’origine, situé au pied des rapides du Richelieu.

    M. de Chambly, au mois d’août, fit choix de l’emplacement et en commença les travaux avec son détachement. Il était en forme de carré et muni de trois bastions placés au milieu de trois courtines : une porte fortifiée s’ouvrait au centre au quatrième plan; il était en bois planté comme celui des palissades; l’enceinte mesurait 24 toises de chaque côté et 15 pieds de hauteur. En 1709-1711, le fort devint un vaste quadrilatère en pierre, flanqué de quatre bastions d’un développement total de 720 pieds, pouvant loger 500 hommes avec les provisions et les munitions. Jusqu’en 1743, la garnison comptait un petit nombre de soldats; il avait servi d’entrepôt pour le commerce des fourrures avec Albany, New York et Boston. En 1747, M. Lanouiller de Boisclerc perçait une voie de communication du Nord au Sud de la colonie, allant de Montréal, Laprairie, par Saint-Jean et le Richelieu jusqu’au fort Saint-Frédéric, même jusqu’à New York. On songea alors à l’abandonner et on transporta son matériel à Saint-Jean. Mais en 1753, l’ingénieur Franquet considéra Chambly comme le soutien de la navigation sur le Richelieu, l’asile assuré aux habitants du voisinage, une halte pour les troupes qu’on aurait portées en avant. En effet, les soldats de Carillon y firent étape. Mais en 1760, les Anglais vinrent l’investir : le capitaine Lusignan et ses 50 hommes durent se rendre à discrétion. Selon Aubury, officier de Burgoyne, les habitants aidèrent les Américains, en 1775, à s’en emparer sur le major Stopford, qui avait pourtant toutes les munitions nécessaires pour un siège : ils l’abandonnèrent, l’année suivante, à la suite d’une épidémie et après avoir brûlé les bois et les embarcations. Le gouverneur Carleton le restaura et y maintint une forte garnison. En 1812, il fut le lieu de concentration des troupes, réalisant ainsi les vues de Franquet. En 1837, les Canadiens s’y réfugièrent en grand nombre pour se mettre à l’abri des insultes des troupes de campagne. Depuis cet épisode, le temps a accompli son œuvre de démolition. Toutefois, M. J.-O. Dion, depuis 40 ans, a travaillé à y faire œuvre de réparation et l’a doté d’un musée, attrait des visiteurs."

    Article "Fort Chambly" de: Louis Le Jeune, Dictionnaire général de biographie, histoire, littérature, agriculture, commerce, industrie et des arts, sciences, moeurs, coutumes, institutions politiques et religieuses du Canada, Ottawa, Université d'Ottawa, 1931


    James P. Millard, Fort Chambly on the Richelieu River (America's Historic Lakes. The Lake Champlain and Lake George Historic Site)

    Doocumentation

    Documentation
    article: L’amnésie d’un site : le parc des Rapides, ville de Chambly, Christiane Lefebvre, Revue Histoire Québec, Moulins du Québec, janvier 97, vol.2, no.2
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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