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    Amsterdam

    Description

    "La capitale des Pays-Bas peuplée de 731 200 habitants, s'étale sur près d'une centaine d'ilots de sable qu'enjambent d'innombrables ponts. En raison de la nature instable du terrain, tous les édifices doivent prendre appui sur des pilotis enfoncés dans le sol sur une hauteur de 4 à 18 mètres.

    La vieille ville forme une toile d'araignée d'environ deux kilomètres de rayon dont le coeur est approximativement marqué par le Dam. (...)

    Tout en perpétuant l'art traditionnel de la taille du diamant, Amsterdam a réussi par ailleurs à développer d'importantes industries (construction navale et aéronautique, distillerie et agro-alimentaire) et à devenir le siège de la haute finance du pays.

    Amsterdam a conservé sa réputation de cité de l'esprit et de la tolérance et de centre culturel et artistique qui en a fait la capitale de la presse et des musées."

    Source: Amsterdam - Visite d'État aux Pays-Bas, 28-29 février 2000 (site de la Présidence de la République française)

    Histoire

    Histoire
    Amsterdam n'a pas une antique origine : elle remonte à peine au delà du XIIIe siècle. C'était avant cette époque un lieu de pêche sur l'Amstel où s'élevaient quelques cabanes. Vers 1204, un seigneur du nom de Gilbert, qui habitait Ouderkerk à 7 km des pêcheries, y construisit un château. Selon les uns, le nom d'Amsterdam apparaîtrait pour la première fois en 1235 dans une lettre du comte de Hollande Florent IV, qui exempte la petite ville de certaines taxes. D'autres mentionnent que ce nom apparaît plutôt dans un document, conservé aux archives de la ville, par lequel le comte Florent V exemptait de droits de douane le bourg de pêcheurs et de commerçants maritimes. En 1290, Florent V la donne en fief à un de ses barons. En 1296, le comte de Hollande, Guillaume III, la réunit à son domaine. En 1340, Guillaume IV la dote d'une constitution municipale. Amsterdam commence à prendre de l'importance : elle est fréquentée par les marins de la Hanse, et s'unit à la ligne hanséatique (1358). Elle donne asile aux marchands émigrés des Flandres et du Brabant, et présente déjà ce caractère si curieux de ville de refuge, qu'elle devait garder jusqu'au XVIIIe siècle. En 1482 elle s'entoure de murailles et de fortifications.

    Sous la domination espagnole et lors des luttes soutenues par la Hollande pour son indépendance, Amsterdam joue un rôle à part, et qu’on n'a pas suffisamment mis en lumière. Ce fut la seule ville de Hollande qui de 1572 à 1578 tint pour les Espagnols et s'opposa à la Réforme. Toutes les tentatives du prince d'Orange pour la gagner au parti national venaient échouer contre l'obstination des autorités civiles qui, d'autre part, en dépit de la pacification de Gand (1576), repoussaient énergiquement le protestantisme. Le 15 janv. 1578, on conclut pourtant un arrangement amiable, la Satisfaction d'Amsterdam, dans lequel on reconnaissait la suprématie nominative de la religion catholique, et la tolérance pour le culte réformé. Mais, malgré les progrès rapides du protestantisme, les magistrats, tous catholiques, résistaient toujours, et, pour qu'ils cédassent, il ne fallut rien moins qu'une révolution municipale. Le 28 mai 1578, ils furent renvoyés de la ville, ainsi que bon nombre de religieux et de sénateurs. Depuis cette date Amsterdam, complètement gagnée à la Réforme, participa à la politique générale de la Hollande. Presque aussitôt, la population augmente notablement. De 1585 à 1595, le territoire double : Anvers est retombée sous la domination espagnole, et beaucoup d'habitants, principalement des commerçants, l'ont quittée pour s'établir à Amsterdam. En 1622, on y compte près de 100 000 hab. En 1648, à la paix de Munster, les Provinces-Unies obtiennent, par la clôture de l'Escaut, la ruine commerciale d'Anvers. C'est Amsterdam qui hérite de l'importance de sa rivale et arrive alors à l'apogée de sa puissance.

    La seconde moitié du XVIIe siècle, période de troubles et de guerres, lui est peu favorable. Dès 1650, en effet, le prince d'Orange, Guillaume II, cherche, avec l'appui tacite de la France, à constituer à son profit la royauté des Provinces-Unies. Il tente de surprendre Amsterdam qu'il considérait d'ailleurs comme l'ennemie de sa maison, car les bourgeois, riches et indépendants, n'avaient jamais su gré aux princes d'Orange de leurs services. Des troupes sont réunies dans le plus grand secret et marchent rapidement sur Amsterdam. La vigilance des magistrats déjoue cette tentative. Les écluses sont ouvertes : le comte de Nassau, qui dirige l'expédition, est forcé de se retirer. On aboutit à une transaction : Guillaume obtient l'éloignement des affaires des magistrats qui lui étaient contraires; mais, d'autre part, les compagnies bourgeoises sont portées de 20 à 54 hommes, des soldats sont enrôlés et de nouvelles fortifications construites. « Ces messieurs de Hollande, écrit l'ambassadeur français Brasset, ont plié sans être terrassés ». À la mort de Guillaume II (6 nov. 1650) Amsterdam, fière d'avoir conservé sa liberté, fit frapper une médaille allégorique : un cheval fougueux s'élançant vers le soleil qui se lève sur la ville; au revers la chute de Phaéton avec devise « Magnis excidit ausis ».

    En 1672, lors de la guerre de Hollande, Amsterdam, malgré l'opposition d'une partie du conseil de ville, donne l'exemple de l'inondation du pays par la rupture des digues, et arrête ainsi les armées de Louis XIV, jusque-là victorieuses. Le 28 juin de cette même année, lorsqu'on entame les négociations de paix, Amsterdam proteste contre les dures exigences du roi de France. Passionnée pour la continuation de la guerre, elle va jusqu'à renoncer à sa politique de résistance à l'influence grandissante de la maison d'Orange; cette ville qui avait lutté énergiquement contre les entreprises de Guillaume Il consent à confier les pouvoirs les plus étendus à Guillaume III, et impose aux États généraux la résolution aux termes de laquelle ce prince est proclamé stathouder, capitaine et amiral général de la Hollande (4 juil. 1672). Elle met à profit les fautes de Louis XIV, qui persécute ses sujets protestants, et rend, le 24 sept. 1681, un édit garantissant, à tous ceux qui voudraient émigrer, le droit de bourgeoisie et de maîtrise avec des avances d'argent aux ouvriers pour remonter leurs métiers, et assurance de placement de leurs produits : elle construit mille maisons pour les loger. Sur 160 000 florins de rente que la Hollande consacre aux réfugiés, Amsterdam en souscrit 80 000. Ces avantages lui attirent après la révocation de l'édit de Nantes, et même dès 1681, une foule d'artisans et de commerçants habiles qui augmentent sa richesse et appauvrissent d'autant la France. Mais la résolution patriotique qu'Amsterdam avait prise, de résister jusqu'au bout à Louis XIV, fut à la longue contraire à ses intérêts commerciaux, car elle se trouva engagée dans la guerre jusqu'en 1712. Une nouvelle guerre avec l'Angleterre (1781-1782) vînt ajouter encore aux pertes qu'elle avait subies. À partir de cette époque l'importance d'Amsterdam décline décidément. En 1787, l'armée prussienne qui rétablit Guillaume V y pénètre sans grandes difficultés.

    Le 19 janv. 1795, Pichegru y entre, à la faveur des glaces qui avaient rendu inutile la rupture des digues; il chasse Guillaume V, et amène la constitution de la République Batave. En 1808, Louis Bonaparte ayant été proclamé roi de Hollande (5 juin 1806) transporte le siège du gouvernement à Amsterdam, qui devient la capitale du nouveau royaume. Louis ayant voulu gouverner réellement, et s'étant refusé à jouer la rôle d'un préfet de l'empire, Napoléon, à la suite d'outrages exercés par la populace d'Amsterdam sur un domestique de l'ambassade française, ordonne au maréchal Oudinot de prendre possession de la ville. L'entrée des Français eut lieu le 3 juillet 1810. Le 9 juil., la Hollande fut réunie à la France. Le décret de réunion donne à Amsterdam le titre de troisième ville de l'empire (Rome et Paris étaient les deux premières). Elle devait être, jusqu'en 1813, le chef-lieu du département de Zuyderzee. Le 14 juil., l'architrésorier Lebrun vînt y tenir une sorte de cour en qualité de gouverneur. Au mois d’oct. 1811, Napoléon passant par la Hollande se rendit à Amsterdam. Il y fut bien accueilli, mais les acclamations étaient peu sincères, car en janv. 1813, après la campagne de Russie, le cri de vive Orange! retentit dans les rues. Avant même la fin de l'année (15 nov.) les Orangistes se rendent maîtres de la ville, tout le peuple se soulève en leur faveur; Lebrun se retire à Utrecht, et en décembre, le prince d'Orange, qui fut Guillaume Ier, roi de Hollande, fait à son tour son entrée dans Amsterdam.

    En 1814, Amsterdam retrouve son titre de capitale de la Hollande (le gouvernement siège cependant à La Haye, et la résidence royale s'y trouve également). La ville améliorera avec le siècle sa situation sur le plan économique. En particulier, l'ouverture de canaux (canal de la Hollande septentrionale en 1825; canal de la Mer du Nord en 1876) assurera à son port un nouvel essor.

    Envahie par les Allemands en mai 1940, la ville dut subir une dure occupation pendant la Deuxième Guerre mondiale. Elle ne fut libérée qu'en 1945, par les soldats canadiens. La communauté juive d'Amsterdam avait anéantie par les nazis.

    Source : article "Amsterdam" de La Grande encyclopédie, 1885-1902 (texte du domaine public adapté et mis à jour)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Hollande, Pays-Bas, liberté, tolérance, commerce, ville, cité, solitude, retraite, vie intellectuelle
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