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    Algérie

    Description

    "Féerie inespérée et qui ravit l'esprit! Alger a passé mes attentes. Qu'elle est jolie, la ville de neige sous l'éblouissante lumière! (...) De la pointe de la jetée, le coup d'oeil sur la ville est merveilleux. On regarde, extasié, cette cascade éclatante de maisons dégringolant les unes sur les autres du haut de la montagne jusqu'à la mer. On dirait une écume de torrent, une écume d'une blancheur folle; et de place en place, comme un bouillonnement plus gros, une mosquée éclatante luit sous le soleil." Guy de Maupassant
    Description géographique

    "L’Algérie est le dixième pays du monde par sa superficie et le plus grand pays du continent africain après le Soudan. Elle est située au nord-ouest de l’Afrique, dans ce qu’on appelle le Maghreb, région ainsi nommée parce qu’elle se trouve à l’ouest des nations arabes (Maghreb signifie «coucher de soleil» en arabe). L’Algérie est bordée au nord par la mer Méditerranée, à l’est par la Tunisie et la Libye, au sud par le Niger et le Mali, au sud-ouest par la Mauritanie et le Sahara occidental, et à l’ouest par le Maroc

    Le long de la Méditerranée s’étend le Tell, région fertile qui regroupe presque toutes les terres arables du pays et où vit la plus grande partie de la population. Les hivers y sont pluvieux et les étés très chauds, avec de fréquentes tempêtes de sable et de poussière apportées par le sirocco, ce vent chaud et sec du Sahara. Les plus grandes villes de l’Algérie – Alger (Al Djazair), Oran et Annaba – se trouvent sur la côte.

    Paysage, Tassili n Ajjer - copyright: Ronald Raefle, Berne - visipix.com. Reproduction autorisée.Au sud du Tell s’étirent deux chaînes de montagnes, l’Atlas tellien et l’Atlas saharien, séparées par des hauts plateaux semi-arides en grande partie couverts d’alfa, plante dont les feuilles servent à la fabrication de sandales, de corde, de paniers et de papier. Les hauts plateaux sont ponctués de chotts, bassins peu profonds dans lesquels s’accumule l’eau à la saison des pluies mais qui, l’été, s’assèchent ou deviennent des salants. L’Algérie est pauvre en eau et n’a pas de rivières navigables. Le Cheliff est le plus important cours d’eau d’Algérie: il prend sa source dans l’Atlas tellien, au sud d’Alger.

    Au sud des Monts Atlas s’étend le désert du Sahara, qui couvre près de 85 % de la superficie de l’Algérie. Il est essentiellement plat, excepté dans le sud où se dresse le massif volcanique du Hoggar. Le point culminant du Hoggar est le Jebal Tahat (2908 m), qui est aussi le plus haut sommet d’Algérie. Au nord du Hoggar s’étendent deux immenses régions de dunes de sable, le Grand Erg occidental et le Grand Erg oriental, aux frontières desquelles sont dispersées des oasis où l’on pratique une agriculture à petite échelle, produisant notamment des dattes. Le climat y est chaud et sec, et certaines régions restent parfois une vingtaine d’années sans recevoir de pluie.

    L’Algérie est un pays riche en minerais (mercure, fer, phosphates, zinc, argent, gypse, plomb et baryte) et en ressources énergétiques. Les grands gisements de pétrole découverts dans le Sahara oriental dans les années 1950 sont une source de revenus vitale pour le pays.

    La faune varie selon les régions. On trouve des lièvres et des gazelles dans le Tell, et quelques antilopes dans les régions montagneuses les plus isolées. Le Sahara est l’habitat des serpents, des lézards, des hyènes, des chacals et des vautours. Les chameaux servent souvent de moyen de transport dans le désert, puisqu’ils peuvent survivre longtemps sans boire."

    Survol de l'économie

    "Depuis son indépendance, l’Algérie a subi de profonds changements économiques. En 1962, l’économie reposait essentiellement sur l’agriculture ; le pays était auto-suffisant en matière de denrées alimentaires et exportait de grandes quantités de vin et d’agrumes. Depuis, l’économie s’est orientée vers l’industrie, notamment vers l’extraction et la transformation du pétrole et du gaz. L’Algérie est devenue l’un des principaux producteurs de pétrole et de gaz d’Afrique et est d’ailleurs membre de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole). Elle produit céréales, fruits, légumes et tabac, mais une bonne partie de ses besoins alimentaires doit aujourd’hui être couverte par l’importation.

    Si depuis quelques années la croissance économique de l’Algérie est lente, c’est en grande partie à cause de la baisse des prix du pétrole et du gaz, de la lourde dette extérieure et de la guerre civile. Le taux de chômage est élevé et de nombreux Algériens vivent dans la pauvreté. Lors de la guerre d’Indépendance, les régions forestières du nord de l’Algérie ont beaucoup souffert. Depuis, le pays a entrepris des programmes de reforestation pour assurer son approvisionnement en bois et en produits dérivés du bois. Aujourd’hui, l’Algérie est un des plus gros producteurs de liège au monde.
    L’industrie de la pêche (sardines, anchois, thon et crustacés) est développée. L’exploitation minière (fer, zinc, plomb, mercure et charbon) est en grande partie contrôlée par le gouvernement.

    Le secteur tertiaire emploie plus de 45 % de la population active du pays, ce qui comprend les fonctionnaires et les employés des institutions financières, des télécommunications et des médias. Le gouvernement contrôle tout ce qui se publie et se diffuse. Dans les années 1980, l’Algérie a investi dans l’industrie du tourisme et a fait construire des hôtels et des centres de villégiature sur la côte méditerranéenne, mais la guerre civile a fait reculer les touristes.

    Si les Algériennes peuvent aller à l’université et travailler à l’extérieur, elles ne représentent toutefois que 7 % de la population active. La plupart travaillent 
    comme enseignantes, infirmières, techniciennes ou médecins."


    Langues parlées

    "La plupart des Algériens parlent au moins deux langues : l’arabe, le français et souvent un dialecte berbère.

    La langue officielle du pays est l’arabe. L’arabe écrit s’inspire de l’arabe classique, langue du Coran commune à tous les pays arabes. Mais alors qu’en arabe classique, seules les consonnes sont transcrites, l’arabe moderne inclut parfois des voyelles pour préciser la prononciation. L’alphabet compte 28 lettres. On écrit de droite à gauche, dans une écriture cursive. Pour les Arabes, la calligraphie, ou l’écriture bien formée, est une forme d’art et est souvent utilisée pour décorer les édifices publics et les mosquées.

    L’arabe dialectal que l’on parle en Algérie est très caractéristique : il comprend des mots empruntés au berbère, au français, à l’espagnol et au turc. Si les Arabes algériens n’ont aucun problème à communiquer avec des Arabes du Maroc, de la Tunisie ou de la Libye, ce ne sera pas toujours le cas avec des Arabes de pays plus éloignés, comme la Syrie ou la Jordanie.

    Si la langue française est encore utilisée par une certaine élite francisée dans les universités et le journalisme, le système éducatif algérien impose aujourd’hui l’arabe comme première langue d’enseignement de la maternelle à l’université. L’arabe est d’ailleurs de plus en plus fréquent dans les milieux académiques. Il s’agit là du résultat de la politique d’arabisation du gouvernement, qui vise à créer un pays libéré de l’influence française, avec sa propre langue, sa propre religion et sa propre identité nationale.

    Il existe de nombreux dialectes berbères, les plus répandus étant le kabyle, parlé en Kabylie, dans le centre nord du pays, et le tamazight, parlé dans le nord-est du pays. Les petits groupes vivant dans les oasis sahariennes ont souvent leur propre dialecte."

    Religions et croyances

    "La grande majorité des Algériens sont des Musulmans sunnites. La religion islamique occupe une place importante dans la vie des Musulmans puisqu’elle dicte un certain nombre de lignes de conduite, non seulement en matière de relations familiales, d’étiquette et de coutumes alimentaires et vestimentaires, mais aussi en matière de droit et de commerce.

    On assiste depuis les années 1980 à une montée de l’intégrisme en Algérie. Les intégristes réclament un retour aux principes fondamentaux de l’islam et aux enseignements du prophète Mohammed. Ils estiment que les lois islamiques doivent être strictement observées et que les coutumes non-musulmanes, telles que la consommation d’alcool, doivent être proscrites. Ils sont nombreux à rejeter les valeurs et les coutumes de l’Occident, qu’ils considèrent incompatibles avec les pratiques islamiques.

    Autrefois, surtout jusqu’à la fin du XIXe siècle, les Musulmans algériens vénéraient des marabouts, chefs religieux qui menaient des vies saintes et droites: ces saints hommes, entourés de leurs disciples de leur vivant, étaient honorés dans des chapelles après leur mort. Les intégristes n’approuvent pas la vénération des marabouts et cette tradition s’est un peu perdue aujourd’hui.

    Si l’Algérie comptait beaucoup de Catholiques et quelques Protestants pendant la période coloniale française, les Chrétiens ne sont plus très peu nombreux aujourd’hui. Il existait aussi une minorité juive, qui a également quitté le pays après l’indépendance."

    Les fêtes religieuses

    "Les fêtes musulmanes sont fixées par le calendrier lunaire, plutôt que par le calendrier solaire utilisé au Canada. Un mois lunaire correspond à l’intervalle de temps qui sépare deux nouvelles lunes. L’année lunaire étant plus courte de 11 jours que l’année solaire, chaque année les fêtes ont lieu 11 jours plus tôt que l’année précédente, passant ainsi progressivement d’une saison à l’autre.
     
    Le neuvième mois du calendrier islamique est le mois du Ramadan. Tout au long de ce mois, les Musulmans doivent s’abstenir de manger, de boire et de fumer du lever au coucher du soleil, pour commémorer la révélation de Dieu à Mohammed. Les enfants, les femmes enceintes et les malades ne sont pas obligés de se plier à ce jeûne, mais ils mangent moins que d’habitude.

    Eid Al-Seghir marque la fin du long mois de jeûne du Ramadan. Les hommes vont prier à la mosquée le matin, et après les prières solennelles, les familles se retrouvent autour d’un copieux repas. Tout le monde porte de nouveaux vêtements, et les enfants reçoivent des cadeaux et de l’argent de leurs parents et d’autres membres de la famille. Il est aussi de coutume de faire l’aumône aux pauvres. Eid Al-Seghir est férié, et dans la plupart des familles les festivités durent au moins deux jours. 

    Eid Al-Kebir se fête le dixième jour de Dhu al-Hijja, le dernier mois de l’année. Cette fête commémore la disposition du prophète Abraham à offrir son fils en sacrifice à Dieu. Ce jour-là, les chefs de famille sacrifient un mouton selon les rites musulmans et partagent la viande avec leur famille, leurs amis et les pauvres.

    Les moussems sont des fêtes locales. Ainsi, Moussem Taghit, à la fin octobre, célèbre la récolte des dattes à Taghit, une oasis de l’ouest de l’Algérie. Au printemps, se tiennent le moussem des cerises, à Tlemcen, et le moussem des tomates, à Adrar."

    La santé

    "En 1974, fut instauré en Algérie un système de santé gratuit de manière à rendre soins hospitaliers, médicaments et consultations accessibles à tous. Dix ans plus tard, le gouvernement a mis sur pied un nouveau système mettant l’accent sur les soins préventifs. Toutefois, en raison de la guerre civile et des problèmes économiques que connaît actuellement le pays, le secteur médical n’a plus assez de fonds pour servir toute la population. Les habitants des régions rurales ont difficilement accès à des soins, et dans les villes il faut souvent attendre avant de pouvoir se faire soigner.

    L’Algérie a une population jeune qui se développe rapidement: environ 60 % des Algériens ont moins de 20 ans et les familles comptent souvent de six à dix enfants. Dans le cadre d’une politique de planning familial, des centres de protection de la mère et de l’enfant qui offrent conseils et contraceptifs ont été mis sur pied. Pour que le planning familial ait un plus grand impact, on s’est efforcé de l’intégrer à la religion, en insistant notamment sur l’échelonnement plutôt que sur la limitation des naissances.

    Les problèmes de santé que connaît la population de l’Algérie, telles la malnutrition et la tuberculose, sont en partie causés par la pauvreté. Comme dans d’autres pays d’Afrique du Nord, de nombreuses personnes sont affectées par le trachome, infection virale des paupières qui peut entraîner une lésion du globe oculaire et même la cécité ; le virus est transmis par les mouches.

    Le système de soins médicaux en place étant trop encombré, de nombreux Algériens choisissent la médecine traditionnelle. Les praticiens soignent leurs patients avec des remèdes à base de plantes ou leur conseillent des exercices physiques, des bains spéciaux ou des massages. La médecine islamique traditionnelle s’appelle unani et s’inspire des principes du médecin grec Hippocrate (460-377 av. J.-C.). Unan signifie «grec» en arabe. Partout dans le monde arabe, on constate un regain d’intérêt pour les pratiques naturelles de l’unani."

    Survol de l'éducation

    "Au moment de l’indépendance, les écoles algériennes s’inspiraient du système français et la plupart des enseignants venaient de France. Le français était la langue d’enseignement et l’arabe était enseigné comme langue seconde. Après l’indépendance, le gouvernement a repensé le système de manière à promouvoir les cultures arabe et berbère. Des programmes furent aussi mis en place pour combattre l’analphabétisme. Le taux d’analphabétisme, qui était de 90 % en 1962, était tombé à moins de 40 % en 1990.

    Dans les années 1970, le gouvernement a aboli les écoles privées et placé toutes les écoles sous son contrôle. L’école est devenue obligatoire pour tous les enfants de 6 à 15 ans. Aujourd’hui, la majorité des enseignants sont algériens, et l’arabe est obligatoire comme langue d’enseignement durant les neuf premières années. Le français est enseigné à partir de la 3e année ; c’est aussi la langue d’enseignement pour les cours avancés de mathématiques et de sciences. Les élèves peuvent aussi apprendre l’anglais, l’espagnol ou l’italien.

    L’éducation est gratuite de la première année d’école jusqu’à l’université. Après les neuf années d’école primaire, les élèves peuvent aller au lycée (école secondaire) ou dans une institution d’enseignement professionnel. Le lycée offre deux types de programmes : général et technique. À la fin de la troisième année du secondaire, les élèves passent un examen, le baccalauréat (général ou technique) qui, s’ils le réussissent, leur donnera accès aux études post-secondaires. Le système de formation professionnelle, qui offre un programme d’apprentissage de cinq ans, permet de répondre en partie aux besoins des secteurs industriel et agricole.

    Comme près de 60 % des Algériens ont moins de 20 ans, le système d’éducation arrive à peine à répondre aux besoins. Certaines écoles sont obligées d’instaurer un roulement : un groupe d’élèves va à l’école le matin, l’autre l’après-midi. Assurer l’éducation des enfants des régions isolées est un autre défi auquel tente de faire face le gouvernement.

    Les universités algériennes les plus importantes sont l’Université d’Alger, l’Université d’Oran, l’Université de Constantine et l’Université des sciences et technologies d’Oran."

    Arts et littérature

    "Au fil des siècles, l’architecture, la musique et la littérature algériennes ont subi des influences romaines, arabes, espagnoles et françaises. Depuis que le pays a accédé à l’indépendance, le gouvernement a cherché à promouvoir la renaissance de l’héritage arabe, qui avait été mis au ban pendant la période coloniale française. Le gouvernement a fait construire des centres d’artisanat où les artistes locaux confectionnent tapis, poteries, broderies, bijoux ou objets en métal selon les méthodes artisanales traditionnelles. L’Institut national de musique encourage quant à lui musiques et danses traditionnelles.

    L’héritage architectural de l’Algérie est des plus riches : ruines romaines, mosquées arabes décorées de magnifiques mosaïques, palais turcs, bâtiments administratifs de style européen. La partie la plus ancienne de chaque ville est appelée medina: on y trouve des rues étroites et sinueuses, flanquées de maisons traditionnelles avec une cour au milieu. L’oasis de El Oued, dans l’est du pays, est surnommé «le village aux mille dômes», presque tous les édifices étant surmontés de dômes, construits à l’origine pour protéger de la forte chaleur de l’été.

    C’est sous l’influence des musiques traditionnelles espagnole et marocaine qu’est née, dans les tribus rurales des environs d’Oran, une musique simple, rythmée, souvent répétitive, appelée raï. Cette musique, qui animait autrefois mariages et fêtes, a aujourd’hui recours à des instruments modernes et s’accompagne de paroles dans le dialecte local ; parmi les chanteurs de raï algériens les plus connus, on citera Cheikha Remitti, Cheb Khaled et Cheb Mami. Le chaabi et le badoui, musique du désert au rythme lancinant, sont deux autres types de musique traditionnelle très populaires en Algérie.

    Les écrivains algériens publient en arabe, en berbère et en français. Parmi les plus connus, on mentionnera Kateb Yacine, dont le roman Nedjma (1956) traite de la guerre d’Algérie; Rachid Mimouni, dont les ouvrages traitent aussi de politique et d’histoire (notamment La Malédiction – Prix du Levant – et L’Honneur de la tribu); Tahar Djaout dont les romans, tels Les Chercheurs d’Os et Les Vigiles, décrivent la vie dans l’Algérie d’aujourd’hui; Mouloud Mammeri et Mouloud Feraoun, qui consacrent quant à eux leur écriture à la vie des Berbères; Mohammed Dib, romancier et poète innovateur très prolifique; Assia Djebar, écrivaine qui dépeint la vie des femmes algériennes dans Vaste est la prison, Ombre sultane et Femmes d’Alger. On soulignera enfin que le célèbre écrivain français Albert Camus, auteur de livres à caractère existentialiste comme L’Étranger et La Peste, était d’origine algérienne.

    Le cinéaste algérien Mohammed Lakhdar Hamina a remporté la palme d’or au festival de Cannes de 1975 avec Chronique des années de braise. Bab el Oued City (1994) et Salut Cousin! (1995), du cinéaste Merzak Allouache, ont fait connaître la vie algérienne au public européen et nord-américain."

    source: L'Algérie (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (© Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto - reproduction autorisée par le site d'origine)

    source: CIA - The World Factbook (domaine public)

    Image satellite du pays (Office national de la météorologie, Alg.)

    Histoire

    Histoire
    "Au XIIe siècle av. J.-C., des marins marchands phéniciens établirent des comptoirs le long de la côte méditerranéenne. Au IIe siècle av. J.-C., la région passa sous le contrôle des Romains qui lui donnèrent le nom de Numidie et en exploitèrent le sol pour produire des céréales et de l’huile d’olive. En 429, les Vandales, qui venaient du nord de l’Europe, envahirent le nord de l’Afrique après avoir pénétré en Espagne et traversé le détroit de Gibraltar; ils établirent des routes commerciales à travers le Sahara.

    Au VIIe siècle de notre ère, les Arabes du Moyen-Orient conquirent presque tout le nord de l’Afrique et convertirent les peuples nomades à l’islam. Certaines régions de l’Algérie résistèrent à l’invasion arabe, mais en général la population accepta les nouveaux dirigeants, se convertit à l’islam et contribua à la diffusion de la religion plus à l’ouest et en Espagne. La première dynastie musulmane fut celle des Omeyyades de Damas. Mais au VIIIe siècle, les Berbères du nord de l’Afrique formèrent leurs propres gouvernements islamiques; c’est ainsi que le royaume de Tahert fut gouverné par la dynastie des Rustémides, à laquelle succédèrent, au fil des siècles, deux autres dynasties musulmanes, celles des Almoravides et des Almohades.

    Au XIIIe siècle, les pirates furent de plus en plus nombreux à hanter les côtes méditerranéennes. Ces corsaires capturaient les navires marchands et les rançonnaient. Au XVIe siècle, les Espagnols tentèrent de mettre fin à la piraterie et capturèrent plusieurs ports du nord de l’Afrique dont Alger. Les Berbères invitèrent alors les Turcs ottomans à venir les protéger des Espagnols, et la région devint une province autonome de l’Empire ottoman. Les corsaires continuèrent leurs attaques en Méditerranée jusqu’à ce que les forces navales des Américains et des Européens, excédés, attaquent Alger au début du XIXe siècle.

    La France conquit Alger en 1830, et malgré la résistance des forces algériennes dirigées notamment par Abd al-Qadir, annexèrent tout le pays en quelques années. L’Algérie devint alors un département français d’outre-mer gouverné par des colons français. Ceux-ci s’approprièrent les terres dont ils commencèrent à exporter la production en France, et imposèrent leur culture et leur religion: les mosquées furent transformées en églises chrétiennes, les Musulmans se virent refuser les pleins droits de citoyenneté et leur liberté fut restreinte. 

    Après la Première Guerre mondiale, plusieurs partis nationalistes virent le jour. Il fallut toutefois attendre 1954 pour que les Algériens, sous le Front de Libération Nationale (FLN), s’insurgent contre les colons. Les combats durèrent huit ans et près d’un million et demi d’Algériens furent tués. Finalement, le 1er juillet 1962, l’Algérie obtint son indépendance, ce qui engendra un départ massif des colons français."

    source: L'Algérie (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (© Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto - reproduction autorisée par le site d'origine)

    Depuis l'indépendance

    "Au terme de 130 années de présence coloniale française, l'Algérie acquiert son indépendance en juillet 1962 au prix d'une longue guerre contre son ancienne puissance tutélaire. Sitôt l'indépendance acquise, le premier Président, Ben Bella, met en oeuvre diverses réformes d'inspiration socialiste sans toutefois parvenir à faire décoller l'économie algérienne. Le Général Boumédienne, au pouvoir en 1965, s'inscrira dans la même voie que celle tracée par son prédécesseur tout en travaillant au renforcement du cadre constitutionnel algérien - adoption, en 1976 de la première Charte nationale. Suite au décès de Boumédienne en 1978, Chadli Bendjedid est porté à la présidence et un nouveau gouvernement est constitué, avec, pour la première fois, un Premier ministre. En 1986, l'Algérie se dote d'une nouvelle Charte nationale qui, tout en accordant une place plus importante à l'Islam, préconise un certain libéralisme économique. En 1989, l'Algérie adopte une nouvelle Constitution entérinant le multipartisme et consacrant l'avènement d'un État démocratique. La même année, l'Algérie se joint à la Libye, au Maroc, à la Mauritanie ainsi qu'à la Tunisie pour former l'Union du Maghreb Arabe, une organisation à vocation régionale destinée à renforcer les liens politico-économiques entre pays nord-africains.

    En 1990, les premières élections locales sont remportées par le Front islamique du salut (FIS) avec 54% des votes. Deux ans plus tard, en 1992, suite aux succès du FIS lors du premier tour des élections du 26 décembre 1991, les élections législatives sont annulées et un Haut-Comité d'État (HCE) est instauré. Le FIS est dissout en mars 1992 et Ali Kafi est nommé à la présidence du HCE. En janvier 1994, le général Zéroual accède à la tête de l'État. Le 16 Novembre 1995, il remporte les élections présidentielles avec 61 % des suffrages exprimés puis organise, en novembre 1996, un référendum populaire entérinant l'adoption d'une nouvelle Constitution. Les élections législatives de juin 1997 puis locales d'octobre 1997 sont remportées par le Rassemblement National Démocratique (RND).

    Suite à la démission du président Zéroual, Abdelaziz Bouteflika accède en 1999 à la magistrature suprême au terme d'élections marquées par le retrait in extremis des autres candidats. A peine installé au pouvoir, le nouveau Président fait de la question de la réconciliation nationale sa grande priorité et annonce la tenue d'un référendum sur la "concorde civile". Il remporte haut la main ce référendum le 16 septembre 1999 qui confirme sa légitimité. Un nouveau gouvernement sera formé en décembre 1999."

    source: Algérie: présentation générale (Le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord - © Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, 2002. Tous droits réservés) - Reproduction pour utilisation publique non commerciale autorisée par le MAECI - le lien est inactif en juillet 2003

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    La guerre d'Algérie à la télévision française: un dossier de l'INA comportant plusieurs extraits vidéos
    Textes relatifs à la guerre d'Algérie (Cliotexte)

    Algérie, décembre 1991: «Il fallait arrêter le processus électoral». Entretien avec Ali Haroun conduit par par Jean-Paul Chagnollaud. Confluences Méditerranée, no 40, hiver 2001-2002
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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