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    Impression du texte

    Afrique du Sud

    Description

    29 00 S, 24 00 E , à la pointe sud de l'Afrique, entre l'Atlantique et l'Océan Indien. "La République d’Afrique du Sud occupe la pointe méridionale du continent africain. Elle est bordée par la Namibie au nord-ouest, le Botswana et le Zimbabwe au nord, le Mozambique au nord-est, et le Swaziland à l’est. Le pays est baigné par l’océan Indien au sud et au sud-est, et par l’océan Atlantique à l’ouest. Le Lesotho est complètement enclavé dans l’Afrique du Sud. L’Afrique du Sud est divisée en neuf provinces. 

    Les régions du sud et de l’est du pays sont montagneuses, alors que l’ouest et le nord-ouest sont arides et en partie désertiques. L’intérieur du pays est formé d’un vaste plateau. La plus grande partie du territoire est recouverte de prairies propices à l’élevage de bovins et d’ovins. L’Afrique du Sud a un climat tempéré et est dans l’ensemble très ensoleillée. 

     Il y a quatre zones climatiques principales: la côte est, la côte ouest, le désert Karroo au sud, et le territoire du nord-ouest. L’est, avec son climat chaud et humide, abrite presque toutes les espèces d’animaux sauvages trouvées en Afrique du Sud. L’ouest du pays, par contre, est chaud et sec. Les quelques gouttes de pluie que reçoit de temps à autre le désert Karroo permettent à la végétation de se développer quelque peu. De climat tempéré, le territoire du nord-ouest reçoit quant à lui des pluies abondantes qui en font la principale région agricole du pays."

    Afrique du Sud (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée par le site d'origine)


    * * *


    "L’Afrique du Sud est née d’un double processus de colonisation, anglais d’une part et boer de l’autre (c’est-à-dire des colonisateurs hollandais et français). Les Anglais l’ont emporté au tournant du 20e siècle. L’union sud-africaine est née en 1910.

    La date essentielle est celle de 1948, le parti boer ayant remporté les élections et mis en application son idéologie: l’Apartheid, défini comme le développement séparé des races suivant la volonté des Afrikaners. On connaît la suite: l’hostilité du monde entier, les sanctions, les émeutes (notamment à Soweto en 1976) et des actions de résistance. L’aventure s’est terminée en 1994 avec l’élection de Nelson Mandela.

    La fin de l’Apartheid

    Comment l’expliquer? Par:
    - l’influence des églises réformées hollandaises et noires chrétiennes;
    - la pression des milieux d’affaires francophones sur les Afrikaners;
    - le rôle de la bourgeoisie noire qui, en s’émancipant, a fait tomber les barrières.


    La société de l’Afrique du Sud

    Nous sommes dans une autre Afrique, dont l’histoire et les réflexes sont différents des autres nations du continent. Trois siècles de contacts ont façonné un caractère sud-africain original et pionnier. L’Afrique du Sud constitue 40 % du PNB total de l’Afrique. Contrairement à sa réputation, elle n’est pas une poudrière. La violence existe, localisée et limitée. Nous nous trouvons dans un pays dual, avec une large majorité de Noirs (76 %) ayant un revenu de 1000 dollars par habitant, et des minorités, surtout blanches (12 %) qui ont un revenu par habitant de 12 000 dollars.

    En 1994, tout s’est passé comme si l’Afrique du Sud avait brutalement bondi de 5 à 40 millions d’habitants. Nous sommes donc en présence d’un cas unique de pays peuplé d’habitants différents. La population actuelle serait de 43,5 millions d’habitants.

    Le système ANC - Mbeki

    Nelson Mandela a été remplacé au pouvoir par Thabo Mbeki, un homme né aussi dans la résistance. L’Afrique du Sud dans son pouvoir actuel - président et parti ANC – a donc l’hérédité politique d’un mouvement de libération et d’un gouvernement devenu libéral. L’organisation a abandonné le discours marxiste-léniniste d’autrefois pour devenir centraliste tout en gardant une certaine suspicion à l’égard des Blancs. L’ANC tend à se diviser, à perdre son homogénéité et à s’embourgeoiser. Le président formé en exil à Londres compense une politique de droite par un langage de gauche.

    Les risques de l’Afrique du Sud:

    - l’impatience de la majorité noire;
    - la peur des Blancs de connaître un Apartheid à l’envers;
    - des flambées de criminalité qui conduiraient le pays à s’organiser en camp retranché ;
    - des flux d’immigration clandestine venus d’autres pays de l’Afrique australe;
    - on peut se demander s’il n’y aura pas une dissidence à l’intérieur du parti ANC.


    L’Afrique du Sud attire par son prestige, par son histoire, par son développement. Elle irrite aussi beaucoup de ses partenaires africains, plus pauvres, qui ne souhaitent pas retrouver une domination venant du Sud du continent."

    Xavier de Villepin, Le retard de l'Afrique, mai 2001 (site du Sénat de la République française) - reproduction autorisée par le site d'origine


    Survol de l'économie

    "La République d’Afrique du Sud est le pays africain le plus industrialisé. Elle possède une vaste industrie minière et fabrique un grand nombre de produits, des avions à réaction au dentifrice.

    Les mines, les industries manufacturières et l’agriculture sont les trois secteurs qui emploient le plus de gens. Les femmes représentent environ la moitié de la population active et, dans les campagnes, elles accomplissent la plupart du travail agricole. Il y a cependant plus de femmes au chômage que d’hommes.

    Le chômage touche aussi plus de la moitié des jeunes hommes noirs. L’apartheid et la Loi sur l’éducation bantoue de 1954 ayant créé beaucoup de disparités sur le plan éducatif au sein de la population sud-africaine, une grande partie de la population noire est illettrée et n’a pas les qualifications de base requises par le monde du travail. Pour les classes défavorisées vivant dans les villes, les conditions de travail sont particulièrement difficiles. De nombreux travailleurs noirs doivent se lever à 4 h 30 du matin pour aller travailler à l’usine dans une ville avoisinante. Un système de taxis collectifs fort compliqué leur permet de se rendre à leur travail. De nombreux foyers complètent leurs revenus en tenant un petit commerce chez eux, vendant quelques produits de première nécessité mais aussi des boissons telles que du coca-cola ou de la bière.

    Les Blancs ont pendant longtemps été favorisés pour les emplois dans la fonction publique et le monde des affaires. Depuis l’élection du premier président noir, Nelson Mandela, en 1994, le gouvernement pluripartite a pris des mesures visant à promouvoir l’intégration raciale, surtout dans les domaines de l’enseignement et des politiques d’embauche.

     Actuellement, le gouvernement tente de lutter contre le chômage élevé en créant des emplois dans les télécommunications et le tourisme. Il s’efforce également d’améliorer et de moderniser les conditions de travail en général."


    Langues du pays

    "La diversité des Sud-Africains se reflète dans leurs langues. Il y a onze langues officielles en Afrique du Sud : l’anglais, le ndebele, le pedi, le sotho, le swazi, le tsonga, le tswana, le venda, le xhosa, le zoulou et l’afrikaans. Ces langues ont reçu le statut de langues officielles, car 98 % de tous les Sud-Africains parlent l’une d’entre elles à la maison. Chacune des onze langues peut être utilisée au Parlement. Cependant, pour des raisons pratiques, la plupart des ministères et des agences gouvernementales utilisent l’anglais comme langue de travail.

    L’anglais est compris et parlé dans presque tout le pays, souvent comme seconde langue."


    Religions et croyances

    "La religion traditionnelle de la communauté noire remonte aux environs de l’an 200. Elle se caractérise essentiellement par la croyance en un être suprême et en un royaume d’esprits, principalement ceux des ancêtres disparus. Ces derniers, appelés aussi les "morts vivants", sont considérés comme faisant partie de la communauté. Puisqu’ils sont censés porter chance ou malchance, il est recommandé de rester en bons termes avec eux en leur faisant diverses offrandes.

    Ce sont les colons européens qui ont apporté le christianisme en Afrique du Sud. L’Afrique du Sud a plusieurs confessions chrétiennes: anglicane, catholique, réformee hollandaise et luthérienne. La plupart de ces églises ont accepté les Noirs dans leurs paroisses et aujourd’hui les Chrétiens noirs sont bien plus nombreux que les blancs. La communauté chrétienne d’Afrique du Sud, qui a dénoncé l’apartheid, fait tout son possible pour être aussi le porte-parole de ses membres noirs et pour faire en sorte que ceux-ci soient représentés dans ses rituels et dans son organisation. L’archevêque Desmond Tutu de l’Église anglicane d’Afrique du Sud a joué un rôle-clé dans la lutte contre l’apartheid. Il a reçu le prix Nobel de la paix en 1984.

    La religion islamique est arrivée en Afrique du Sud à la même époque que les premiers colons hollandais (milieu du XVIIe siècle). Cependant, la première mosquée ne fut construite qu’en 1804 car l’islam était réprimé par les premiers colons. La communauté musulmane est principalement d’origine asiatique mais l’islam fait aussi des adeptes parmi les membres de la population noire.

    La religion hindoue fut introduite en Afrique du Sud par des travailleurs sous contrat venus d’Inde en 1860. Ils construisirent des sanctuaires et des temples peu après leur arrivée.

     Environ 15 % de la population déclare n’appartenir à aucune religion officielle."

    La santé

    "En Afrique du Sud, les soins médicaux sont administrés au niveau provincial. Avant 1990, toutes les races ne bénéficiaient pas de la même qualité de soins. Au plan juridique, la situation a changé avec la fin de l’apartheid. Depuis 1994, on a ainsi vu apparaître de nouvelles initiatives telles que la gratuité des soins médicaux pour les femmes enceintes et pour les enfants de moins de 6 ans, la nourriture gratuite pour les enfants des écoles primaires des communautés les plus défavorisées, et la mise sur pied de nouveaux centres médicaux. Mais en dépit des changements juridiques et des réformes diverses, une grande inégalité subsiste. Les riches ont des assurances et des hôpitaux privés, alors que le reste de la population dépend des services de santé publics. Les institutions médicales sont pour la plupart situées dans les villes, à proximité des réserves naturelles ou près des plages; elles sont peu nombreuses dans les zones rurales.

    La médecine traditionnelle, qui est ancrée dans les coutumes et la culture tribales de la population noire, connaît beaucoup de succés. Pour désigner les remèdes traditionnels, on utilise d’ailleurs le terme muti, qui désigne aussi la médecine en genéral. Il y a deux types de guérisseurs: les sangomas (généralement des femmes), qui traitent les malades, et les inyangas, hommes qui offrent des services spirituels et de divination tels que l’exorcisation de démons, la prévision de l’avenir ou la consultation des esprits des ancêtres. Beaucoup de personnes consultent régulièrement les guérisseurs. On en trouve d’ailleurs dans tout le pays, même dans les villes. Il existe des écoles agréées pour former herboristes et guérisseurs. 

    Afin de soulager les grands hôpitaux, un réseau de cliniques offrant des services médicaux de base a été créé. Ces cliniques s’occupent des vaccinations, de la prévention des maladies contagieuses, des soins de maternité, du planning familial et des urgences.

    Il y a 232 hôpitaux en Afrique du Sud; la plupart sont privés et appartiennent à des médecins ou à de grandes entreprises.

    L’industrie minière contribue au système médical en fournissant ses propres hôpitaux."


    L'éducation

    "En 1985, l’Afrique du Sud a instauré le droit à l’éducation publique gratuite pour tous. Cependant, il a fallu attendre l’abolition de l’apartheid pour que les écoles publiques soient autorisées à admettre des élèves de toutes les races. La constitution de 1993 garantit à chaque individu le droit d’être instruit dans la langue officielle de son choix là où cela est possible. 

    En Afrique du Sud, les divers types d’établissements d’enseignement peuvent se répartir comme suit : écoles publiques, écoles indépendantes, écoles d’enseignement spécialisé, collèges techniques, écoles de formation des maîtres et établissements d’études supérieures (instituts techniques et universités).

    On revoit actuellement les programmes scolaires très attentivement de manière à les rendre pertinents pour les élèves de toutes les origines. Ainsi, les élèves vont devoir, dès le primaire, apprendre au moins deux des onze langues officielles; la place accordée à l’histoire des colons blancs a aussi été réduite de manière à permettre l’étude de l’histoire des Indigènes de la période pré-coloniale; de même, l’enseignement religieux ne se limite plus à une seule religion et doit veiller à ne pas enfreindre les droits des élèves. L’école est obligatoire de sept à seize ans.

    Il faudra du temps pour que la déségrégation des écoles soit complètement acceptée. De nombreuses familles blanches conservatrices ne permettent pas à leurs enfants d’aller dans les écoles ne pratiquant pas la ségrégation. Les populations blanche et noire étant concentrées dans des endroits différents, de nombreuses écoles demeurent majoritairement blanches ou noires. Les écoles privées ne sont guère accessibles qu’aux classes privilégiées."

    Arts et littératures

    "L’histoire de l’art sud-africain remonte à l’âge de pierre. Plus de 3000 sites san et khoikhoi, ornés de peintures rupestres ont été préservés. Les premiers exemples d’art occidental sont les dessins des cartographes et les chroniques rédigées par les premiers colons. Les artistes professionnels dessinaient ou peignaient principalement des paysages et étaient influencés par les traditions britannique et hollandaise. Les paysages demeurent un mode d’expression privilégié dans l’art moderne, mais celui-ci est aussi influencé par la situation politique.

    La musique et la danse sud-africaines sont vivantes et colorées. Les danses et musiques autochtones traditionnelles sont souvent mèlées à des thèmes classiques et modernes afin de créer des formes d’expression musicale originales. La musique a contribué à l’unification des diverses ethnies. 

    L’Afrique du Sud a une tradition orale très riche de chansons et d’histoires qui sont passées de génération en génération, d’un siècle à l’autre, et qui reflètent les changements des conditions sociales et des valeurs familiales. Cette forme d’expression est à la base de la poésie moderne sud-africaine, qui explore les problèmes contemporains rongeant l’Afrique du Sud : apartheid, conflits ethniques, destruction de l’environnement et érosion des valeurs traditionnelles. Certains poèmes contemporains portent un regard nostalgique vers l’Afrique du Sud de jadis. Parmi les poètes les plus célèbres, on mentionnera Alfred Temba Qabula, Nise Malange, Dennis Brutus, Makholotso Makhomo, Patrick Cullinam et Ingrid de Kok.

    Durant l’apartheid, de nombreuses oeuvres littéraires avaient pour thème les luttes des déshérités, l’injustice de la ségrégation et le profond désir d’unité. Au nombre des auteurs célèbres qui ont traité de l’apartheid, on notera surtout Steve Biko, Rian Milan, Nadine Gordimer, Andre Brink et Alex La Guma. Le plus grand best-seller de ces dernières années en Afrique du Sud est l’autobiographie de Nelson Mandela, Long Walk to Freedom."

    Afrique du Sud (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée par le site d'origine)

    Histoire

    Histoire
    Un regard sur l'histoire

    "Il y a environ 2000 ans, le pays était occupé par les peuples San et Khoikhoi. Environ 500 ans plus tard, les peuples parlant les langues bantoues se sont installés dans le nord du territoire. 

     En 1652, la Compagnie hollandaise des Indes orientales établit le premier comptoir européen au Cap et chassa les populations indigènes de la région. Les colons anglais arrivèrent sur les lieux au XIXe siècle, repoussant les Boers (descendants des Hollandais) vers l’intérieur des terres et chassant une fois de plus les populations indigènes. La nature agressive du processus de colonisation fut à l’origine d’une série de guerres, les Indigènes cherchant à défendre leur territoire.

    L’industrialisation et l’urbanisation de l’Afrique du Sud commencèrent avec la découverte de diamants en 1867, puis d’or en 1886. Les Noirs furent relégués aux positions de métayers ou d’ouvriers, ou placés dans des réserves. Les Hollandais comme les Britanniques tentèrent de conquérir le territoire, ce qui conduisit à la guerre Anglo-Boer, qui se conclut par la victoire des Britanniques en 1902. En 1910 fut créée l’Union d’Afrique du Sud, qui rattachait deux républiques Boer aux colonies britanniques.

     En 1948, le Parti national fut porté au pouvoir avec l’appui d’éléments conservateurs de la communauté Boer. La politique du parti reposait essentiellement sur la doctrine de l’apartheid, mot boer signifiant "séparé". Des lois furent adoptées afin de codifier la ségrégation des races. Le Population Registration Act (1950), par exemple, catégorisait chaque individu dès sa naissance en fonction de sa race, contrôlant du même coup chacun des aspects de sa vie. Les mariages interraciaux étaient interdits par la loi.

    La majorite des Noirs se sont alors regroupés en organisations telles que le Congrès national africain, le Congrès pan-africain et l’Association des etudiants sud-africains. Les syndicats, comme celui des mineurs, ont joué un rôle important dans la mobilisation d’une résistance organisée contre l’apartheid. L’activisme noir prit de l’ampleur dans les années 1970 et 1980 et l’apartheid commença alors à se démanteler. Sous la pression de groupes politiques aux niveaux national et international, les lois ségrégationnistes furent abrogées en 1990. Des négociations menèrent aux élections démocratiques d’avril 1994, puis à la nomination de Nelson Mandela à la présidence."

    Afrique du Sud (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée par le site d'origine)

    Voir aussi: Brève histoire du pays (CountryWatch.com)
    Histoire détaillée: Country Study, Bibliothèque du Congrès

    Doocumentation

    Documentation
    Documentation :

    Pour un portrait de l'Afrique du Sud "post-apartheid", on peut lire le roman de J. M. Coetzee, Disgrâce.

    Articles récents du Monde Diplomatique

    Heribert Adam et Kogila Moodley, The Opening of the Apartheid Mind. Options for the New South Africa, Berkeley, University of California Press, 1993 (texte intégral, format html)

    Jim Fischer-Thompson, Afrique du Sud: la Commission de la Vérité ouvre le dossier des droits de l'homme, Démocratie et droits de l'homme. Revue électronique de l'USIA, vol. 1, no 3, mai 1996
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Informations
    Documents Associés
    Lucie Pagé
    Apartheid, viol, Mandela, Jay Nadoo
    Raccourcis
    Actualités: Yahoo! News, The Washington Post
    Médias: Journaux. Daily Mail & Guardian (hebdo), The Star (quotidien de Johannesbourg), Independent Online, Cape Business News, Financial Mail, Sunday Times. Télévision. South African Broadcasting Corporation
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    Présentation approfondie: Country Study, Bibliothèque du Congrès, Washington
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    Commission électorale indépendante
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    Autres sites gouvernementaux
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    Relations France-Afrique du Sud
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    South African Institute of Race Relations
    Économie:
    Situation de l'économie (CountryWatch.com); autre présentation (NewsAfrica.com)
    Country Commercial Guides for FY 2000: South Africa (Département d'État américain)
    Investir en Afrique du Sud (Ernest & Young Investment Profile)
    Ressources minières (CountryWatch.com)
    Chambre des mines d'Afrique du Sud
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    Profil des industries gazière et pétrolière (MBendi Profiles)
    Association de l'industrie pétrolière sud-africaine
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    Enjeux environnementaux (Energy Information Administration, É.-U.)
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    Langues présentes en Afrique du Sud (Ethnologue: Languages of the World)
    Afrikaans-English Online Dictionary
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    Université du Cap
    Arts et lettres:
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    Site consacré à l'écrivain sud-africain J. M. Coetzee (angl.)
    Poésie sud-africaine sur le Net
    Tourisme:
    Office du tourisme sud-africain
    Guide touristique : Lonely Planet
    Conseils à l'intention des voyageurs: Min. des Aff. étrang., Fr.; Min. des Aff. étrang. et du Commerce intern., Can.
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