Ce court passage évoque deux des sources d'inspiration de Platon pour ce qui est de l'immortalité de l'âme: l'Éleusinisme et l'Orphisme.
Le statut particulier dont jouit Platon parmi les philosophes et parmi les hommes tient avant tout à la façon tantôt rigoureuse comme une démonstration géométrique, tantôt inspirée un tableau ou un poème dont il a parlé de l'immortalité de l'âme. Or, il semble bien qu'il ait été en cette matière, l'héritier d'une tradition conservée par les religions à mystères, l'Éleusinisme et l'Orphisme. Le mystère central dans chacune de ces deux sectes est celui de la mort et de la résurrection, symbolisées par la décomposition de la graine dans la terre et sa réapparition sous la forme d'un être vivant qui s'élève vers la lumière. Le même thème sera repris dans l'Évangile: si le grain ne meurt? Les rogations, ces prières pour que le grain en mourant devienne fruit, faisaient encore partie du paysage spirituel des campagnes, il y a quelques décennies.
Dans le mystère d'Éleusis la déesse associée à la semence s'appelle Perséphone. Elle est la fille de Déméter, déesse de la terre. (Déméter se dit Cérès en latin. C'est la racine de notre mot céréale.) Perséphone sera enlevée par Pluton, le roi des enfers. Déméter s'en plaindra à Zeus et menacera de détruire les récoltes s'il n'intervient pas. Il intervient et Perséphone est ramenée à sa mère par le bel Adonis.
«Ce qui est particulier à la fête d'Éleusis, écrit Erwin Rohde, dans Psyché, c'est l'espérance qu'elle offrait aux initiés: bonheur pendant la vie et meilleur sort après la mort, immortalité de l'âme.» Les raisons de cette immortalité de l'âme étaient exprimées sous forme allégorique par le mystère lui-même: «Déméter est la terre, Perséphone sa fille, la semaille, la graine. La capture de Perséphone par Pluton et son retour dû à Adonis sont signifiés par l'ensemencement de la graine et par sa croissance ou, dans une interprétation plus large, par le renouveau annuel de la végétation.» (Rohde, Psyché). La graine, disparue dans la terre est une image de l'âme morte, sa croissance est l'image de l'âme ressuscitée.
Dans le mystère d'Éleusis la déesse associée à la semence s'appelle Perséphone. Elle est la fille de Déméter, déesse de la terre. (Déméter se dit Cérès en latin. C'est la racine de notre mot céréale.) Perséphone sera enlevée par Pluton, le roi des enfers. Déméter s'en plaindra à Zeus et menacera de détruire les récoltes s'il n'intervient pas. Il intervient et Perséphone est ramenée à sa mère par le bel Adonis.
«Ce qui est particulier à la fête d'Éleusis, écrit Erwin Rohde, dans Psyché, c'est l'espérance qu'elle offrait aux initiés: bonheur pendant la vie et meilleur sort après la mort, immortalité de l'âme.» Les raisons de cette immortalité de l'âme étaient exprimées sous forme allégorique par le mystère lui-même: «Déméter est la terre, Perséphone sa fille, la semaille, la graine. La capture de Perséphone par Pluton et son retour dû à Adonis sont signifiés par l'ensemencement de la graine et par sa croissance ou, dans une interprétation plus large, par le renouveau annuel de la végétation.» (Rohde, Psyché). La graine, disparue dans la terre est une image de l'âme morte, sa croissance est l'image de l'âme ressuscitée.
