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    Dossier: Vaccin

    Une piste intéressante pour l'explication des pathologies des anciens combattants de la guerre du Golfe

    Commission de la Défense nationale et des Forces a
    Les vaccinations multiples sont considérées par les épidémiologistes américains et britanniques comme l'une des causes potentielles du «syndrome de la guerre du Golfe» les plus crédibles.

    Extrait de: Bernard Cazeneuve, Michèle Rivasi et Claude Lanfraca, Rapport d'une mission d'information sur les conditions d'engagement des militaires français ayant pu les exposer, au cours de la guerre du Golfe et des opérations conduites ultérieurement dans les Balkans, à des risques sanitaires spécifiques. Tome I, 2e partie: L'exposition des forces françaises à des risques sanitaires diffus et variés. N° 3055. Commission de la Défense nationale et des Forces armées, Assemblée nationale de France, 15 mai 2001
    Les vaccinations multiples sont considérées par les épidémiologistes américains et britanniques comme l'une des causes potentielles du «syndrome de la guerre du Golfe» les plus crédibles.

    Dans un article rédigé par ses soins en novembre 2000 (1) et remis aux membres de la mission d'information, le professeur Romain Gherardi, chef du service d'histologie-embryologie-cytogénétique au Département de pathologie du Centre hospitalier universitaire Henri-Mondor de Créteil, souligne que «les épidémiologistes britanniques ont mis en évidence une association faible entre le SGG (2) et certains vaccins individualisés comme le tétanos, mais surtout une association forte entre le SGG et les vaccinations multiples reçues pendant le déploiement».

    Et l'article de préciser: «Le vaccin de loin le plus largement administré aux forces anglo-saxonnes pendant le déploiement était le vaccin contre le charbon (57,2 % des soldats britanniques), suivi de celui contre la peste (25,7 %). Le vaccin contre le botulisme n'a été administré qu'à une fraction de troupes US (n = 8 000) (Persian Gulf Veterans Coordinating Board, 1995) et le vaccin contre la coqueluche n'a été administré qu'aux troupes britanniques, à titre d'adjuvant du vaccin contre le charbon».

    Lors de son audition du 21 mars 2001, au terme de ses recherches bibliographiques, le professeur Roger Salamon a confirmé que l'hypothèse des vaccinations était une piste sérieuse qu'il fallait envisager pour étudier les causes des pathologies des anciens combattants du Golfe, bien que les mesures de prophylaxie dont ont bénéficié les militaires français étaient très sensiblement différentes: Si par exemple, aujourd'hui, on me demandait de sélectionner quelques facteurs de risque, je retiendrais non pas l'uranium appauvri ou la Pyridostigmine mais la vaccination, alors qu'elle a été, en France - j'en suis persuadé -, moins à risque qu'aux Etats-Unis.
    La mission d'information partage totalement ce point de vue, notamment à la lumière des travaux très intéressants conduits par le professeur Romain Gherardi sur la «myofasciite à macrophages», maladie observée et étudiée auprès de patients civils présentant des symptômes assez similaires à ceux des anciens combattants de la guerre du Golfe, et dont la cause supposée, à savoir l'hydroxyde d'aluminium contenu dans les vaccins tels que ceux contre l'hépatite B ou le tétanos, pourrait être identique.

    Au cours de son audition par la mission d'information le 28 mars 2001, le professeur Gherardi a indiqué que les signes pathologiques présentés par les patients civils étudiés «étaient essentiellement un syndrome associant des myalgies et arthralgies, c'est-à-dire des douleurs musculaires et articulaires, et un syndrome dit de fatigue chronique, c'est-à-dire une fatigue très importante et inexpliquée par les causes habituelles», soit des symptômes très proches de ceux que déclarent éprouver bon nombre d'anciens combattants de la guerre du Golfe malades.

    Parmi les 50 premiers patients, 94 % de ceux qui présentaient cette lésion dans le muscle deltoïde souffraient de douleurs musculaires diffuses, qui commençaient souvent aux membres inférieurs avec une tendance à une évolution ascendante et à une diffusion progressive. Selon le professeur Gherardi, « ces douleurs musculaires, de façon quasi constante, avaient commencé après l'injection vaccinale. S'il n'y avait eu aucune relation entre ce syndrome arthromyalgique et les vaccins, il y aurait eu 50 % de myalgies apparues après et 50 % apparues avant le vaccin responsable. Cet élément est très important. En revanche, de façon très surprenante, le délai d'apparition de ces myalgies était souvent assez élevé puisque (...) l'apparition des premières manifestations musculaires avait lieu onze mois après l'injection du vaccin causant la lésion de "myofasciite à macrophages", avec des délais allant jusqu'à parfois deux ans».

    Parallèlement, les patients se plaignaient d'une fatigue chronique inexpliquée et considérée comme sévère (c'est-à-dire les amenant à arrêter le travail ou à limiter très nettement leur activité physique), pendant plus de six mois chez 93 % d'entre eux. Enfin, ces mêmes patients souffraient très fréquemment d'une maladie de l'immunité, en particulier la sclérose en plaques.

    S'agissant du facteur explicatif mis en évidence par protocole scientifique, à savoir l'hydroxyde d'aluminium, le professeur Gherardi n'a pas caché qu'elle était susceptible «d'éclairer l'hypothèse vaccinale à l'origine du "syndrome de la guerre du Golfe", même s'il convient de ne pas l'appeler ainsi, bien qu'il existe néanmoins un problème médical actuellement non résolu».

    Les propos suivants, extraits du procès-verbal de l'audition du 28 mars 2001, sont à cet égard éclairants : (...) l'hydroxyde d'aluminium est un adjuvant de plusieurs vaccins, notamment tous les vaccins contre le tétanos, à l'exclusion du DTP et du TP, et tous les vaccins contre les virus de l'hépatite B et de l'hépatite A.

    À ces trois vaccins conventionnels, il convient d'ajouter, fait très important, le vaccin contre le charbon ("anthrax" en anglais), vaccin de guerre administré pour prévenir les risques d'une attaque bactériologique par le charbon. Cette précision peut avoir son importance dans le cas qui vous préoccupe.

    Une fois émise l'hypothèse qu'il pouvait s'agir de vaccins aluminiques, nous avons confirmé l'application de ces vaccins par une étude épidémiologique, dans le cadre de laquelle nous avons repris les carnets vaccinaux des 50 premiers patients. Cette étude a été menée de façon indépendante par notre groupe médical et l'Institut de veille sanitaire qui vient de déposer ses conclusions.

    Nous sommes tous d'accord qu'il existe, de façon constante, un antécédent par un vaccin aluminique chez ces patients qui souffrent d'une « myofasciite à macrophages ». Le vaccin le plus fréquemment impliqué était le vaccin contre l'hépatite B (84 % des patients), mais il existait souvent des combinaisons de plusieurs vaccins aluminiques et 15 % des patients n'avaient été vaccinés que contre le tétanos.

    Le nombre de doses était variable, pouvant aller jusqu'à neuf. Un point extrêmement important, sur lequel je souhaite attirer votre attention, concerne le délai entre le moment de la vaccination, attesté par des chiffres figurant sur le carnet vaccinal, et celui de la biopsie musculaire. Ce délai était assez long puisque la médiane était à trois ans, et que certains patients, maintenant de plus en plus nombreux, avaient fait l'objet de délais allant jusqu'à huit ou neuf ans. Ainsi on peut retrouver cette lésion de «myofasciite à macrophages » huit ou neuf ans après l'injection intramusculaire d'un vaccin adjuvanté par l'hydroxyde d'aluminium.

    [...] Par conséquent, on peut maintenant considérer comme établi que la lésion « myofasciite à macrophages » est constamment associée à la présence de cristaux d'hydroxyde d'aluminium, lesquels sont eux-mêmes constamment liés à la vaccination intramusculaire avec un vaccin adjuvanté par l'hydroxyde d'aluminium.
    En résumé, le professeur Romain Gherardi et ses collaborateurs sont parvenus aux conclusions suivantes: - la «myofasciite à macrophages» est induite par les vaccins aluminiques;
    - elle reflète la persistance, parfois pendant de nombreuses années, de l'aluminium dans le site d'injection;
    - la lésion est immunologiquement active;
    - elle est détectée chez des patients souffrant de douleurs musculaires diffuses et de fatigue chronique;
    - ce tableau clinique général émerge postérieurement à la vaccination qui a causé la lésion musculaire.
    On observera, par transposition au cas des anciens combattants de la guerre du Golfe, que la «myofasciite à macrophages» pourrait expliquer les douleurs musculaires et les fatigues chroniques observées chez la plupart d'entre eux ainsi que les délais de latence de déclenchement des maladies dont ils font le plus souvent état. Il semble donc que cette hypothèse médicale doive faire l'objet d'analyses approfondies s'agissant des soldats ayant participé à la guerre du Golfe qui présentent des symptômes arthromyalgiques, le professeur Gherardi s'étant déclaré disposé à effectuer des biopsies et des analyses à ceux qui en émettraient le souhait. La mission d'information, pour sa part, encourage vivement le ministère de la Défense et le Service de santé des armées à faire preuve de coopération sur ce point.

    Notes
    (1) Romain Gherardi, «Syndrome de la guerre du Golfe (SGG) et myofasciite à macrophages (MFM): vers l'identification d'une maladie des adjuvants vaccinaux aluminiques chez l'homme?», novembre 2000, p. 3 et 4.
    (2) Syndrome de la guerre du Golfe.

    Source

    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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