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    Dossier: Twain Mark

    Mark Twain ou le triomphe du régionalisme

    Henry Wonham
    Article paru dans La société américaine. Revue électronique de l'Agence d'information des États-Unis, vol. 1, no 10, août 1996 (numéro thématique intitulé: "L'importance du terroir dans la littérature contemporaine des États-Unis").

    Mention apparaissant sur le site de la revue: "Les opinions qui y sont exprimées ne représentent pas nécessairement le point de vue du gouvernement des États-Unis. Le contenu de ces revues peut être librement reproduit, sauf indication contraire."

    En 1895, le grand romancier et essayiste américain Mark Twain définit certains des principes de son esthétique littéraire avec une franchise inhabituelle.

    S'inspirant de diverses influences et de sa riche expérience d'écrivain, Mark Twain (de son vrai nom Samuel Langhorne Clemens) fit d'un concept qu'il surnomma « absorption » la clé de la créativité littéraire.

    Dans un essai intitulé Ce que Paul Bourget pense de nous, il affirme notamment que tout artiste digne de ce nom doit être un spécialiste régional, qui a passé ...des années et des années à absorber ce qui l'entoure sans même en avoir conscience ; des années et des années à établir des rapports avec la vie qu'il dépeint ; pour l'avoir vécue, partagée, en ressentant personnellement ses hontes et ses fiertés, ses joies et ses tourments, ses objets d'amour et de haine, ses grandes heures et ses revers, sa grandeur et sa petitesse, son patriotisme profond, ses tourbillons de passion politique, ses sujets d'adoration : son drapeau, ses héros morts et la gloire du nom national. Si l'écrivain étranger peut certes décrire des scènes et des événements de l'extérieur, poursuit Mark Twain, seul « le natif » peut donner une représentation fidèle de ce qui se passe à l'intérieur de la nation, « de son âme, de sa vie, de son parler, de sa façon de penser ». Selon Mark Twain, la créativité littéraire est tributaire de l'accumulation insconciente de connaissances sur le milieu, car l'écrivain est en dernier ressort moins un créateur qu'un « Observateur des peuples ».

    L'artiste peut se déplacer, comme le fit tout au long de sa carrière ce voyageur irrépressible que fut Mark Twain, mais il n'a qu'un sujet légitime, qu'un seul réservoir de matériel acquis inconsciemment dans lequel il peut puiser. Lorsqu'il est dans son élément naturel, « à observer les gens de son milieu », l'« Observateur des peuples » est souvent capable de prouver sa compétence, fait observer Mark Twain dans son essai. « Mais l'histoire a montré que les chances sont contre lui lorsqu'il observe à l'étranger des gens qu'il ne connaît pas. »

    Cet attachement théorique à la littérature envisagée dans une optique locale ou régionale peut surprendre, quand on sait la fréquence avec laquelle Mark Twain n'en tenait pas compte. Il se fit remarquer sur la scène littéraire internationale en 1869, avec la publication de son ouvrage intitulé « Les Innocents en voyage », sorte de guide touristique d'une sensationnelle popularité, qui fut suivit d'un bon nombre de livres du même genre également prisés, tels The Innocents Abroad (1880) et Following the Equator (1897). En outre, en dépit de ses cogitations sur le thème de la littérature « du terroir », Twain situa fréquemment l'action de ses romans à l'étranger: en Angleterre dans Le Prince et le Pauvre (1882) et Un Yankee à la cour du roi Arthur (1889) ; en Afrique dans Tom Sawyer Abroad (1894) ; en France dans Jeanne d'Arc (1896) ; en Suisse et en Autriche dans des versions successives du « Mystérieux Etranger », pour ne citer que quelques-uns de ses cadres où le lecteur américain peut se sentir dépaysé.

    Pourtant, même si « l'Observateur des peuples » s'est aventuré loin des confins de son petit monde dans toutes sortes d'ouvrages d'une variété surprenante, l'apologie du régionalisme que fait Mark Twain dans Ce que Paul Bourget pense de nous a l'accent de la vérité, et c'est ce qui fait souvent la force de son art. Comme en conviennent généralement ses lecteurs depuis plus de cent ans, Mark Twain excelle à mettre en scène la vie du village, où les particularismes façonnent le cadre dans lequel il situe ses personnages. Même sous une forme abrégée, la liste de ses petits villages inoubliables serait forcément longue et variée, chaque cadre local se distinguant par son style linguistique et ses arrangements sociaux travaillés à l'extrême.

    Figureraient en tête de liste Angel's Camp, dépeint dans la nouvelle « La Célèbre Grenouille sauteuse de Calaveras » de 1865, et Virginia-City dans A la dure ! (1872). Viendraient aussi Saint-Petersburg, le long des rives du Mississippi dans Les aventures de Tom Sawyer (1876), et Bricksville dans Les aventures d'Huckleberry Finn (1885), Dawson's Landing dans Pudd'nhead Wilson (1894) et Hadleyburg dans « L'homme qui corrompit Hadleyburg » (1899), ou encore Eseldorf dans ses manuscrits publiés à titre posthume sous le nom de « Mystérieux Etranger ».

    Dans chacune de ces collectivités isolées, les différences subtiles dans le langage et les coutumes sont lourdes de sens. La résistance aux normes sociales rigides, tout comme la conformité à celles-ci, se traduisent par des variations à peine sensibles de la syntaxe et de la diction, faisant par exemple d'Huck Finn un locuteur ignare et un élément potentiellement subversif dans le vieux Sud raciste ou de Pudd'nhead Wilson une étoile naissante de l'élite politique sudiste. Comme le suggère Twain dans la note en préface qui identifie les sept principaux dialectes utilisés dans Huckleberry Finn, les ironies les plus subtiles du roman sont extrêmement propres à leur milieu et elles reposent sur la connaissance intime qu'a l'auteur des particularismes régionaux, de son « absorption inconsciente » de l'âme, du parler et de la pensée d'un endroit donné aux États-Unis. Par sa maîtrise de ces particularismes, l'écrivain régional gagne accès aux rythmes universels de la nature humaine, l'essence même, de l'aveu de Mark Twain, de l'art du romancier américain.

    Peu de lecteurs en disconviendront : Mark Twain excellait dans l'art de l'écrivain régional, lui dont le pouvoir d'expression constructive est lié de façon inhérente au sentiment spécifique d'appartenance à un terroir. Mais les avis sont beaucoup plus partagés quand il s'agit de cerner la source précise des sensibilités régionales de Mark Twain. En fait, il jouit d'une distinction unique, celle d'être surnommé le fils spirituel de quatre secteurs géographiques des États-Unis.

    Les tentatives les plus systématiques visant à fixer l'identité régionale de Mark Twain viennent probablement du Sud, où des érudits tels Louis Rubin, Arlin Turner et Arthur Pettit ont lié l'oeuvre de Twain aux courants historiques et psychologiques qui sous-tendent la tradition dont se réclament Edgar Allan Poe, William Faulkner, Robert Penn Warren et Eudora Welty. En se concentrant sur des ouvrages tels Tom Sawyer, La vie sur le Mississippi (1883), Huckleberry Finn et Pudd'nhead Wilson, ces Sudistes érudits décrivent la nostalgie de Twain mêlée de sentiments de dégoût que lui inspire la région de sa naissance et ils font observer que certains de ses meilleurs livres, comme chez Faulkner, Warren ou d'autres encore, trahissent une ambivalence complexe au sujet de la civilisation, de l'histoire et du paysage du Sud.

    Pourtant, si Faulkner et beaucoup de ses compatriotes de l'après-guerre semblent presque tragiquement soudés au Sud en désintégration, Mark Twain, lui, ne fit pas long feu dans le Missouri après 1861 - et peut-être même n'y pensa-t-il guère après cette date. Ce fut l'année où il partit en diligence vers le Névada avec son frère Orion plutôt que de se mettre au service des Confédérés pendant la guerre de Sécession. A l'âge de vingt-six ans, il était déjà « un sudiste désudinisé », pour reprendre l'expression de William Dean Howells, commentateur social de l'époque.

    À l'instar du narrateur de son irrésistible livre-western, A la dure!, Twain abandonna rapidement sa tenue vestimentaire sudiste déplacée et ses idées préconçues qui l'étaient tout autant, leur préférant le style bohémien du « vagabond » propre à l'Ouest des États-Unis. Ses cinq années passées au Névada et en Californie furent une période cruciale de croissance et de découverte, et pendant laquelle Twain se lança dans le journalisme, carrière qui allait marquer de façon durable et son style et sa sensibilité littéraires. A son arrivée à New-York en janvier 1867, son identité littéraire régionale était fermement établie dans le Far-West, où ses lecteurs le connaissaient sous le sobriquet de « Sagebrush Bohemian » (Le Bohémien de l'armoise) [du nom de la végétation qui pousse dans le Névada] et de « Wild Humorist of the Pacific Slope » (Le fol humoriste des bords du Pacifique).

    De nombreux critiques ont insisté sur le fait que l'oeuvre littéraire de Mark Twain était indiscutablement marquée au sceau de l'Ouest. Pourtant, il a passé la plus grande partie de sa vie d'adulte dans la splendeur victorienne d'Hartford, dans le Connecticut, et il s'est efforcé avec le plus grand sérieux de se faire identifier avec l'élite sociale et littéraire de la Nouvelle- Angleterre. L'homme de l'Ouest, suffisant et bagarreur, et le Sudiste ambivalent n'ont à première vue pas grand-chose à voir avec l'auteur qui courtisait « l'irréprochable communauté puritaine » d'Hartford et dont il semblait embrasser le langage, les valeurs et la réserve dans des ouvrages du genre Le Prince et le Pauvre ou Jeanne d'Arc, Le Mark Twain de la côte Est, à l'image de la version sudiste ou « western », fait lui aussi l'objet d'une volumineuse littérature critique qui cherche à situer son identité régionale dans sa relation profonde avec les traditions littéraires, philosophiques, religieuses et comiques de la Nouvelle-Angleterre. La personnalité de Mark Twain adulte et de l'auteur aux talents mûris, arguent d'aucuns, rappelle les accents régionaux de l'humour « pur côte Est » de James Russell Lowell, le farouche individualisme d'Henry David Thoreau et le tendre libéralisme de Beecher, de Twitchell, d'Aldrich, de Warner et d'autres personnalités marquantes d'Hartford.

    Enfin, on a dit de Mark Twain qu'il incarnait le Centre-Ouest. Sa conception profondément satirique de la vie dans la vallée du Mississippi le relie à une tradition importante des ironistes du Centre-Ouest de l'époque et des temps qui ont suivi, dans la lignée d'Howells, d'Hamlin Garland, de Sherwood Anderson, de Theodore Dreiser et d'Ernest Hemingway. N'est-il pas révélateur que l'écrivain contemporain qui ait avoué le plus ouvertement sa dette artistique envers Mark Twain soit Garrison Keillor, ce conteur dont les récits bucoliques ont pour cadre le fictif lac Wobegon, où l'humour se dispute au pathétique, à la manière d'Huckleberry Finn.

    Les chicaneries constantes sur les affiliations régionales de Mark Twain suggèrent un paradoxe qu'Howells perçut bien, puisqu'il éluda sagement la question pour définir l'imagination de Mark Twain comme étant « foncièrement américaine ». Ce paradoxe s'expose simplement: les meilleurs écrits de Mark Twain ont des inflexions régionales et ils jouent sur les subtilités de la langue familière et des us et coutumes comme seul un « natif » sait le faire. Contrairement à Faulkner, à Bret Harte, à Thoreau ou à Anderson, Twain n'appartient cependant à aucune région en particulier. Nous pourrions simplement rejeter ce paradoxe en affirmant un truisme fondamental exprimé il y a plusieurs années par David Kesterson, à savoir que Mark Twain, comme le poète américain du XIXe siècle Walt Whitman, « contenait des multitudes » et qu'il était dès lors impossible « de le confiner à une seule région ». Mais l'esthétique régionale dont se réclamait Mark Twain est plus lourde de sens que ne le suggère un commentaire aussi élogieux.

    Face à ce paradoxe, nous pourrions commencer par faire l'observation suivante: si la perspective régionale est indéniablement la clé de la créativité de Mark Twain, son imagination défie avec autant de force toute tentative d'identification régionale. De fait, Mark Twain a beau idéaliser le cadre dans lequel se situe l'action de ses romans, d'Hannibal (Missouri) à Hartford (Connecticut), il n'en reste pas moins vrai que le thème de la fuite revient en leitmotiv dans son oeuvre. Tom Sawyer s'échappe de Saint-Petersburg avec ses petits camarades pour rejoindre le paradis des garçons à Jackson's Island. Huck Finn exécute un suicide symbolique pour échapper à la violence de son foyer provincial. Hank Morgan fait un voyage à travers les siècles qui le conduit jusqu'à la cour du roi Arthur, et le ramène au présent. Que ce soit dans The Innocents Abroad, dans A la dure ! ou dans La vie sur le Mississippi, le narrateur est inlassablement par monts et par vaux.

    Howells comprenait le curieux besoin qu'avait son fidèle ami d'imaginer les moyens de transcender les limites culturelles, celles-là même qui donnent vie à son art, lorsqu'il décrivit Mark Twain comme «un écrivain d'abord du Missouri, mais ensuite temporairement du Connecticut, et maintenant au bout du compte du système solaire, pour ne pas dire de l'univers». Comme le suggère ce commentaire tout à fait pertinent, Mark Twain est l'essence même du régionalisme dans la littérature américaine, lui qui sut mieux que tout autre écrivain des États-Unis exploiter le capital esthétique inhérent à la perspective locale. Pour autant, son imagination le porte à « prendre ses jambes à son cou », pour emprunter une expression chère à Mark Twain, de façon à se soustraire aux limites culturelles, souvent exprimées au travers du langage et du comportement des gens de la région, dont l'effet est de restreindre la liberté de l'homme.

    L'ambivalence de Twain vis-à-vis de la scène locale, son attachement simultané à « l'absorption inconsciente » et à la fuite transcendante, trahissait la complexité de ses associations régionales avec toutes les régions des États-Unis. D'autre part, son ambivalence vis- à-vis de lieux tels Saint-Petersburg, Dawson's Landing et Hadleyburg, lieux qui tous exsudent à la fois l'idylle et le cauchemar, trouva un terrain fertile aux États- Unis au moment où le pays, après la guerre de Sécession, s'engageait à bride abattue dans la voie de l'industrialisation et de l'urbanisation.

    La nostalgie des communautés rurales en voie de disparition des États-Unis fut l'étincelle qui provoqua l'explosion des écrits régionaux et « couleur locale » survenue au cours des dernières décennies du XIXe siècle et à laquelle contribua Mark Twain par ses représentations de la vie dans de petites villes. Les excentricités régionales qui foisonnent dans le Far-West de A la dure! et dans la vallée du Mississippi dépeinte dans Tom Sawyer, Huckleberry Finn et Pudd'nhead Wilson, avant la guerre de Sécession, disparaissaient à la vitesse grand «V» tandis que le pays avançait rapidement vers la nationalisation culturelle, économique et politique après cette guerre fratricide ; et les écrivains de l'époque, par réaction, se plaisaient à dépeindre sous un jour romantique la vie d'autrefois aux États-Unis, en milieu rural. Twain participa manifestement à cette vogue «rétro», mais ses artifices, tels ceux d'Hank Morgan, visaient le plus souvent les scènes bucoliques, dont il ne prit jamais pour argent comptant l'innocence et l'éloignement des pressions de l'industrialisme.

    En dernière analyse, peu importe donc que Mark Twain fût avant tout un écrivain du Sud, de l'Ouest, de l'Est ou du Centre-Ouest. Son art est régional non pas dans la mesure où il est issu d'un milieu géographique ou culturel donné, mais parce que dans tous ses écrits il a perçu l'anxiété d'une civilisation à la croisée des chemins entre un passé rural et un avenir urbain, ne sachant trop si elle devait romancer son passé ou tenter d'y échapper. Mark Twain excellait dans l'un et l'autre de ces rôles, et souvent précisément au même moment. Dès lors, il est juste que de bout en bout du pays on salue dans Mark Twain notre meilleur écrivain de prose régionale.

    Source

    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Informations
    L'auteur

    Henry Wonham
    Au moment de la publication de cet article (1996), Henry Wonham était professeur de littérature américaine à l'université d'Orégon et l'auteur de la postface d'une nouvelle édition d'A la dure ! qui fait partie d'un ouvrage en vingt-neuf tomes intitulé Oxford Mark Twain. Cet ouvrage devait paraître en septembre 1996 aux éditions Oxford University Press.
    Mots-clés
    littérature américaine, terroir, Mississippi, États du Sud

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