À l'origine, santé et maladies s'expliquaient par la vision du monde.
Dans la plupart des cultures primitives, la conception qu'on se faisait de la santé et de la maladie était indissociable de l'ensemble de la vision du monde. La maladie trouvait sa signification dans un grand récit mythique relatant les origines du cosmos. Les rites conduisant à la guérison avaient de leur côté un rapport avec l'ensemble de la vie sociale et culturelle du groupe.
Chez ces mêmes peuples primitifs, nous disent les ethnologues, la maladie était expliquée tantôt par la pénétration d'un objet-maladie, tantôt par la perte de l'âme, tantôt par la possession démoniaque, tantôt par la violation d'un tabou, tantôt enfin par la sorcellerie et la magie. Chez les Babyloniens, l'explication par la possession démoniaque conduisait à des traitements qui rappellent les huiles de foie de morue et autres substances repoussantes dont bien des enfants font encore l'expérience de nos jours. On prescrivait les potions les plus dégoûtantes - jusqu'à des excréments - dans le but d'incommoder et de déloger l'intrus-porteur-de-la-maladie. Chez d'autres peuples, c'est l'explication par la perte de l'âme qui était retenue; il arrivait que l'on prescrive les mets les plus exquis en vue de ramener l'âme envolée dans le corps qu'elle avait rendue malade en le quittant. Qui voudrait soutenir que les bons plats n'ont pas conservé quelque valeur curative?
Chez ces mêmes peuples primitifs, nous disent les ethnologues, la maladie était expliquée tantôt par la pénétration d'un objet-maladie, tantôt par la perte de l'âme, tantôt par la possession démoniaque, tantôt par la violation d'un tabou, tantôt enfin par la sorcellerie et la magie. Chez les Babyloniens, l'explication par la possession démoniaque conduisait à des traitements qui rappellent les huiles de foie de morue et autres substances repoussantes dont bien des enfants font encore l'expérience de nos jours. On prescrivait les potions les plus dégoûtantes - jusqu'à des excréments - dans le but d'incommoder et de déloger l'intrus-porteur-de-la-maladie. Chez d'autres peuples, c'est l'explication par la perte de l'âme qui était retenue; il arrivait que l'on prescrive les mets les plus exquis en vue de ramener l'âme envolée dans le corps qu'elle avait rendue malade en le quittant. Qui voudrait soutenir que les bons plats n'ont pas conservé quelque valeur curative?
