• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'homme, la nature, la techique

        Réflexions inspirées de Bernard Charbonneau et Jacques Ellul, avec la collaboration de l'Association Aquitaine B.Charbonneau J.Ellul, sous la présidence de Sébastien Mor...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

  • La lettre
    • Édition

    Dossier: Vitry Philippe de

    Bibliographie musicale de Philippe de Vitry

    Jean-Marc Warszawski
    Photo ©Otto Kohler.
    «Philippe de Vitry (1291-1361), futur évêque de Meaux, rédige plusieurs traités de théorie musicale dont le plus important s'intitule Ars Nova, expression qui désignera dès lors, tout l'art musical au XIVe siècle. Philippe propose ici outre une synthèse des plus récentes techniques de composition, une nouvelle façon de noter la musique avec des figures de durée qui se rapprochent de celles qu'on utilise encore aujourd'hui.»
    Site de la Commission Scolaire de Sainte-Hyacinthe.
    Philippe de Vitry
    Vers 1291 - 1361
    France
    Autres formes patronymiques : Vitriaco ; Vittriaco. Voir Levi ben Gershom
    Ars contrapunctus
    Ars nova (vers 1322)
    Tractatus de musica plana et mensurabilis (attribué à Philippe de Vitry)
    Nota quod si vis facere semitonium maius… (tradition anonyme)
    Omni desideranti notitiam artis mensurabilis (tradition anonyme)
    Quoniam per ignorantiam artis musice... (tradition, anonyme III de De Coussemaker)

    Manuscrits
    XIVe siècle
    Copies modernes des manuscrits :
    [copie BAW] : Bayerische Akademie der Wissenschaften Musikhistorische Kommission
    [copie CAT] : Département de musicologie du Centre Augustin Thierry d’Orléans

    1. Ms. 5-2-25, Sevilla, Biblioteca Capitular y Colombina, origine italienne et catalane, daté du XIVe-XVe siècle, f° 63-64v, anonyme tradition philippe de Vitry, Omni desideranti notitiam artis mensurabilis… [copie BAW] [copie CAT].
    2. Ms. Lat. 7378 A, Paris, Bibliothèque Nationale de France, origine parisienne supposée, daté de 1362, compilation avec interpolations, f° 58r, Omnes homines natura scire desiderant... ; f° 58v-59, Partes prolationis quot sunt ? Quatuor. Que ? Longa, brevis, semibrevis, minima... ; 59r-v ; Celebranda diversa sunt officia in ecclesia dei cum musica... ; f° 62b, tradition anonyme, Nota quod si vis facere semitonium maius... [copie BAW] [copie CAT].
    3. Ms. lat. 15128 Paris, Bibliothèque Nationale de France. XIVe f° 127r-129r, tradition anonyme & anonyme III de De Coussemaker, Quoniam per ignorantiam artis musice... [copie BAW] [copie CAT].
    4. Ms. 450, Pavia, Biblioteca Universitaria, daté du XIVe siècle [copie BAW] [copie CAT].
    5. Ms. Barb. lat. 307, Roma, Biblioteca Vaticana, daté du XIVe- XVe siècle (1431-1432), f° 17r-20v, Ars nova [copie BAW] [copie CAT].
    6. Ms. lat. 5325 Roma, Biblioteca Vaticana, daté de la première moitié du XIVe siècle, f° 1r-12v, Musica plana et mensurabilis (anonyme) [copie BAW] [copie CAT].
    XVe siècle
    7. Ms. L. V. 30, Siena, Biblioteca Comunale, daté fin XVe siècle, f° 129 rv, Ars nova [copie BAW] [copie CAT].
    8. Ms. pluteo XXIX. 48, Firenze, Biblioteca Medicea Laurenziana, daté du XVe siècle, f° 86r-88v, Ars contrapuncti [copie BAW] [copie CAT].
    9. Ms. B 83, Roma, Biblioteca Vallicelliana, daté du XVe siècle, f° 1r-8v, Ars contrapuncti [copie BAW] [copie CAT].
    10. Ms. lat. 5321 Roma, Biblioteca Vaticana, daté du XVe siècle, f° 23r-25va, Ars contrapuncti [copie BAW] [copie CAT].

    Éditions
    1. Gerbert Martin. Scriptores ecclesiastici de musica sacra potissimum. (3 v.), Typis San-Blasianis, St.-Blasien,1784. Fac-similé par Olms Verlag, Hildesheim, 1963, (3).
    2. Edmond de Coussemaker. Scriptorum de musica medii aevi. (4 v.), Paris, Durand 1876, (3). Anonyme III, p. 370a-375b.
    3. G. Reaney. Dans «Musica Disciplina» (X) 1956 P. 13-31 & (XIV) 1960, p. 30-31, Anonyme III de Edmond de Coussemaker.
    Ces trois versions, ainsi qu’une copie du Ms. L. V. 30. Sont reprises par le Thesaurus Musicarum Latinarum, de l’Université d’Indiana.

    Bibliographie
    1. Besseler Heinrich. Studien zur Musik des Mittelalters (II). Die Motette von Francon von Köln bis Philippe de Vitry. «Archiv für Musikwissenschaft» (VIII) 1926.
    2. Fischer Peter. The theory of music from the carolingian era up tu 1400. Volume II, Italie (RISM B III, 2). Répertoire International des Sources Musicales (RISM), Société Internationale de Musicologie, Association Intermationale des bibliothèques musicales, G. Henle Verlag, Müchen-Duisburg, 1968, p. 40, 77-79, 89, 99, 101, 103, 122.
    3. Gümpel Karl-Werner & Meyer, Christian & Elzbieta Witkowska-Zaremba. The Theory of Music, vol. V. Manuscripts from the Carolingian Era up to c. 1500 in the Czech Republic, Poland, Portugal and Spain. (RISM B III 5), München 1997, p. 121-122.
    4. Leech-Wilkinson Daniel. Compositional techniques in the four-part isorhythmic motets of Philippe de Vitry and his contemporaries. Garland, New York, 1989. (Outstanding dissertations in music from British) [ISBN 0824020162].
    5. Pirro André. Philippe de Vitry. Notes biographiques. Dans «Romania», 933. P. 520-547
    6. Schrade Leo (éditeur). Le Roman de Fauvel ; l’œuvre de Philippe de Vitry ; cycles pourl’ordinaire. Éditions de l'Oiseau-Lyre, Monaco, vers 1956.
    7. Schrade Leo. Œuvre complète de Philippe de Vitry, avec une nouvelle introduction et notes par Edward H. Roesner. Éditions de l'Oiseau-lyre, Monaco, 1984.
    8. Waesbeghe Joseph Smits van & Fischer Peter & Maas Christian. The theory of music from the carolingian era up tu 1400. Répertoire International des Sources Musicales (RISM, B, III, 1), Société Internationale de Musicologie, Association Internationale des bibliothèques musicales, G. Henle Verlag, Müchen-Duisburg, 1961, p. 108, 121.
    9. Werner E. The mathematical foundations of Philippe de Vitry’s Ars Nova. «Journal of the American Musicological society» (IX), 1956.


    Ms. L. V. 30, Siena, Biblioteca comunale, f. 129v

    Note Biographique
    Philippe de Vitry est connu comme théoricien de la musique et compositeur. Toutefois, les quelques compositions conservées qui lui sont attribuées ne le peuvent être en toute certitude. Il est avant tout un homme de pouvoir, politique et religieux. Humaniste, il est un des rares intellectuels français à trouver grâce aux yeux de Pétrarque. 1320, clerc de notaire de Charles IV le Bel. 1323, chanoine prébendé à Clermont en Beauvaisie. 1327, en Avignon. Rencontre Petrarque. 1328, entre au parlement. 1333, rencontre Pétrarque à Paris. 1340, maître clerc de requêtes. 1342, en Avignon. 1346, maître des requêtes à l’hôtel du roi et à l’hôtel de l’hériter du trône. 1350, envoyé par le roi auprès de Clément VI en Avignon. 1351, évêque de Meaux. 1357, un des neuf Généraux réformateurs des États Généraux. La partie mathématique de son traité de musique provient d’une traduction latine d’un traité sur les nombres harmoniques de Levi ben Gershom (dit aussi Gersonide, Leo Habraeus ou Léon de Bagnols).

    Sur le contenu de l’œuvre

    Chapitre I
    Il a trois espèces de musiques: La musique de l’univers, celle de l’homme et la musique instrumentale. C’est de la musique instrumentale qu’il s’agit ici. Le monocorde est un instrument pourvu d’une seule corde, dont le jeu s’établit selon les trois genres. Diatonique, chromatique, enharmonique. Il s’agit ici du diatonique.


    Chapitre II
    Les treize intervalles de la musique
    Est diatonique tout ce qui procède par série de deux tons et un demi ton. Treize intervalles sont dans ce cas.


    1UnisssonUne unitéRapport de 1 à 1
    2Octave2 à 1
    3Quinte3 à 2
    4Quarte4 à 3
    5TonSesquioctave9 à 8
    6Tierce mineure32 à 27
    7Tierce majeure81 à 64
    8Demi ton256 à 243
    9Sixte mineure128 à 81
    10Sixte majeure54 à 32
    11Septième mineure16 à 9
    12Septième majeure486 à 256
    13Triton729 à 512
    Chapitre IV

    Étude des rapports
    Rapport du simple au double en ordre inverse: 4 2 1 ; On tire un nombre qui en contient un autre plus sa moitié. Rapport sesquialtere : 4 6 9 ; Rapport sesquialtere en ordre inverse: 9 6 4 ; Rapport superbipartiel: 9 15 25 ; Rapport sesquialtere: 4 6 9 ; Rapport double sequialtere: 9 24 64 ; Rapport superbipartiel: 9 15 25 ; Rapport double et superbipartiel: 9 24 64.

    À partir de ces calculs qui reproduisent tout compte fait une opération unique, Philippe de Vitry définit les rapports des intervalles musicaux, en se conformant ainsi à son affirmation: Toute inégalité procède de l’égalité.
    Par exemple :



    Quinte3 à 2
    Quarte4 à 39 à 8Ton
    Quarte4 à 3
    Ton9 à 832 à 27Tierce mineure
    Quinte3 à 2
    Tierce mineure32 à 2781 à 64Tierce majeure
    Quarte4 à 3
    Tierce majeurs81 à 64256 à 243Demi ton
    Octave2 à 1
    Tierce mineure32 à 2764 à 32Sixte majeure
    Octave2 à 1
    Tierce majeure81 à 64128 à 81Sixte mineure
    Octave2 à 1
    Ton9 à 816 à 9Septième mineure
    Octave2 à 1
    Demi ton256 à 243486 à 256Septième majeure
    Quinte3 à 2
    Demi ton256 à 245729 à 512Triton
    Chapitre VII

    Les parties de la musique
    Il y a quatre parties à la musique : 1-Les signes et les noms des notes ; 2-Lignes et interlignes ; 3-Propriétés ; 4-Mutations.


    Chapitre IX
    Propriétés
    3 caractères spécifiques : 1-Etat bécarre ; 2-Etat naturel ; 3-Etat Bémol.

    Règle
    Tout en G est en état bécarre ; Tout en C est en état naturel ; Tout en F est en état Bémol. C indique l’état naturel, F l’état bémol, G quant à lui invite à chanter en b dur.

    Chapitre X
    Les mutations
    Abandon d’un nom de note au profit d’un autre, le son et le signe demeurent les mêmes, il s’ensuit que partout où se fait la mutation, il faut qu’il y ait au moins deux notes.

    Chapitre XI
    Définition de la musique
    Sachez que la musique est la science du chant juste, c’est à dire le moyen facile à parvenir à chanter parfaitement. Étymologiquement, moyes, c’est à dire eau, et, ycos, c’est à dire science, parce qu’elle a été découverte au bord des eaux.

    Chapitre XII
    L’unisson
    L’unisson n’est pas une consonance, mais le principe des autres consonances. C’est la note avec laquelle on attaque le chant.

    Chapitre XIII
    Le demi ton
    Le demi ton est, entre deux unisson, un espace que, conformément aux possibilités de la voix humaine il n’est ni loisible ni possible de diviser, autrement dit qui ne souffre pas de son intermédiaire. Le demi ton comme le dit Bernard de Ventadour est l’adoucissement et l’agrément de la mélodie tout entière, et sans lui elle serait gâtée, elle perdrait son caractère, il n’en resterait rien.

    Chapitre XIV
    La musique fausse
    Faire des demi tons où il n’y en a pas. Il faut que quand il y a une quinte entre deux notes, une bonne consonance. De là, par conséquent naît évidemment la question de savoir quelle nécessité il y a d’introduire dans la musique régulière, la musique fausse ou fausse mutation, alors que ce qui est régulier ne doit rien admettre qui serait faux, mais vrai bien plutôt. Une quinte égale 3 tons et un demi ton. Une note sur b fa b mi en b carré et une autre sur fa ut aigu, naturel ne sont pas en consonance. On peut réaliser cette consonance par musique fausse.

    Chapitre XVI
    La mesure
    Ainsi pour indiquer un temps parfait, on met un petit cercle, parce que la forme ronde est parfaite; il arrive aussi, selon certains, qu’on mette trois petits traits obliques, cela revient au même : Le temps est parfait puisqu’essentiellement divisé en trois parties égales.

    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
    Loading
    Informations
    L'auteur

    Jean-Marc Warszawski
      Jean-Marc Warszawski est musicien et docteur en musicologie.
    Mots-clés
    Ars nova, musique, théorie musicale, biographie de Philippe de Vitry
    Extrait
    Il a trois espèces de musiques: La musique de l’univers, celle de l’homme et la musique instrumentale. C’est de la musique instrumentale qu’il s’agit ici.

    Contribuez au rayonnement des oeuvres de l'Agora/Homo vivens en devenant membre ou en faisant un don.