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Pierre-Jean Dessertine
Éditions ALÉAS
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Nénuphar

Promenade sentimentale

Paul Verlaine
Le couchant dardait ses rayons suprêmes
Et le vent berçait les nénuphars blêmes ;
Les grands nénuphars, entre les roseaux,
Tristement luisaient sur les calmes eaux.
Moi, j’errais tout seul, promenant ma plaie
Au long de l’étang, parmi la saulaie
Où la brume vague évoquait un grand
Fantôme laiteux se désespérant
Et pleurant avec la voix des sarcelles
Qui se rappelaient en battant des ailes
Parmi la saulaie où j’errais tout seul
Promenant ma plaie ; et l’épais linceul
Des ténèbres vint noyer les suprêmes
Rayons du couchant dans ces ondes blêmes
Et les nénuphars, parmi les roseaux,
Les grands nénuphars sur les calmes eaux.
Date de création:2005-07-13 | Date de modification:2006-11-02
Informations
L'auteur
Mots-clés
douleur, tristesse, eau, nuit, saule, roseau
Données d'édition
Date de création:
2005-07-13
Dernière modification:
2006-11-02
Extrait
Les grands nénuphars, entre les roseaux, Tristement luisaient sur les calmes eaux.
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