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    Impression du texte

    Le jardin d'antan

    Émile Nelligan
    Douceur de l'enfance retrouvée en souvenir.
    Rien n'est plus doux aussi que de s'en revenir
    Comme après de longs ans d'absence,
    Que de s'en revenir
    Par le chemin du souvenir
    Fleuri de lys d'innocence,
    Au jardin de l'Enfance.

    Au jardin clos, scellé, dans le jardin muet
    D'où s'enfuirent les gaietés franches,
    Notre jardin muet
    Et la danse du menuet
    Qu'autrefois menaient sous branches
    Nos soeurs en robes blanches.

    Aux soirs d'Avrils anciens, jetant des cris joyeux
    Entremêlés de ritournelles,
    Avec des lieds joyeux
    Elles passaient, la gloire aux yeux,
    Sous le frisson des tonnelles,
    Comme en les villanelles

    Cependant que venaient, du fond de la villa,
    Des accords de guitare ancienne,
    De la vieille villa,
    Et qui faisaient deviner là
    Près d'une obscure persienne,
    Quelque musicienne.

    Mais rien n'est plus amer que de penser aussi
    À tant de choses ruinées!
    Ah! de penser aussi,
    Lorsque nous revenons ainsi
    Par des sentes de fleurs fanées,
    À nos jeunes années.

    Lorsque nous nous sentons névrosés et vieillis,
    Froissés, maltraités et sans armes,
    Moroses et vieillis,
    Et que, surnageant aux oublis,
    S'éternise avec ses charmes
    Notre jeunesse en larmes!

    Source

    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Informations
    L'auteur

    Émile Nelligan
    Poète québécois (1879-1941). Né à Montréal, il est le fils de David Nelligan venu d'Irlande et d'Émilie Amanda Hudon de Rimouski. Il fréquente l'École de l'Archevêché, l'École Olier, le Séminaire de Montréal, le Mont Saint-Louis, le Collège Sainte-Marie qu'il quitte définitivement en mars 1897 pour devenir membre de l'École littéraire de Montréal. Il lit ses poèmes à quelques réunions et assiste aux quatre séances publiques organisées par les jeunes écrivains à la fin de 1898 et au début de 1899. Parmi ses amis il faut mentionner Joseph Melançon et Arthur de Bussières. Dès l'âge de seize ans, il est marqué par l'influence de poètes symbolistes tels Verlaine, Beaudelaire, Rodenback, Rollinat et Edgar Poe. La musique de Chopin et de Paderewski lui est particulièrement chère. Le surmenage finit par produire une «dégénérescence mentale» (verdict médical) et le 9 août 1899, il doit être interné à la Retraite Saint-Benoît d'où il sera transféré en 1925 à l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu; il y restera jusqu'à sa mort. source: http://felix.cyberscol.qc.ca/LQ/auteurN/nelligan/nellig.html
    Mots-clés
    Enfance
    Extrait
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