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Le pseudo «bien universel»

Max Scheler
Remplaçons le mot Angleterre par États-Unis et les termes «beatus possidens» par «pax americana» et on verra le parallèle à faire avec la politique américaine de nos jours!
Cette idée du «bien universel», nous l'entendons souvent émise, non pas chez les hommes d'État allemands, français et italiens, mais chez les hommes d'État et les théoriciens anglais. Trois raisons à cela: premièrement, c'est un principe séculaire de la politique anglaise d'affirmer que l'intérêt de l'Angleterre se confond avec l'intérêt du monde entier; deuxièmement, cette attitude est commandée par le caractère international de l'Empire, par le pacifisme du «beatus possidens» [notre traduction: le possédant heureux]; et troisièmement, c'est là la théorie du libéralisme et des libre-échangistes. Cette idée du bien universel est fausse en soi; elle n'est que l'idéologie politique propre à l'Angleterre.
Date de création:2000-07-21 | Date de modification:2006-11-07
Informations
L'auteur
Philosophe allemand (1874-1928), disciple de Husserl.
Mots-clés
Impérialisme, libre-échange, néo-libéralisme
Données d'édition
Date de création:
2000-07-21
Dernière modification:
2006-11-07
Extrait
«C'est un principe séculaire de la politique anglaise d'affirmer que l'intérêt de l'Angleterre se confond avec l'intérêt du monde entier.»