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    Dossier: Lope de Vega

    Impressions de voyage: Lope de Vega

    Basile Routhier
    Son enfance. — Sa vie aventureuse. — Ses deux mariages. — Ses enfants. — Jours d'épreuves. — Deux sonnets. — Son théâtre. — Comédies et drames.
    C'est dans un vallon des Asturies que Lope de Véga paraît être né, le 25 novembre 1562. Son père était noble, mais pauvre, et il se livrait au culte des Muses, qui ne lui apportèrent ni la fortune ni la célébrité.

    Le fils fut plus heureux, et la gloire couronna ses travaux. Enfant prodige, comme Pic de la Mirandole, il comprenait le latin et faisait des vers espagnols à l'âge de cinq ans. A douze ans il avait fait de petites comédies en quatre actes.

    «Je savais à peine parler, écrit-il lui-même dans une épître, quand, inspiré par les Muses sœurs d'Apollon, j'essayai ma plume, et gazouillai des vers dans mon nid».

    A quinze ans, il s'éprit du métier des armes, fit quelques campagnes, se montra très brave, mais revint dégoûté de l'art militaire.

    Sa jeunesse fat orageuse, et l'histoire de ses nombreuses amours est racontée dans une de ses comédies intitulée: «Dorothée». Quand il aimait, il en arrivait à un degré d'exaltation voisin de la folie.

    Un jour que Dorothée, toute en larmes vient lui dire adieu et s'évanouit, il s'écrie: «Je suis mort; ma vie est terminée. Ah! Senora! Oh! ma Dorothée, oh! mon dernier espoir! Amour, tes flèches se brisent; soleil, ta lumière s'éclipse; printemps, tes fleurs se flétrissent; le monde est dans l'obscurité».

    Et quand Dorothée est partie, il dit à son ami Julio, resté près de lui: «ferme toutes les fenêtres; que la lumière ne frappe pas mes yeux, puisqu'ils viennent de voir partir celle qui fut la lumière de mon âme. Ote cette dague d'auprès de moi; car l'intimité est un démon, l'habitude un enfer, et l'amour une folie, qui tous me conseillent de m'en servir pour me tuer…..»

    Mais la réclusion n'est pas de longue durée. L'amoureux veut bientôt revoir au moins la maison de celle qu'il adore. Il va le soir errer à sa porte, espérant qu'elle l'invitera à entrer; et quand Julio lui dit: «Je ne vois que des ombres qui passent d'un côté à l'autre de la fenêtre,» l'amoureux reprend: «ce doit être mon bonheur qui passe; il n'a jamais été qu'une ombre dans cette maison.»

    Et pendant ce temps-là il fait des élégies, des idylles, des sonnets et des ballades. «Aimer et faire des vers, c'est tout un, dit-il.... et toutes les perfections de Dorothée m'ont coûté plus de deux mille vers».

    Et que de larmes il répand! «Ne pouvant couvrir ses mains de diamants je les baignais de larmes; et elle les recevait comme si elles eussent été des pierres précieuses plus belles que toutes celles qu'elle avait vendues et dédaignées». Dans son désespoir de l'avoir quittée, il est allé un jour aux bords des flots et il dit à la mer: «Je voudrais te boire pour pouvoir recommencer à pleurer!»

    0 folle jeunesse!

    En 1584, l'amour qui n'avait été jusque-là qu'une débauche pour notre poète, fut remplacé par un sentiment sérieux et honorable, et Lope épousa Isabelle, fille de don Diego d'Urbino, attaché à la cour en qualité de roi d'armes.

    Mais ce mariage lui occasionna des épreuves de diverse nature; la chose arrivait déjà dans ce temps-là.

    Par suite de ses folles équipées de jeunesse, il eut un duel, fut emprisonné, puis exilé de Madrid. On retrouve dans une de ses élégies les adieux touchants qu'il fit alors à sa femme et à sa patrie:

    «Oh! ma douce et tendre épouse, le voilà donc arrivé le jour amer de notre séparation déjà tant pleurée; je livre aux vents ma voile et mes espérances; je me sépare de vous.... mais je reste près de vous si je puis partir en vous laissant mon âme.

    Adieu douce et chère Espagne, marâtre de tes enfants véritables, et mère tendre et hospitalière des étrangers! L'envie me chasse de ton sein. Hélas toute patrie est donc ingrate?...»

    Valence où il se retira se montra hospitalière et généreuse pour l'exilé. Sa femme était allée l'y rejoindre lorsqu'elle mourut.

    Il y avait alors comme aujourd'hui des veufs inconsolables: Lope de Véga fut de ceux-là, et dans l'espoir de se consoler il rentra dans la carrière militaire.

    Philippe II préparait alors sa fameuse expédition contre l'Angleterre; Lope voulut y prendre part et il s'embarqua sur l'invincible Armada. On sait le dénouement de cette funeste entreprise.

    A son retour il voyagea en Italie, comme secrétaire de certains grands seigneurs espagnols.

    Puis, il revint à Madrid, et comme il était toujours inconsolable il convola en secondes noces. Il n'avait alors que trente ans, et il entra dans la carrière dramatique, la seule carrière littéraire qui rapportât quelque argent.

    Le goût du théâtre était alors très répandu en Espagne, où l'on comptait quarante troupes de comédiens. Les comédies ne se vendaient pas cher, et Lope de Véga en vendit lui-même pour 200 francs; mais le célèbre auteur pouvait faire une pièce en vingt-quatre heures. Le succès qu'il obtint fut énorme.

    Cervantès, son contemporain et son émule dans les lettres, en parle avec enthousiasme. «Alors, dit-il, parut le prodige de la nature, le grand Lope de Véga qui s'empara du sceptre de la monarchie comique, assujettit et réduisit sous sa domination tous les comédiens, et remplit le monde de comédies heureuses, convenables, bien conduites, et en si grand nombre qu'elles ne sont pas contenues dans dix mille feuilles».

    Sa renommée devint universelle, et ses pièces furent jouées à Naples, à Milan, à Constantinople, à Vienne, à Bruxelles et jusqu'en Amérique.

    A ses succès littéraires se joignit un bonheur domestique très rare, et qui dura vingt ans.

    Mais alors vinrent les épreuves qui finissent toujours par atteindre même les plus heureux de ce monde. Il perdit d'abord son fils qu'il aimait éperdument, puis sa femme, et ses chagrins réveillèrent ses premières velléités de vocation religieuse. Il avait quarante-sept ans quand il fut ordonné prêtre.

    On serait porté à croire qu'il abandonna dès lors la carrière du théâtre. Mais non. Il continua de faire des comédies, des poèmes épiques et d'autres poésies. On a calculé qu'il a fait environ vingt-et-un millions cinq cent mille vers. C'est une fécondité qui laisse bien loin derrière elle celle de tous les poètes connus.

    Tout en travaillant pour le théâtre, avec des succès constants, Lope vivait loin du monde et dans un intérieur paisible. Il écrivait alors:«Avec deux fleurs dans mon jardin, six tableaux et quelques livres, je vis sans désir, sans crainte et sans espérance, vainqueur de la mauvaise fortune, désabusé de la grandeur, vivant dans la retraite au milieu même de la foule, gai dans la médiocrité, et, tout incertain que je suis de l'heure de ma mort, ne m'effrayant pas de ce qu'elle est certaine».Outre ses deux fleurs dans son jardin, il avait encore deux enfants qu'il adorait, un fils et une fille.

    Mais ses épreuves n'étaient pas finies. Son fils, qui s'était fait soldat, périt sur mer dans une expédition contre les Turcs, et sa fille entra dans un monastère. Il a raconté lui-même la prise de voile de sa fille, et nous extrayons de son récit quelques passages:
    Un soir ma fille me nomma celui qu'elle désirait pour époux…Cet époux est beau, il est riche, il est sage et d'une illustre naissance, et son père n'est pas moins que tout-puissant.

    Je vous jure que, du côté de sa mère, il est du sang royal, et qu'elle est si bonne qu'il n'y a pas d'attraits ni de vertus qui ne soient en elle.

    C'est une mère pleine de tant de grâces, que c'est par ses mains que Dieu les dispense au monde. Elle est à la fois rose et lys, cyprès et palmier…..»Puis il raconte la cérémonie des fiançailles en présence des grandes dames et des seigneurs de la cour, et il ajoute:«Le ciel fermait la porte à mon cœur plein d'amour paternel; il m'enlevait la meilleure part de mon âme; et j'étais le seul à plaindre dans cette foule de spectateurs….Nous retournâmes à l'église; la fiancée avait quitté ses habits de fêtes et ses bijoux pour revêtir la bure grossière. La chevelure fut coupée; car, ainsi que les autres vierges dont le chœur était rempli, elle ne devait plus avoir pour être belle que sa seule beauté.

    Et celle que j'aimais si tendrement qu'un amant en eût été jaloux, celle que je couvrais de soie et d'or, courba son front comme une rose pâlie, et effeuilla, ce soir là même, la couronne de ses pétales pourprés.

    Elle dormait sur la paille froide et dure; elle marchait les pieds nus; son corps était caché sous un vêtement de pauvre; ses yeux seuls exprimaient son âme!Quand elle fut prosternée sur le pavé du temple, on chanta la dernière prière des morts, et le monde était aussi triste que le ciel était joyeux.

    Toutes l'embrassèrent l'une après l'autre, puis l'accompagnèrent vers son époux, et la firent asseoir à la table de l'enfant divin.

    Et maintenant Marcelle vit là…. et loin de ce monde insensé, loin de ses vaines illusions elle suit la voie du ciel. O bienheureux désenchantement des choses de la terre! cette vierge si belle, si chaste et si pure, a consacré à Dieu ses dix-sept ans!
    À dater de ce jour, la vie du grand poète s'assombrit. Il n'est plus le temps où il chantait l'amour dans des sonnets charmants comme celui-ci:
    Parfois l'enfant naïf, étourdi sans cervelle,
    Qui tient un jeune oiseau par la patte attaché,
    Laisse filer la corde; et, se croyant lâché,
    L'oiseau va dans les airs essayer sa jeune aile;

    Mais au plus beau moment de ce jeu, la ficelle
    Se casse, et le geôlier, tout surpris et fâché,
    Voit au loin dans les bois s'échapper le rebelle,
    Et, les larmes aux yeux, le regarde perché.

    Ainsi fis-je avec toi, cher amour! Ma folie
    A laissé s'envoler le bonheur de ma vie,
    Suspendu par un fil aussi fin qu'un cheveu;

    Puis l'amour envolé, qui ne vent plus descendre,
    Me laisse un bout de corde à la main. C'est bien peu
    Mais cependant assez encore pour me pendre.
    Non, ce n'est plus sur ce ton que le poète chante. Il est devenu vieux, il est resté seul au monde, et enfin il est prêtre. Ecoutez cette voix grave et plaintive:
    Quand mes coupables mains vous portent, ô Seigneur,
    Quand je lève à l'autel l'innocente victime,
    De ma témérité je me ferais un crime,
    Et m'étonne de voir votre insigne douceur.

    Parfois mon âme tremble et frissonne de peur,
    Parfois je m'abandonne à votre amour sublime,
    Et plein de repentir, au bord de cet abîme,
    Je flotte entre l'espoir, le crainte et la douleur

    Seigneur, tournez vers moi vos yeux pleins de tendresse!
    Car, hélas! trop souvent le monde et son ivresse
    M'ont déjà de l'erreur fait suivre les chemins.

    Seigneur, quels maux seraient comparables aux nôtres.
    Si quand nous vous portons dans nos indignes mains,
    Vous nous laissiez tomber en écartant les vôtres?
    Je reproduis ce sonnet en espagnol pour que le lecteur puisse admirer la richesse de la rime et l'harmonie de la langue:
    Cuando en mis manos, rey eterno, os miro,
    Y la candida victima levanto.
    De mi atrevida indignidad me espanto,
    Y la piedad de vuestra pecho admiro.

    Tal vez el alma con tenor retiro,
    Tal vez la doy al amoroso llanto;
    Que arrepentido de ofenderos tanto,
    Con ansias temo, y con dolor suspiro.

    Volved los ojos à mirarme hermanos
    Que por las sendas de mi error siniestras
    Me despenaron pensamientos vanos.

    No sean tentas las miserias nuestras
    Que à quien os tuvo en sus indignas manos
    Vos le dejeis de las divinas vuestras.


    C'est ainsi qu'après sa vie orageuse l'autel est devenu le refuge de Lope, et sa consolation. Mais la poésie resta son occupation favorite, et sa fécondité fut inépuisable. Poèmes épiques, poésies lyriques, pastorales, sonnets et chansons, il a cultivé tous les genres, et le nombre de ses pièces de théâtre s'élève au chiffre fabuleux de quinze cents!

    Quel que fut son génie merveilleux, on comprend facilement qu'il n'a pu accomplir une œuvre aussi colossale sans négliger la forme et sans fouler aux pieds les règles de l'art. Il le reconnaît lui-même, et voici comment il s'en excuse:

    «Les étrangers sauront qu'en Espagne les comédies ne suivent pas les règles de l'art. Je les ai faites comme je les ai trouvées; autrement elles n'auraient pas été comprises. Ce n'est pas, grâce à Dieu, que j'ignore les préceptes de l'art; mais celui qui les suivrait serait sûr de mourir sans gloire et sans profit... J'ai parfois écrit selon l'art, que fort peu connaissent; mais quand d'autre part, je vois les monstruosités où courent le vulgaire et les femmes, je me fais barbare pour leur usage.... En conséquence lorsque je dois écrire une comédie, j'enferme les règles sous six clefs, et je mets dehors Plaute et Térence, afin que leur voix ne s'élève pas contre moi... Je compose pour le public, et puisqu'il paye, il est juste de lui parler la langue des sots qui lui plaît».

    Comme on le voit, Lope de Véga tenait au succès avant tout, et il ne dédaignait pas l'argent. Sans doute, il avait tort; mais qui lui jettera à ce sujet la première pierre? Sera-ce le dramaturge contemporain, ou l'homme politique de nos jours?

    Malgré toute l'imperfection de la forme et les négligences du style, il faut lui reconnaître d'ailleurs des qualités éminentes et nombreuses.

    Aucun poète n'a reçu du ciel, à un plus haut degré, la faculté créatrice. Il inventait toute une comédie dans un instant; il imaginait les intrigues dramatiques et les dénouait en se jouant.

    Ses pièces sont généralement remarquables par l'action, le mouvement et la vie. Mais il excelle surtout dans les peintures de mœurs et de caractères. Avec cela des pensées souvent élevées, de la verve, et de l'esprit. C'était assez pour réussir.

    Mais on se lasse de tout, même du succès, et l'on finit souvent par se dégoûter des choses mêmes qui ont fait sa gloire. C'est ce qui arriva au grand poète. Un jour il fut pris de lassitude et de dégoût, et comme son second fils allait choisir un état il lui dédia une pastorale, et dans sa dédicace il lui dit: «Si le malheur ou vos dispositions naturelles voulaient que vous fissiez des vers (ce dont Dieu vous préserve!) que du moins la poésie ne soit pas votre unique occupation.... La gloire, dites-vous; me dédommagera! Ne le croyez point; rappelez-vous cet emblème adopté par un savant de notre temps, et consistant en un miroir suspendu à un arbre, contre lequel des enfants lancent des pierres: periculosum splendor!... Je me suis attiré des ennemis, des censures, des jalousies, du blâme et des soucis; j'ai perdu un temps précieux, et j'ai atteint la vieillesse sans pouvoir vous laisser autre chose que ces avis inutiles....»

    Ces avis attristés dénotaient la vieillesse; mais les vieillards de ce temps-là avaient encore autant de sève que les jeunes gens d'aujourd'hui; et pour vous le prouver, je veux vous citer un tour de force que fit encore Lope de Véga à l'âge de 70 ans.

    Il voulut faire une dernière comédie, qui serait ses adieux au théâtre, en collaboration avec son jeune élève Montalvan. Le premier jour ils firent chacun un acte, et comme la pièce devait avoir trois actes, ils convinrent qu'ils feraient le lendemain chacun une moitié du troisième acte. Montalvan voulut devancer son vieux maître; il se leva à deux heures du matin, et à dix heures il courut chez lui pour lui annoncer qu'il avait fini. Il le trouva dans son jardin émondant ses arbres.

    «Eh! bien, dit Montalvan tout triomphant, j'ai fini. — Et moi aussi dit le vieux poète: je me suis levé à cinq heures, j'ai fait mon demi-acte et comme il était encore de bonne heure, j'ai écrit une épître en cinquante tercets; puis j'ai déjeuné de friture, et je suis venu arroser mon jardin.» Je connais des journalistes de trente et quarante ans qui n'en feraient pas plus dans toute une semaine, ce qui ne les empêche pas de diriger l'opinion publique et la politique.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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