Extraits de publications
Pierre-Jean Dessertine
Éditions ALÉAS
La lettre de L'Agora
Abonnez-vous gratuitement au bulletin électronique. de L'Agora.
Actualités
Bertrand Letendre
Dans le but louable de faire des économies, les gouvernements, c'est le cas notamment de celui du Canada, on tendance à inviter les entreprises, à assurer elles-mêmes le contrôle de la...
 
Effets au long cours des antidépresseurs« Voilà des médicaments largement prescrits dont on connaît finalement peu les effets à long terme. Une large étude de cohorte britannique a étudié près...

Liberté

L'illusoire liberté

Baruch Spinoza
Voici trois pensées de Spinoza sur la liberté
Les hommes ne se croient libres que parce qu'ils ont conscience de leurs actions et ne l'ont pas des causes qui les déterminent.

*******

Il n'y a point dans l'âme de volonté absolue ou libre; mais l'âme est déterminée à vouloir ceci ou cela par une cause, qui elle-même est déterminée par une autre, et celle-ci encore par une autre, et ainsi à l'infini.

*******

On pense que l'esclave est celui qui agit par commandement et l'homme libre celui qui agit selon son bon plaisir. Cela cependant n'est pas absolument vrai, car en réalité être captif de son plaisir est incapable de rien voir ni faire qui nous soit vraiment utile, c'est le pire des esclavages, et la liberté n'est que celle qu'a celui qui de son entier consentement vit sous la seule conduite de la Raison. Quant à l'action par commandement, c'est-à-dire l'obéissance, elle ôte bien en quelque manière la liberté, elle ne fait cependant pas sur-le-champ un esclave, c'est la raison déterminante de l'action qui le fait. Si la fin de l'action n'est pas l'utilité de l'agent lui-même, mais de celui qui la commande, alors l'agent est un esclave, inutile à lui-même.
Date de création:1999-04-16 | Date de modification:2006-11-07
Informations
L'auteur
En 1675, Spinoza se rend à Amsterdam et tente de faire publier l'Éthique, mais le climat hostile qu'il y rencontre le conduit rapidement à renoncer à son projet; cependant, l'Éthique n'est pas un ouvrage inconnu, de nombreuses copies circulent et font connaître cette oeuvre chez beaucoup de grands esprits de l'époque comme Tschirnauss et Schuller, avec lesquels Spinoza entretiendra une riche correspondance ou comme Leibniz qui rendra visite à Spinoza en 1676, mais à qui par méfiance il ne dévoilera pas le contenu complet de son oeuvre. Le 21 février 1677, Spinoza meurt de phtisie à 45 ans, très vite ses amis rassemblent ses manuscrits et les font publier sous le nom d'Opera Posthuma, mais dès le 25 juin 1678, les États de Hollande et de Frise occidentale interdisent les oeuvres posthumes «en tant que profanes, athées et blasphématoires». source: http://perso.wanadoo.fr/eric.delassus/vispi.htm (lien désactivé)
Mots-clés
Nécessité
Extraits de publications sur ce thème
0
Maurice Lagueux
Daniel Cérézuelle
Parangon/Vs
0
Pierre-Jean Dessertine
Éditions ALÉAS
Données d'édition
Date de création:
1999-04-16
Dernière modification:
2006-11-07
Extrait
«Si la fin de l'action n'est pas l'utilité de l'agent lui-même, mais de celui qui la commande, alors l'agent est un esclave, inutile à lui-même.»
Autres documents
JP Costes
JP Costes
JP Costes
Jeanne Parrain-Vial
Sciences humaines, intelligence
Marc Chevrier
Innovation, technique, liberté, démocratie, éducation, profession, droit, pédagogie
Bonaventure de Fourcroy
Liberté, homme, indépendance, puissance, être
Paul Éluard
résistance, volonté, combat
Jacques Dufresne
Le mythe d'Er, le mythe de la caverne
Jacques Dufresne
Choix bien mal
Jacques Dufresne