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Jeux olympiques

Platon aux Olympiques

Judith Swalding
Où l'on voit que les foules de la Grèce antique avaient, au cours des grands événements sportifs, des comportements semblables à ceux des foules d'aujourd'hui.
Les autres Jeux antiques
Olympie n'était pas le seul lieu où l'on organisait des jeux. Il y avait aussi des jeux à Delphes, à Corinthe et à Némée. Les jeux tenus en ces localités, tous les quatre ans, formaient avec ceux d'Olympie un cicuit (periodos) tel que que les athlètes et les spectateurs pouvaient aller de l'un à l'autre.

Les championnes de Sparte
Les femmes étaient exclues de Jeux, sauf à Sparte, où l'on était persuadé que les enfants de femmes entraînées pour les Jeux du stade feraient de meilleurs soldats.

Les récompenses
Les prix étaient toujours symboliques: couronne d'olivier à Olympie, de laurier à Delphes mais parfois, les cités érigaient des statues en l'honneur de leurs vainqueurs, soit sur les lieux de la compétition, soit dans la cité elle-même. De telles statues pouvaient coûter l'équivalent de dix années de salaire. Dikon eut ainsi droit à quinze statues, nombre correspondant à celui de ses victoires. Si lors des Jeux les prix devaient être symboliques, rien n'empêchaient les ahtlètes d'accepter dans d'autres circonstances des récompenses en argent, dont certaines pouvaient équivaloir à la valeur d'une grande maison.

Les vainqueurs étaient aussi l'objet d'une adulation dont ils pouvaient tirer divers avantages jusqu'à la fin de leur vie. Dans les stades, les représentants des diverses cités se distinguaient par des manifestations d'enthousiasme particulières. Voici en quels termes Dion Chrysostome raconte l'entrée des citoyens de Rhodes dans le stade d'Alexandrie:

«Ils se comportent comme s'ils étaient sous l'effet de la drogue; ils oublient tout ce qu'ils ont appris jusque là, ils disent et font tout ce qui leur passe par la tête...Qui pourrait décrire les hurlements, le tumulte, le délire, le changement de couleur et d'apparence des visages, sans parler du langage ordurier.»

Il arrivait que les cités défraient le coût de l'entraînement d'un athlète. Il arrivait même que des cités, à la fois riches et passionnées par les Jeux, achètent les services d'un athlète appartenant à une autre cité. C'est ainsi qu'un certain Astylos a changé d'allégeance entre deux Jeux Olympiques ayant porté les couleurs de Crotone dans les premiers et de Syracuse dans les seconds.

Les installations d'Olympie
Au Ve siècle av. J-C. le complexe sportif d'Olympie comportaient aussi bien des équipements intérieurs et des équipements de plein air: le stade, une piste de course, une piscine, des bains... Les spectateurs venaient en si grand nombre qu'ils devaient se loger dans des conditions difficiles. La plupart dormaient sous la tente ou à la belle étoile. Le philosophe Platon dut partager une tente avec des étrangers, qui ne surent qui il était que lorsque, plus tard, ils le rencontrèrent à Athènes.

Les règlements
Quand un athlète enfreignait les règlements des Jeux c'est sa cité qui devait payer l'amende, sous la forme d'une statue à Zeus érigée à l'intérieur du sanctuaire d'Olympie. Les cités pouvaient aussi ériger des statues et des autels dans le sanctuaire à la seule fin de témoigner ainsi de leur piété... et de leur richesse.

Bibliographie
JUDITH SWADDING, The Ancient Olympic Games, University of Texas Press, 2000, 112 p.

Date de création:2000-09-11 | Date de modification:2006-11-07
Informations
L'auteur
Attachée au Bristish Museum, elle a écrit sur les jeux Olympiques et le théâtre grec.
Mots-clés
Jeux panhelléniques, sexisme
Données d'édition
Date de création:
2000-09-11
Dernière modification:
2006-11-07
Extrait
Les femmes étaient exclues de Jeux, sauf à Sparte où l'on était persuadé que les enfants de femmes entraînées pour les Jeux du stade feraient de meilleurs soldats.
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