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    Dossier: Grèce antique

    Les temps préhistoriques

    A. Berthelot
    HISTOIRE.— L'histoire de la Grèce antique est le premier chapitre de l'histoire de l'Europe civilisée; c'est à elle que remontent notre vie intellectuelle, notre science, notre philosophie; la littérature et les arts de la Grèce continuent de nous fournir des modèles. Les libres cités de l'Hellade sont encore l'idéal de plus d'un penseur; elles ont réalisé une des formes les plus parfaites de l'organisation politique, proclamé en face des monarchies despotiques de l'Orient les principes de l'Etat moderne, le règne de la raison, au lieu des superstitions religieuses. Tous les problèmes pratiques aussi bien que métaphysiques ont été soulevés par les Grecs. De là l'intérêt exceptionnel de cette histoire. Nous ne pouvons ici qu'en résumer les grandes lianes Les Etats grecs ont eu une vie si intense et si particulariste, les principaux rayonnent d'un tel éclat qu'il est indispensable d'en retracer les destinées dans des articles spéciaux. C'est donc à ceux-ci que le lecteur devra se reporter pour les détails (V. ATHÈNES, SPARTE, ELIDE, DELPHES CORINTHE, etc.). Sur les mœurs, les idées, la vie privee et publique, les institutions, les dieux, etc., V. les articles spéciaux et les articles d'ensemble (ETAT, FAMILLE, FEMME, CITÉ, DÉMOCRATIE, COLONISATION, POLITIQUE, ALCHIMIE, MATHÉMATIQUES, DIVINATION, RELIGION, MYTHOLOGIE, ARMES, HABITATION, CHAUSSURE, COIFFURE, etc.), où est marquée la part des Grecs dans l'aeuvre générale de l'humanité et la place qu'ils y occupent. Nous nous bornerons ici à retracer les faits proprement historiques et à en indiquer l'enchainement. Les débuts de l'histoire grecque sont ceux de la civilisation européenne; la suite les montre aux prises avec le monde oriental et se répandant sur les côtes de la Méditerranée; puis l'évolution démocratique offre le plus instructif des spectacles au moment d'une admirable floraison artistique et littéraire. Les rivalités des cités les épuisent; la Macédoine conduit les Grecs à la conquête de l'Asie; soumis par les Romains, ils font leur éducation. Le rationalisme et l'esthétique helléniques sont transmis à tous les peuples européens, soit par l'intermédiaire des Romains, soit directement. Les contrées riveraines de la Méditerranée orientale sont hellénisées. Dès lors, l'Europe est coupée en deux moitiés, dont Rome et Constantinople sont respectivement le centre. La scission se perpétue encore dans la religion; d'un côté, les Grecs et leurs élèves les Slaves; de l'autre, les Latins et leurs élèves les Germains et les AngleCeltes. Dans la zone hellénistique, la Grèce propre ne joue plus qu'un rôle fort effacé; le christianisme consomme sa ruine. Elle est la proie des barbares, dévastée par les Slaves, disputée entre les Francs, conquise enfin par les Turcs. Au XIXe siècle, elle se réveille d'un long sommeil et reprend le cours de ses glorieuses destinées.

    On peut dans cette histoire, la plus longue et la mieux connue qu'il y ait après celle de l'Egypte, distinguer quelques grandes périodes: 1° les temps préhistoriques depuis le XVIIe siècle jusqu'au VIIIe siècle av. J.-C., où s'élaborent les peuples de la Grèce classique; 2° la formation des grands États grecs dans la métropole et dans les colonies, du VIIIe au Ve siècle av. J.-C.; 3° la lutte des Grecs contre les Perses, interrompue par leurs sanglantes rivalités intestines et terminée par les conquètes d'Alexandre (500-323 av. J.-C).; 4° la décadence de la Grèce assujettie aux Macédoniens, puis aux Romains (322 av. J.-C.-395 av. J.-C.); 5° la Grèce au moyen àge, depuis le triomphe du christianisme jusqu'à la conquête franque (395-4204); 6° la prépondérance franque et vénitienne jusqu'à la conquête ottomane (1204-1503); 7° la domination ottomane (1503-1824); 8° la nouvelle Grèce.

    Les temps préhistoriques. — ORIGINE DES GRECS
    L'histoire peut connaître les origines des peuples de l'Europe moderne et discerner la filiation qui les unit aux peuples anciens; mais l'origine de ces ancêtres lui échappe. Si la provenance des Grecs modernes prête à la discussion, celle des Grecs anciens a donné lieu à des controverses interminables. Elles sont parfaitement vaines. L'histoire ne commence qu'avec l'écriture. « Les nations n'arrivent à la portée de son regard que lorsqu'elles ont déjà pris leur pli, qu'elles ont leur civilisation à elles et se sentent distinctes des nations voisines. Mais pour en arriver là, il a fallu des siècles dont nul ne peut évaluer le nombre. »On ne doit jamais oublier que, lorsque nous apparaissent les tribus helléniques, elles étaient déjà parvenues à une phase de l'évolution fort avancée (V. ETAT, FAMILLE, SOCIOLOGIE), dépassant infiniment celle où nous avons trouvé les Peaux-Rouges, les nègres, ou simplement les Germains et les Romains. Une erreur fréquente, et qui fausse par exemple toutes les déductions d'historiens comme Fustel de Coulanges, est de considérer comme primitifs les premiers faits connus, les premières lorganisations constatées par les documents. Étrange illusion ! Les Grecs homériques étaient presqueaussi vieux que nous le sommes. Ils avaient derrière eux des siècles de vie commune, d'histoire ignorée, de transformations sociales, politiques, religieuses, de rapports avec d'autres races. Sur ces perspectives lointaines, qu'on entrevoit à l'horizon de l'histoire, la linguistique et l'anthropologie peuvent jeter quelque lumière. La linguistique nous apprend que les Grecs appartenaient au groupe aryen on indo-européen; elle nous démontre leur parenté intellectuelle avec les Albanais, les Italiens, les Celtes, les Germains, les Lettons, les Slaves, les Perses, les Hindous; mais elle ne peut jeter grand jour sur leurs idées ou leurs institutions primitives; les tentatives faites dans ce sens sont d'amusantes et curieuses hypothèses; rien de plus. Celle qui a eu le plus de vogue est le système de la mythologie comparée, interprétant les mythes grecs à l'aide des hymnes védiques. Ce jeu d'esprit n'a pas résisté à la critique. Il a été démontré que les documents datés que nous ont laissés les Grecs sont les plus anciens que nous ayons reçu des Indo-Européens, et, jusqu'à nouvel ordre, mieux vaudrait expliquer les autres par les Grecs, que ceux-ci par les autres. La méthode sociologique a donné des résultats plus sûrs, mais aussi plus vagues; elle se contente jusqu'à présent de déterminer les rapports entre les mœurs, les institutions des Grecs et celles d'autres peuples à des phases semblables ou antérieures de l'évolution. L'anthropologie, qui irait le plus au fond et nous conduirait le plus près des origines, ne dispose encore ni d'une méthode assez certaine, ni de documents assez abondants et assez bien classés. Pour l'Europe, elle n'a pas établi de rapports clairs entre les races humaines zoologiques et les races linguistiques. Il est possible que les Grecs appartiennent à un type zoologique défini, mais il se peut tout aussi bien qu'ils soient le résultat de croisements nombreux et complexes; l'unité linguistique peut n'être pas plus probante en faveur d'une unité de descendance pour l'ensemble des Indo-Européens ou simplement des Grecs qu'elle ne le serait pour l'ensemble des hommes parlant actuellement les langues latines. La constatation la plus frappante que nous devions retenir de ces recherches philologiques et sociologiques, c'est que les institutions et la langue des Grecs prouvent qu'ils étaient plus avancés que n'importe quel autre peuple indo-européen. Leur psychologie, leur langue, les conditions du milieu où ils ont vécu ont été précédemment analysées. L'avance qu'ils prirent sur les peuples frères doit être attribuée aux avantages exceptionnels du pays où ils se fixaient.


    Les premiers peuples de la Grèce. — Les hellènes avaient perdu le souvenir des migrations antérieures à leur établissement dans le pays qu'ils occupaient; volontiers ils se disaient autochtones, ne pouvant guère se figurer qu'ils eussent vécu ailleurs. Cependant ils avaient gardé le souvenirde populations qui les avaient précédés, qui avaient avant eux défriché les plaines, desséché les marais, construit des forteresses. Si loin qu'on remonte, aux origines de l'histoire grecque, telle que les Grecs la racontaient, on trouve une population dominante connue sous le nom de Pélasges. D'autre part, dès cette époque, il est impossible de séparer les côtes de l'Asie Mineure de la Grèce; dans la complexité des légendes et des récits semi-historiques, rien n'est compréhensible si on n'accepte pas cette unité générale qui fait de la mer Egée la vraie patrie de la race grecque. L'histoire proprement dite ne commence qu'avec l'écriture, et ses données certaines ne remontent pas au delà du vine siècle; mais des traditions parfaitement claires, perpétuant, par exemple, les rapports entre une colonie et sa métropole, permettent de connaître et de classer les faits essentiels accomplis dans les siècles précédents. Les rapports que les Grecs ont eu avec les grandes monarchies orientales des vallées du Nil et de l'Euphrate ont laissé leur trace dans les écrits et les monuments égyptiens. Les anciens Grecs qui occupèrent ensuite l'Egypte et la Babylonie purent les utiliser; en tout cas, ce que nous en avons retrouvé, et les résultats donnés par la série des fouilles archéologiques faites en divers points des rivages de la mer Egée corroborent les assertions etla chronologie de Thucydide, de Calliniaque et d'Eratosthène. Le fait essentiel, c'est que dans ces temps reculés les habitants de la Grèce d'Europe et d'Asie vivent d'une vie commune, engagent de vastes entreprises, jouissent d'une civilisation relativement avancée. Ces Pélasges que les Grecs regardaient comme leurs prédécesseurs, ont donné lieu à d'innombrables dissertations; ils sont représentés sous des traits contradictoires, tantôt comme un peuple agricole et sédentaire, tantôt comme la tribu la plus agitée et la plus errante du peuple grec. De même que pour les autres tribus, peuplades ou races de la Grèce préhistorique, un article spécial leur est consacré, où l'on trouvera l'exposé des principales hypothèses. Nous résumerons ici les généralisations les plus probables. Les Pélasges semblent avoir été proches parents des Hellènes, autant et plus peutêtre que le pouvaient être les tribus ethniques qui se partagèrent la Grèce historique, Doriens, Ioniens, Eoliens; en eflht, les Arcadiens étaient regardés comme leurs descendants directs; or, le dialecte arcadien était classé dans le groupe un peu arbitraire des dialectes éoliens, mais en tout cas aussi voisin du dorien que l'était l'ionien; on sait que ce dialecte, comme le dorien, parait plus proche du latin que ne l'était l'ionien, et que, d'autre part, il ressemble tout à fait à celui des Chypriotes qu'une vieille tradition représente comme des colons arcadiens. Ajoutons que les habitants de l'Attique, prototype de la race ionienne, se regardaient comme autochtones et descendants directs des habitants de l'époque pélasgique. Ces constatations, appuyées d'une quantité d'autres, établissent que les Pélasges sont la forme primitive du peuple grec, qu'ils occupaient son domaine à peu près dans la même étendue qu'il a encore aujourd'hui, enfin qu'ils avaient déjà la variété de vie et d'occupations qu'impose la configuration du pays. On peut admettre qu'à ces Pélasges se sont mêlées des races différentes. Ils avaient une marine, occupaient les îles, passaient d'Europe en Asie. Ils étaient étroitement unis aux Tyrsènes ou Tyrhéniens, bons marins qui s'établirent dans l'Italie centrale, en Étrurie.

    Les Pélasges furent aux prises avec les Thraces qui avaient aussi une marine, et avec les Phéniciens. De ces peuples, les premiers avaient avec eux une parenté dont il est malaisé de définir le degré exact, mais qui devait être assez proche; elle existait également entre eux et les habitants du centre de l'Asie Mineure, les Phrygiens. Au contraire, les Phéniciens représentent l'influence orientale; ils appartiennent à une autre branche des humains, la famille sémitique, profondément différente par sa langue et ses mœurs de la famille aryenne ou indo-européenne. Leur rôle fut de servir d'intermédiaires entre les Européens et les civilisations de Chaldée, de Syrie et d'Egypte. Depuis plusieurs milliers d'années, les bassins du Nil et de l'Euphrate étaient le siège des grands empires égyptien et chaldéen qui étaient parvenus à un haut degré de puissance matérielle. Les navigateurs phéniciens transmirent aux habitants du sol grec les bienfaits de cette civilisation plus avancée: les principales industries, les règles de la navigation, l'écriture, le système des poids et des mesures. Il est vrai qu'une partie de ces communications purent se faire par l'intérieur de l'Asie Mineure, où se constitua le peuple mixte des Lydiens qui semble avoir plus tard apporté aux Grecs la monnaie. D'autre part, les primitifs habitants de la mer Egée qu'on groupe sous le nom de Pélasges avaient, eux aussi, une marine, et leurs barques poussaient jusqu'à l'île de Chypre. La première apparition des Phéniciens en Grèce, dont nous sachions à peu près l'époque, est du XVe siècle av. J.-C. et se rattache au nom de Danaüs qui débarqua dans le golfe d'Argos. A la fin du XIVe, siècle ou au début du XIIIe siècle on place l'installation de Cadmus à Thèbes. À cette époque domine dans l'Archipel une marine orientale, phénicienne et carienne. Les Phéniciens étaient surtout des commerçants, bien plus que des colons. Ils venaient chercher sur les côtes de la Grèce le coquillage qui fournit la pourpre, dans les forêts voisines, les bois de construction, et exploiter les filons métalliques (cuivre, argent) des îles et des rivages. Ils firent d'abord l'éducation des peuples du rivage qui leur servirent d'intermédiaires, puis entrèrent en rivalité avec eux. Il se forma des peuplades mixtes, comme les Cariens et les Lélèges. Les principaux États sont des États maritimes; les bords européens et asiatiques de la mer Egée sont occupés par des peuples navigateurs relativement riches qui nous sont connus par les fouilles opérées dans quelques-unes de leurs principales cités. Ces fouilles ont révélé un art et une civilisation ignorés qui s'étendaient sur les pays grecs. Les objets trouvés sont surtout des vases et poteries de toute nature, puis des bijoux et des objets précieux. Les principales trouvailles ont été faites par Schliemann à Hissarlik (près de l'ancienne Troie), à Tirynthe et à Mycènes, d'autres sous les laves de Théra, à Rhodes, à Spata (Attique), etc. Elles révèlent nettement trois périodes: la première antérieure à l'influence phénicienne; la seconde caractérisée par l'influence orientale, phénicienne, égyptienne, etc.; la troisième postérieure. La première est placée vers le XVIIe siècle avant l'ère chrétienne; la seconde s'étendait du XVe au XIIIe siècle; la troisième vers le XIIe siècle. Sur la première les légendes sont muettes, ou du moins aucune ne peut y être rapportée avec certitude; le souvenir de la seconde est conservé dans une série de légendes, celles de Danaüs, de Cadmus, de Io, dans certaines parties de la légende d'Héraklès (Hercule), de la mythologie et de la religion; Aphrodite (Vénus) est à demi orientale; l'Artémis d'Ephèse l'est tout à fait, mais le développement de son culte est ultérieur. On a souvent exagéré la part des Phéniciens dans les mythes et les idées de la Grèce. La troisième période est l'âge héroïque, celui auquel se rapportent la plupart des légendes. Derrière le rideau des côtes la Grèce continentale s'est transformée; les Hellènes remplacent les Pélasges, sans qu'on sache bien comment s'est opérée la substitution et dans quelle mesure elle implique un renouvellement de la race on seulement l'entrée en scène d'autres tribus. Le fait certain, c'est que cette période a été marquée par une réaction contre les Sémites étrangers et par leur élimination. Les Grecs avaient pour eux une antipathie profonde et s'en débarrassèrent complètement. L'âge héroïque est aux confins de l'histoire; les principaux héros sont: le demi-dieu Héraklès auquel on attribue des fabuleux exploits et particulièrement de grands travaux, le sage Minos, roi de Crète; Thésée, roi d'Athènes; Pélops et Againeinnon, rois des Achéens du Péloponèse; Achille, roi des Achéens de la Phthiotide; les Argonautes. Deux guerres ont laissé dans les traditions et la poésie un profond souvenir: l'expédition des Sept contre Thèbes et la guerre de Troie. Nous allons dégager sommairement les données historiques contenues dans ces légendes et énumérer les principales peuplades qui se partagèrent la Grèce antéhistorique. Les légendes grecques n'ont conservé aucune trace de grandes entreprises qui nous sont révélées par les monuments égyptiens: la série des expéditions dirigées contre la Basse-Egypte au temps du nouvel empire. On y voit figurer des Hanebon ou Ouinip, des Dardaniens, des Shardana, des Toursha, des Leka, des Pélasta, etc., noms qu'on identifie à ceux des Ioniens, Dardaniens de la Troade, gens de Sardes ou de la Sardaigne, Tyrrhéniens, Lyciens, Lygiens ou Ligures, Pélasges, etc.; on croit aussi retrouver ceux des Achéens et des Troyens. Quoique ces identifications ne soient pas rigoureusement démontrées, elles sont très vraisemblables et semblent attester l'existence entre le XVe et le XIe siècle de rapports constants entre les peuples de la Méditerranée, depuis l'Italie jusqu'à l'Hellespont et aux bouches du Nil. A la suite de la rupture entre Grecs et Phéniciens et de la substitution des Hellènes aux Pélasges, ces rapports auraient à peu près cessé, au moins dans la direction de l'Egypte.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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