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    Dossier: Folie

    Démocrite et les Abdéritains

    Jean de La Fontaine
    Dans cette fable, La Fontaine s'en prend à la bêtise populaire. Les concitoyens du célèbre philosophe Démocrite voulurent le faire passer pour fou. Il invitèrent à cette fin à l'examiner un personnage non moins célèbre, le médecin Hippocrate. "Son pays le crut fou : petits esprits ! Mais quoi ? Aucun n'est prophète chez soi. Ces gens étaient les fous, Démocrite le sage", en conclut le fabuliste.

    Voir aussi : Lettres d’Hippocrate sur la prétendue folie de Democrite, traduites du grec pour
    la première fois. Paris, Le Breton et Chaubert, 1730; et Conférence et entrevue d'Hippocrate et de Démocrite tirée du grec et commentée par Marcellin Bompart. [S.l.], [s.n], 1632, 96-88 p. (Bibliothèque nationale de France, Gallica - mode image, format PDF)
    Que j'ai toujours haï les pensers du vulgaire !
    Qu'il me semble profane, injuste et téméraire,
    Mettant de faux milieux entre la chose et lui,
    Et mesurant par soi ce qu'il voit en autrui !
    Le maître d'Épicure en fit l'apprentissage.
    Son pays le crut fou : petits esprits ! Mais quoi ?
    Aucun n'est prophète chez soi.
    Ces gens étaient les fous, Démocrite le sage.
    L'erreur alla si loin qu'Abdère députa
    Vers Hippocrate et l'invita,
    Par lettre et par ambassade,
    A venir rétablir la raison du malade :
    « Notre concitoyen, disaient-ils en pleurant,
    Perd l'esprit : la lecture a gâté Démocrite ;
    Nous l'estimerions plus s'il était ignorant.
    Aucun nombre, dit-il, les mondes ne limite :
    Peut-être même ils sont remplis
    De Démocrites infinis.
    Non content de ce songe, il y joint les atomes,
    Enfants d'un cerveau creux, invisibles fantômes ;
    Et, mesurant les cieux sans bouger d'ici bas,
    Il connaît l'univers, et ne se connaît pas.
    Un temps fut qu'il savait accorder les débats
    Maintenant il parle à lui-même.
    Venez, divin mortel ; sa folie est extrême.»
    Hippocrate n'eut pas trop de foi pour ces gens ;
    Cependant il partit. Et voyez, je vous prie,
    Quelles rencontres dans la vie
    Le Sort cause ! Hippocrate arriva dans le temps
    Que celui qu'on disait n'avoir raison ni sens
    Cherchait dans l'homme et dans la bête
    Quel siège a la raison, soit le coeur, soit la tête.
    Sous un ombrage épais, assis près d'un ruisseau,
    Les labyrinthes d'un cerveau
    L'occupaient. Il avait à ses pieds maint volume,
    Et ne vit presque pas son ami s'avancer,
    Attaché selon sa coutume.
    Leur compliment fut court, ainsi qu'on peut penser :
    Le sage est ménager du temps et des paroles.
    Ayant donc mis à part les entretiens frivoles,
    Et beaucoup raisonné sur l'homme et sur l'esprit,
    Ils tombèrent sur la morale.
    Il n'est besoin que j'étale
    Tout ce que l'un et l'autre dit.

    Le récit précédent suffit
    Pour montrer que le peuple est juge récusable.
    En quel sens est donc véritable
    Ce que j'ai lu dans certain lieu,
    Que sa voix est la voix de Dieu ?
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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