Extraits de publications
Pierre-Jean Dessertine
Éditions ALÉAS
La lettre de L'Agora
Abonnez-vous gratuitement au bulletin électronique. de L'Agora.
Actualités
Bertrand Letendre
Dans le but louable de faire des économies, les gouvernements, c'est le cas notamment de celui du Canada, on tendance à inviter les entreprises, à assurer elles-mêmes le contrôle de la...
 
Effets au long cours des antidépresseurs« Voilà des médicaments largement prescrits dont on connaît finalement peu les effets à long terme. Une large étude de cohorte britannique a étudié près...

cole

Une inspiration pour l'école de notre temps

Jacques Dufresne
Compte tenu de la diversité de notre société, il serait vain de tenter de trouver une source d'inspiration unique. Tout effort vers l'unité en cette matière ne peut aboutir qu'à un consensus insignifiant, comme celui que propose la Commission des États généraux. Une inspiration élevée et cohérente ne pourra prendre racine ou se renouveler que dans une institution ou un petit réseau. L'État central ne saurait être la source d'une telle inspiration. Il peut seulement favoriser les conditions de son émergence, en protégeant l'autonomie des institutions plutôt qu'en la limitant à son profit. Les écoles Waldorf, inspirées par la vision du monde de Goethe, telle que Rudolf Steiner l'a interprétée, offrent un exemple intéressant d'une inspiration touchant un petit réseau d'institutions. Steiner, diront certains, est à la limite du sectarisme et son interprétation un peu rigide de la philosophie de Goethe est discutable. Le temps jugera les écoles Waldorf. S'il en surgit de meilleures également centrées sur l'art et la nature, elles s'imposeront à leur place.
Nous voulons ici, après avoir assigné une fin à l'éducation, proposer une définition précise des grands termes vagues (formation, valeurs, culture) de l'Exposé de la situation, et présenter une vision de l'homme et du monde susceptible de susciter un enthousiasme fécond et durable dans une école de notre temps. Un idéal élevé doit toujours s'accompagner d'un grand respect du réel. Aucun idéal de cette nature ne peut se déployer dans un contexte où l'on est coupé du réel. Or le contexte actuel nous coupe du réel en nous incitant à penser que les hommes naissent bons, égaux et libres. Il faut d'abord dissiper cette triple illusion, non sans avoir rappelé que l'idée même que l'être humain est éducable suppose une grande confiance en sa nature. Loin d'aller de soi, cette idée est l'une des grandes conquêtes de l'esprit humain; elle est apparue dans la Grèce antique, dans le sillage de l'idée de justice. C'est dans l'enthousiasme suscité en eux par l'idéal de justice, lequel mettait fin à la loi du plus fort, que les philosophes grecs, les sophistes plus particulièrement, ont eu l'idée d'éduquer l'être humain à la justice, laquelle a donc été la première fin assignée à l'éducation.
Date de création:1999-05-05 | Date de modification:2006-11-02
Informations
L'auteur
Éditeur de l'Encyclopédie de L'Agora
Voir contributions
Mots-clés
La fin de l'éducation
Données d'édition
Date de création:
1999-05-05
Dernière modification:
2006-11-02
Extrait
Nous voulons ici (...) présenter une vision de l'homme et du monde susceptible de susciter un enthousiasme fécond et durable dans une école de notre temps.
Autres documents
Jacques Dufresne
Histoire de l'éducation
éducation
humanisme
professeur
formation des maîtres
Jacques Dufresne
Jean-Jacques Wunenburger
Éducation, formation
L'Agora
Secteurs privés, secteurs publics
Jacques Dufresne
Jacques Dufresne
Jeanne-Marie Gingras
Yves Martin
L'éducation: un problème politique
Hélène Laberge
Collège classique
Jacques Dufresne
histoire de l'école, tradition, éducation