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    Dossier: Divorce

    Les déboires juridique d'un père divorcé

    Marcel Pépin
    Note de la rédaction: Nous publions cette lettre en tant que témoignage. Nous sommes conscients du fait que nous n'entendons qu'un des conjoints en cause. Il ne s'agit pas pour nous de prendre parti en faveur de l'auteur mais de montrer que chaque rupture traîne derrière elle une multitude de problèmes qui sont loin d'être réglés par un jugement de la Cour.
    Mes enfants et moi sommes en train de vivre une expérience extrêmement difficile. Nous avons compté sur le système de Justice québécois pour nous permettre de vivre une relation père-enfant normale. Or, nous nous sommes retrouvés devant un mur infranchissable.

    J'ai du me rendre à l'évidence: notre système juridique est archaïque et ne tient aucun compte de l'intérêt des enfants dans les causes de divorce au Québec. Le jugement de divorce a été rendu deux ans après notre séparation officielle. En quelques jours seulement, un enfant n'est déjà plus le même, imaginez deux ans! C'est à un autre enfant qu'on parle après deux ans! En plus, le système favorise et même encourage la confrontation inutile entre les parents, sur le dos des enfants.

    Une personne riche peut divorcer au Québec. Un assisté social peut aussi divorcer, puisque c'est gratuit dans son cas. Mais pas un travailleur ordinaire qui gagne 30 000 $ par année. Pour celui-ci, il est nécessaire de s'en remettre à des jugements qui le condamnent comme un criminel quand son seul crime est d'avoir fait un mauvais mariage.

    Quoiqu'on dise, quand un homme veut obtenir la garde de ses enfants, il lui est nécessaire de prouver la culpabilité de la mère. Coupable de quoi? Pourquoi doit-elle absolument être coupable pour que le père ait droit à ses enfants? Dans mon divorce, je n'ai accusé mon «ex» de rien de grave: les enfants ont donc perdu leur père. Elle n'a rien eu à prouver, juste d'être la mère. Comme si, seules les mères étaient importantes dans la vie d'un enfant.

    Comment pourrai-je faire comprendre à mes enfants l'importance du rôle paternel dans une famille? Comment pourront-ils apprendre à être de bons pères eux-mêmes? Ce qu'ils retiendront, c'est que les enfants, c'est une affaire de femmes!

    Cette confrontation doit être éliminée de notre système social. Il est depuis longtemps démontre par toutes les études que les enfants sont perturbés par le divorce de leurs parents; et cette perturbation s'aggrave quand les enfants n'ont plus accès à l'un des parents. Ceci doit être pris en considération dans la décision à prendre en ce qui concerne la garde des enfants.

    Les enfants ont besoin d'amour et d'attention. Il est absolument primordial pour les enfants d'avoir des contacts constants avec les deux parents. Le plus d'interactions possibles, surtout dans les activités les plus banales de la vie; laver la vaisselle, regarder la télévision, faire ses devoirs, raconter des histoires. Les parents (la mère ET le père) doivent être présents au moment même où l'enfant en a besoin, pas deux semaines plus tard. Et c'est possible même pour des parents divorcés, encore faut-il qu'il y ait volonté de part et d'autre de s'oublier un peu pour le bonheur des enfants.

    Quoiqu'on dise, quand un homme veut obtenir la garde de ses enfants, il lui est nécessaire de prouver la culpabilité de la mère. Coupable de quoi? Pourquoi doit-elle absolument être coupable pour que le père ait droit à ses enfants.

    Quand on met des enfants au monde, on en est responsable, quoiqu'il arrive. Il semble que la société a oublié ça! Le système de Justice aussi, apparemment, puisqu'il permet à une femme d'aller n'importe où avec ses enfants sans que le père ni les enfants puissent dire quoi que ce soit. Dans mon cas, on ne me permet pas de prendre mes responsabilités de père (sauf si la responsabilité d'un père se limite à l'argent). Je ne peux pas voir à l'éducation de mes enfants parce qu'ils sont trop loin; je ne peux pas favoriser leur développement intellectuel, social, spirituel ou culturel parce que je n'ai pas la permission de les voir assez souvent; je ne peux pas non plus voir à leur bien-être physique ou mental puisque je n'ai pas suffisamment de temps avec eux pour bien me rendre compte de ce dont ils ont besoin; je ne peux pas voir à leur bien-être financier puisque tout mon argent est dépensé inutilement en batailles juridiques et à voyager ou à payer des interurbains pour voir et parler à mes enfants qui sont à 700 kilomètres de chez eux. Pourtant, avant que leur mère kidnappe mes enfants (avec la bénédiction du Tribunal), je prenais toujours mes responsabilités. Leur mère, par contre, ne prend pas toutes ses responsabilités. Elle refuse à ses enfants la présence de leur père près d'eux. Dans un procès, il faut trouver un coupable et le condamner. Puisque les divorces sont aussi des procès, il faut donc y trouver un coupable. Et c'est toujours les enfants qui payent. C'est eux que l'on condamne.

    Dans notre cas, Il était possible et très facile de permettre aux enfants de voir autant leur père que leur mère. En même temps! Ils seraient restés dans leur milieu, là où ils ont toujours vécu, où ils avaient tous leurs amis. Il fallait pour cela une alternance de garde entre le père et la mère. L'automobile qui, au moment de la séparation appartenait à la famille, aurait suivi les enfants, c'est-à-dire que la mère l'aurait eue chaque deux semaines. Le père aurait eu plus d'argent puisqu'il n'aurait pas eu à voyager 1500 kilomètres chaque deux semaines. Bien sûr, cela comporte un inconvénient pour la mère: elle se serait sentie un peu seule. C'est là l'unique inconvénient. Pour les enfants ils n'y aurait eu que des avantage.

    Au lieu de cela, pour répondre à ce seul besoin de la mère, celle-ci, appuyée par le Ministère de la Justice, a décidé que les enfants non seulement auraient à vivre un divorce mais devraient en plus changer complètement de milieu de vie, perdre tous leurs amis et ne plus voir leur père que deux jours par mois, sans compter une diminution du train de vie auquel ils étaient habitués. Pourtant la Loi sur le divorce exige que la garde physique des enfants soit accordée que dans l'intérêt des enfants. C'est difficile ici de comprendre où est l'intérêt des enfants. Je considère cela inacceptable. Mes enfants mérite plus que cela. Tous les enfants méritent plus de respect.

    J'ai essayé de représenter mes enfants en Cour. Nous avons perdu. Je ne suis pas un criminel, je ne suis pas non plus un avocat. Je n'ai aucune expérience des procès. Puisque je n'ai pas d'argent, j'ai dû affronter la Justice seul, sans avocat. Je n'avais pour nous défendre que mon honnêteté, l'amour de mes enfants et ma volonté de voir à leur bonheur. J'ai dû me battre, attaquer la partie adverse, me défendre comme le font les criminels qui se présentent en cour. J'ai perdu. Mes enfants ont perdu. Si j'avais 30 ou 40 mille dollars (ou plus) à dépenser, j'aurais été bien représenté, par un bon avocat qui aurait peut-être changé bien des choses. Je ne suis qu'un salarié. La Justice appartient aux riches. C'est un vieux cliché, je sais, mais maintenant, j'y crois.

    Les hommes sont désavantagés quand il est question de garde des enfants et les personnes qui n'ont pas de revenu suffisant n'ont pas droit à la Justice. Il est temps que les Juges comprennent que dans tous les cas ce sont les enfants qui perdent plus.

    Pour ces raisons, je demande que soit révisé le système juridique actuel en ce qui concerne les divorces. Je propose une consultation publique pour établir une nouvelle manière de divorcer qui ne tiendrait compte, dans le cas de demande de garde d'enfants, QUE de l'intérêt des enfants. Je suis sûr que beaucoup de spécialistes et de nombreux parents ont des idées à ce sujet. Il serait très profitable pour l'équilibre notre société de prendre la peine de les écouter. À titre d'exemples les questions de garde d'enfants pourraient être décidées par un groupe de professionnels formés de psychologues et de travailleurs sociaux au lieu de ne reposer que sur la seule discrétion d'un trop vieux juge (trop habitué à côtoyer des criminels).

    Chose certaine, le système actuel doit être changé. Je le demande en tant que père mais aussi en tant que citoyen. Les délinquants que ce système produit, nous en sommes tous responsables. Nous risquons aussi d'être leurs victimes.

    Il n'y a rien de plus important que nos enfants.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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