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    Dossier: Diaspora

    Diaspora scientifique

    Jacques Dufresne

    « Puisque cette situation nous dépasse, disait Cocteau, feignons de l'avoir organisée » et essayons d'en tirer profit. C'est une excellente attitude à adopter face à la migration des cerveaux : faire en sorte qu'il en résulte une diaspora scientifique qui favorisera le développement de la science dans le pays d'origine.

    Les exilés du savoir sont nombreux dans le monde et ce phénomène contribue à appauvrir davantage les pays qui sont déjà les plus pauvres. Les diasporas scientifiques représentent un espoir dans ce contexte. Une fois rassemblés pour former une nation hors du territoire d'origine, les exilés du savoir peuvent rendre de grands services à leurs compatriotes. L'exemple de la diaspora scientitique allemande est éloquent. Entre 1933 et 1939, environ 8 000 savants juifs allemands ont fui aux États-Unis. En 1945, il y eut partage des savants allemands entre les vainqueurs. Ce malheur s'avéra à la longue bénéfique pour la science allemande.

    Charles Halary remarque que « cette dispersion internationale de la science allemande a largement contribué à sa reconstitution rapide au cours des années 1950. Les liens entre scientifiques allemands établis en Occident ont été constants. (...) Finalement, depuis 1989-1990, la communauté scientifique allemande dispose du réseau international le plus informé en matière de surveillance technologique et scientifique ».1

    Parmi les diasporas qui ont retenu l'attention de Charles Halary au début de la décennie, il y a celle des pays musulmans. Le chercheur franco-québécois insiste particulièrement sur la diaspora universitaire arabo-islamique, la plus importante du monde devant la chinoise. Peut-on en conclure à propos des pays arabo-islamiques que « l'avenir leur appartient » ? Il reste à savoir comment cette diaspora interagira avec l'évolution interne de ses pays d'origine. L'exigence de la science et de la technologie en matière de libre arbitre et de relative objectivité, les habitudes occidentales de vie et de comportement citoyen interfèrent au travers des étudiants de ces pays avec les racines culturelles et les situations socio-politiques particulières de leurs patries. Ceci peut aboutir à des synthèses extrêmement contrastées, voire contradictoires et non à un scénario unique.2

    1-HALARY Charles, Les exilés du savoir, les migrations scientifiques internationales et leurs mobiles, Paris, L'Harmattan, 1994.

    2-Portnoff André-Yves, Les diasporas scientifiques modèlent l'avenir, in revue Futuribles, juin 1996, numéro 210.

    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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