• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'homme, la nature, la techique

        Réflexions inspirées de Bernard Charbonneau et Jacques Ellul, avec la collaboration de l'Association Aquitaine B.Charbonneau J.Ellul, sous la présidence de Sébastien Mor...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

  • La lettre
    • Édition

    Dossier: Arts martiaux

    Le sabre et le divin

    Risuke Otake
    Paru en mai 2002 aux Éditions de l'Éveil, il ne s'agit pas d'un livre récent, car la traduction anglaise remonte à 1977. On a pourtant entre les mains la bible de la Katori Shinto Ryu, qui remonte au XVe siècle et qui constitue aujourd'hui la plus ancienne des écoles traditionnelles de sabre au Japon. Le livre comprend une introduction de plusieurs chapitres brefs sur l'histoire et la philosophie de la Katori Shinto Ryu, qu'on fait précéder des mots Tenshin Shoden, signifiant «La Vérité Divine justement transmise», pour rappeler l'illunination de Iizasa Chosai Ienao (1387-1488), le fondateur, à qui Futsunushi-no-ô-kami (le fondateur mythologique des arts martiaux) serait apparu.
    La portion la plus importante du livre est réservée à la présentation des principales techniques par Risuke Otake Sensei, instructeur en chef de cet art. Des photographies en noir et blanc (voir ci-dessous, la couverture) le présentent en train de démontrer les différents katas de Iai-jutsu (l'art de dégainer, techniques individuelles avec le sabre long), Ken-jutsu (y compris les techniques avec le sabre court en association avec le sabre long) , Bô-jutsu (bâton long), Naginata-jutsu (hallebarde), Sô-jutsu (lance). Les photos sont assez bonnes pour que le pratiquant s'y retrouve. (J.L.)
    «La Tenshin Shoden Katori Shintô-ryû que nous présentons ici est à l'origine des budô actuels. Elle transmit la connaissance de divers arts martiaux et permit la création de plusieurs écoles. Son enseignement resta secret pendant près de six cents ans, à l'abri derrière des portes hermétiquement closes qui ne se sont ouvertes que récemment.
    Si cette science nous a été léguée intacte, cela est dû d'une part à son mode de transmission secret, et d'autre part à l'interdiction de la mettre en pratique. Ces deux raisons découlent du principe suivant: La science de la guerre est la science de la paix. Un système élaboré conformément à l'ordre du Ciel et de la Terre ne saurait se réduire jusqu'à n'être qu'une simple arme de guerre, alors qu'il a été pensé et enseigné en vertu de l'idée suivante: Un homme, en tant qu'être humain, se doit de mener une vie paisible. Cette science, comme tout ce qui nous a été transmis, intact, à travers tant de générations, ne peut que porter en elle l'essence culturelle du Japon d'autrefois.» (p. 6)

    «Dans la Shintô-ryû et ce depuis le début, les compétitions sont formellement interdites. Car si de tels affrontements étaient autorisés, l'un des protagonistes perdrait forcément la vie…» (p. 26)

    «S'il y a trop de monde, les professeurs sont gênés et ne peuvent prêter à chacun une attention personnalisée. C'est pourquoi il ne faut pas adopter un système basé sur le grand nombre ou la masse et c'est là ce qui fait la différence avec le sport actuel. La Katori Shintô-ryû n'a jamais été, au cours de son histoire, le monopole de la classe des guerriers. Et c'est pourquoi elle a dispensé son enseignement de manière égalitaire, aussi bien à des paysans qu'à des marchands. Elle a pour principe de ne pas rejeter qui vient et de ne pas retenir qui part. Si la totalité de "la voie" a été transmise intacte génération après génération, nous le devons non pas à une foule d'adeptes mais à la qualité du petit nombre d'élus.» (p. 26)

    «Si l'on retire au kobudô (art martial ancien) cet élément du Bushidô (voie du guerrier) qu'est "l'esprit d'humilité", il ne reste rien d'autre que la violence. Le budô, c'est-à-dire le "véritable budô" est un système martial impliquant des sentiments humains et des règles de conduite. C'est pourquoi il est enseigné: "Simplement gagner le combat n'est pas une victoire. La véritable victoire c'est d'avoir atteint l'objectif de ne pas utiliser d'arme, de ne pas combattre. Cela est Wa (harmonie), cela est Heihô (art de la paix) ". Le Sutra de l'essence des mauvaises passions dit: "Rendre hostilité pour hostilité, c'est perdre à jamais tout espoir de paix. Oppose-lui simplement la sérénité, elle disparaîtra d'elle-même. C'est une loi qui nous vient des temps anciens." » (p. 27)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
    Loading

    Contribuez au rayonnement des oeuvres de l'Agora/Homo vivens en devenant membre ou en faisant un don.