La colère d'un grand artiste scandalisé par la médiocrité de la littérature de son temps.
« Les rares esprits qui s'intéressent encore à l'Art pur et que tordent, comme un poison, les affreuses pâtées littéraires de ce sale temps, sont naturellement enveloppés dans l'inexorable réprobation. Ils doivent cacher leurs admirations, renfoncer leurs dégoûts, refouler leurs larmes. Dur métier! Et cela ne suffit pas le moins du monde. Il leur faut assister, en tenue décente et respectueuse, au sacre de toutes les médiocrités que l'Opinion publique juge assez parfaites pour les investir d'une prélature et leur donner une église à paître. Il leur faut endurer le turpitude badigeon d'une réclame sans frein, pour des oeuvres de pestilence et de contagion, dont nos façades sont éclaboussées!»
