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    • Édition

    Dossier: Alimentation naturelle

    Slow Food

    Pierre Lefrançois
    Présentation du mouvement Slow Food à l'occasion du lancement du convivium des Cantons.
    Stop, slow down!

    C’est avec des mots de l’Esperanto mondialisant que nous répondons à l’adjuration de la nouvelle religion économique à tout faire plus rapidement, en plus grande quantité, sans égard pour la vie. Fast food, vie trépignante, accélération de la cadence, productivisme, concurrence oblige...

    Légitime défense: Stop, slow down!

    Après avoir inventé les machines qui, s’en souvient-on, devaient nous libérer de la dure obligation de gagner notre vie à la sueur de notre front, nous sommes devenus esclaves de l’illusion. Illusion néo-libérale (qu’a-t-on fait aux mots!) qui, sous prétexte de «démocratisation» et de «libertés individuelles», nous impose à haute vitesse la standardisation, l’homogénéisation et la pasteurisation de l’humanité, de la culture, de la vie elle-même.

    Est-t-il indispensable que l’activité agro-alimentaire, parce qu’on veut faire plus et plus rapidement, pollue l’air, le sol et les nappes phréatiques? Est-il nécessaire de lancer dans l’environnement des plantes transgéniques dont nul ne peut prévoir l’impact sur la chaîne de la vie? Est-t-il inévitable d’élever les animaux de boucherie de telle manière qu’on provoque des épidémies désastreuses?

    Stop, slow down!

    Et qu’on ne vienne pas suggérer qu’il s’agirait d’un retour en arrière, d’un refus du progrès, d’une nostalgie passéiste. Nous parlons bel et bien de légitime défense devant les assauts menaçants contre l’avenir de la bonne vie, voire de la vie elle-même. Il est question d’espoir dans le futur plutôt que de nostalgie du passé.


    Slow Food, une défense on ne peut plus légitime

    Fondé en Italie en 1989, comptant plus de 60,000 membres répartis entre quelque 600 Conviviums (chapitres locaux) ayant pris racine dans une quarantaine de pays, le mouvement Slow Food entend contrer les effets dégradants de la culture industrielle du fast food qui tend à standardiser les goûts. Nous faisons la promotion des effets secondaires désirables de la consommation d’aliments de qualité, produits localement, suivant des modes respectueux de la vie; celle des gens, des animaux, des plantes et de l’environnement. En plus de tenir des activités conviviales portant sur l’éducation du goût, la découverte des saveurs locales oubliées ou en danger de disparition, Slow Food encourage la réappropriation de savoir-faire artisanaux qui glissent dans l’oubli sous la pression d’un productivisme effreiné. Slow Food invite ses membres, ainsi que la société dans laquelle ils vivent, à dire «Stop, Slow Down!», à réapprendre ce qu’est la bonne vie, celle qui a du sens.

    Repas gastronomiques conviviaux, ateliers de dégustation ou de cuisine pour les grands et les petits, visites de fermes et d’entreprises de transformation de bon goût, conférences, expositions et festivités de toutes sortes autour de la bonne bouffe, celle qu’on prend le temps de produire, de préparer et de déguster, voilà à quoi sont conviés les membres d’un convivium de Slow Food.

    Mais ce n’est pas tout. Afin d’assurer un avenir à la petite production agro-alimentaire de qualité, Slow Food a créé l’Arche du goût, une embarcation symbolique sur laquelle le mouvement entend faire monter des produits de valeur gastronomique menacés par la normalisation industrielle, les lois excessivement hygiénistes ou les règles de la grande distribution. L’Arche du goût identifie, répertorie, décrit et fait connaître des saveurs presqu’oubliées allant du melon de Montréal, autrefois cultivé à l’ombre du Mont-Royal, au dindon sauvage d’Amérique, récemment réintroduit dans son habitat naturel local, en passant par les jeunes pousses d’asclépiade et autres plantes indigènes ou potagères délaissées par l’industrie agro-alimentaire. Les membres de Slow Food se constituent en sentinelles chargées de veiller à la sauvegarde de ces espèces animales et végétales, de ces modes de production, de ces recettes ou procédés de transformation menacés de disparition.

    Ainsi en est-t-il du fromage de lait cru que la Food and Drug Agency (FDA) américaine (après une tentative infructueuse de la part de son valet canadien) voudrait voir interdit sous prétexte de nécessité «hygiénique». Nous vous invitons à vous faire, pour un instant, les vigilantes sentinelles de la biodiversité en crise face à la perte du sens de la bonne vie ou, pourrait-on dire, face à la perte du bon sens. Il suffit pour ce faire de prendre le temps de signer le manifeste international ci-joint et de le faire parvenir à l’adresse indiquée. Et pourquoi, si le coeur vous en dit, ne prendriez-vous pas le temps de le faire circuler autour de vous avant de l’envoyer?

    Par ailleurs, le mouvement international Slow Food fait preuve de solidarité envers les plus démunis de la planète par le financement de divers projets: recouvrement de terres agricoles et amélioration des moyens de production dans une communauté rurale du Nicaragua, prise en charge de la cuisine d’un hôpital amérindien au Brésil, financement de deux programmes d’urgence alimentaire principalement destinés à des enfants en Bosnie, reconstruction d’une petite fromagerie détruite par un tremblement de terre en Italie, etc.


    Le Convivium des Cantons

    Si le gourmet ontologique et bon vivant qui sommeille en vous ne peut se résoudre à l’idée d’un monde où seule la malbouffe aurait droit de cité avec ses super porcheries, ses troupeaux de vaches folles, ses champs de maïs transgénique et ses MacDo, pourquoi ne pas joindre le nouveau Convivium des Cantons et partager avec nous les plaisirs et les joies des tables et activités conviviales que nous organisons autour des saveurs du Sud du Québec, dans cette région grossièrement délimitée par le fleuve Saint-Laurent au Nord, la frontière américaine au Sud, le Lac Champlain à l’Ouest et les Apalaches à l’Est? On y trouve des vignobles, des jardiniers, des éleveurs, des chefs, des artisans, des artistes et plein de gens qui s’affairent paisiblement et sereinement à préserver et à développer l’art de vivre la vie bonne. Paysans et citadins unis dans une légitime défense du droit à la vie, de l’assurance d’un avenir viable pour soi et pour ceux qui nous suivent.

    Outre la satisfaction de libérer votre gourmet ontologique, votre adhésion au Convivium des Cantons* vous vaudra:

    - une carte de membre personnelle;
    - quatre exemplaires (version française) du magazine Slow;
    - un exemplaire du livre Cheeses of Italy (en english, s’cusez-la);
    - un exemplaire de Slowine Magazine (en english encore);
    - le droit de participer à tout événement organisé par le mouvement Slow Food de par le monde;
    - des rabais sur toutes les publications et tous les produits de Slow Food.

    Alors si la vie vous intéresse, mais que les Forces armées canadiennes ne vous disent rien qui vaille (on milite quand et où ça nous plaît), remplissez le bulletin d’adhésion ci-joint ou consultez le dossier «Slow Food» de l’Encyclopédie de L’Agora: www.agora.qc.ca et votre vie sera «al dente».

    * Slow Food est une organisation internationale sans but lucratif et le Convivium des Cantons en est un chapitre local autorisé.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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